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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 15:30

    Le duc d'Enghien dans les fossés de Vincennes,          par           Jean-Paul Laurens (1873).

 

Vers la monarchie impériale....

 

 La réorganisation de la Suisse par l'acte de médiation du 19 février 1803 et de l'Allemagne du 25 février 1803  par le Premier consul et les tentatives d'expansion coloniale de la France  en Inde et Saint-Domingue,  provoquèrent la rupture de la paix d'Amiens par la Grande-Bretagne, le 16 mai 1803.

 

Outre la reprise des hostilités, un évènement précipita la transformation de la république des notables en une dictature, du Consulat en une monarchie impériale , il s'agit du complot anglo-royaliste perpétré par Cadoudal, Moreau et Pichegru en février 1804,  suivi par l'exécution du duc d'Enghien

Le chef chouan Cadoudal, aidé du général Pichegru, a fomenté un complot.

- Le but étant d' enlever et au besoin de tuer le Premier consul 

- D'établir avec l'aide du général Moreau un gouvernement provisoire auquel viendrait se joindre un prince français.

Mais Moreau a trop attendu, et la police a découvert le complot.

*Cadoudal fut arrêté et guillotiné .

*Pichegru se suicida

*Moreau fut exilé.

Bonaparte crut ou voulut croire, que le duc d'Enghien était le prince attendu par les conjurés. Il le fit enlever en territoire étranger, le grand-duché de Bade.

Le duc fut fusillé, de nuit, le 21 mars 1804, dans les fossés du château de Vincennes, à la lumière d'une lanterne.

     Monument dans les fossés de Vincennes, côté bois.

 

 

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 14:52

Le code Civil

 

    Publication d'avant la numérotation des articles, avec pour chaque séance les discours des orateurs du gouvernement et les réponses.  

 

Par la loi du 18 mars 1800, Bonaparte institua  une hiérarchie judiciaire composée :

- de juges de paix,

- de tribunaux,

- de cours d'appel 

- de Cour de cassation

Le recrutement des cadres de l'État fut  assuré  :

* par la création des lycées le 1er mai 1802

*et de la Légion d'honneur le 19 mai 1802 pour former une aristocratie du mérite.

Toutes ces réformes et ces créations favorisèrent l'établissement de la république des notables, dont la prééminence sociale fut consacrée par le Code civil, promulgué le 21 mars 1804.

Le Code consacre les libertés de propriété et de conscience.

L'autonomie de la volonté de chaque individu est reconnue :

à la base de l'édifice social, il y a l'être humain libre de ses initiatives privées.

Le Code civil, compromis entre le droit romain, les anciennes coutumes françaises et le droit révolutionnaire, restera sans grands changements jusqu'à la fin du xxe s.

La Paix

À l'extérieur, Bonaparte mit un terme à la guerre qui depuis 1792 opposait la France révolutionnaire à l'Europe aristocratique.

 Les victoires de Marengo  le14 juin 1800  et de Hohenlinden le 3 décembre,  poussèrent l'Autriche à signer la paix de Lunéville le 9 février 1801.

La Grande-Bretagne se résigna à traiter à Amiens le 25 mars 1802

Enfin,  c' était  la paix générale, après dix années de guerre.

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 16:18

Bonaparte, Le Réconciliateur

 

Bonaparte se présenta en réconciliateur national, et se mit au-dessus des partis :

« Le gouvernement ne connaît plus de partis et ne voit en France que des Français. »

Il décida  l'amnistie et rendit la liberté de culte aux Vendéens

et permit à un grand nombre de nobles émigrés, et à tous les proscrits des différentes époques révolutionnaires, de revenir librement en France.

Sa popularité lui permit de triompher des résistances de Sieyès et de ses amis, hostiles au caractère de plus en plus personnel du pouvoir.

À l'intérieur, Bonaparte, s'appuya sur la bourgeoisie et ramena l'ordre, la sécurité, la stabilité et la prospérité.

L'opposition des royalistes et des Jacobins fut  brisée après l'attentat de la rue Saint-Nicaise contre le Premier consul (décembre 1800) ;

Les chouans et les vendéens furent soumis et le brigandage enrayé.

Le redressement financier fut favorisé :

- par la fondation de la Banque de France (13 février 1800),

- l’introduction du franc germinal en mars 1803 

- la création d'un corps de fonctionnaires spécialisés dans la répartition et la perception de l'impôt.

L'administration locale et régionale fut réorganisée

par la loi du 17 février 1800,

qui établit une rigoureuse centralisation :

- Maires,à la tête des communes,

- Sous-préfets , placés à la tête des arrondissements

- Préfetsplacés à la tête des départements.

Les conseils généraux et les conseils municipaux ou d'arrondissement ne possédèrent plus que d'étroites compétences, essentiellement financières.

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 17:22

Les trois Consuls

La Constitution de l'an VIII

créa un Conseil d'État, désigné par le Premier consul, qui avait la charge de rédiger les projets de loi.

 

Face au premier Consul, trois assemblées furent créées :

 

- le Sénat, assemblée conservatrice, gardienne de la Constitution, qui comprenait 60, puis 80 membres nommés à vie. Les 60 premiers d'entre eux furent nommés par Sieyès et Ducos. Par la suite, le renouvellement du Sénat fut assuré par cooptation.

 

- D'autre part, deux assemblées furent instituées pour exercer le pouvoir législatif :

 

* le Tribunat, composé de 300 membres, chargé de discuter les projets, sans pouvoir de décision,

* le Corps législatif, qui votait les lois sans les discuter.

 

Promulguée le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII

fut  plébiscitée en février 1800 par 3 millions de voix contre 1 562 opposants.

En août 1802, le Consulat fut  modifié par la Constitution de l'an X :

le Premier consul devint consul à vie. Son pouvoir s'accrut, son Conseil privé rogna sur les responsabilités du Conseil d'État.

Le Tribunat, foyer d'opposition, vit le nombre de ses députés réduit et ne se réunit plus que par sections.

Le Corps législatif n'eut  plus de sessions régulières. Des collèges électoraux composés des 600 plus gros contribuables de chaque département remplacèrent les listes de notabilités.

Le Premier consul reçut le droit de nommer son successeur et s'entoura d'une véritable cour.

On peut dire qu'il devint   roi, sans couronne

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 18:34

On appelle << Le Directoire>>,

la Première République française, qui dura  du 26octobre 1795 (4 brumaire an IV) au 9 novembre 1799 (18 brumaire an VIII).

Mis en place à la suite de la Convention thermidorienne par des républicains modérés, le régime, d'inspiration bourgeoise, est marqué par le rétablissement du suffrage censitaire qui servit à élire les deux chambres législatives, le Conseil des Cinq-Cents et le Conseil des Anciens.

En 1799, l'un des révisionnistes, Sieyès, devint Directeur puis parvint à fomenter le coup d'État du 18 brumaire. Celui-ci mit fin au Directoire et entraîna la formation du Consulat dont la personnalité principale était Napoléon Bonaparte.

Le Consulat

est le régime politique établi en France après le coup d'État du 18-19 brumaire an VIII (9-10 novembre 1799) et qui dura jusqu'à l'instauration du premier Empire, le 18 mai 1804.

Le coup d'État de brumaire an VIII, mis sur pied dès octobre 1799 par les directeurs Sieyès, Ducos et Barras dont Bonaparte était le sabre, réussit : au terme de deux journées décisives (18-19 brumaire),

le Directoire et ses assemblées :

Conseils des Anciens et des Cinq-Cents

furent dissous et trois consuls provisoires : Bonaparte, Sieyès, Ducos, disposèrent des pleins pouvoirs pour modifier la Constitution.

Élaborée par Bonaparte, la nouvelle Constitution confiait l'exécutif à trois consuls: Bonaparte, Cambacérès, Lebrun ;

en fait, le Premier consul, Bonaparte détenait seul, la réalité du pouvoir.  Nommé consul pour dix ans par un article spécial, il était indéfiniment rééligible, et exerçait un pouvoir exécutif sans limites. Les deuxième et troisième consuls (Cambacérès, qui remplaça Sieyès, et Lebrun, qui succèda à Ducos) ne jouaient  qu'un rôle consultatif.

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 22:37

La Terreur,

nom donné à deux périodes de la Révolution française :

la première Terreur (10 août-20 septembre 1792)

et la seconde Terreur (5 septembre 1793-28 juillet 1794).

Après la chute des Tuileries et la formation d'un Conseil exécutif provisoire de six membres, l'Assemblée législative déconsidérée dut s'incliner devant la Commune insurrectionnelle de Paris, qui, inspirée par Robespierre, surveillait les autres autorités. La plupart des mesures prises par la Législative le furent sous la pression de la Commune :

- suspension du roi,

- autorisation donnée aux municipalités d'opérer des visites domiciliaires et de procéder aux arrestations,

- création d'un tribunal extraordinaire (17 août),

- bannissement des prêtres réfractaires,

- suppression des ordres enseignants et hospitaliers.

 À Paris, environ 3 000 suspects furent emprisonnés. La peur du « complot aristocratique », l'inquiétude grandissante devant l'invasion prussienne et l'exacerbation des passions populaires provoquèrent  les massacres de Septembre

Cette première Terreur, qui coïncide avec l'époque des élections à la Convention , il y eut 90 % d’abstention et prit fin avec la victoire de Valmy.

La Terreur atteignit son paroxysme à Paris et en province entre l’été 1793 et l'été 1794

 

Les victimes les plus importantes de cette période étaient aussi bien royalistes, comme l’ex-souveraine Marie-Antoinette, que républicains comme Vergniaud, Danton, Camille Desmoulins..

D’autres personnes furent victimes de règlements de compte ,

d’autres avaient le tort d’être trop riches comme les fermiers généraux,

d’autres encore étaient des témoins gênants,

d’autres enfin ne surent jamais pourquoi on les avait condamnés à la peine de mort .

 

Pendant cette période, environ 500 000 personnes furent emprisonnées et approximativement 100 000 furent exécutées ou victimes de massacres ; dont environ 17 000 guillotinés, 20 000 à 30 000 fusillés, et des dizaines de milliers de prisonniers et de civils vendéens, hommes, femmes, et enfants, victimes notamment des massacres du Mans, de Savenay, des colonnes infernales, et des noyades de Nantes.

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 21:30

 

            Madame Royale

 

L'exécution de la famille royale

Le 10 mai 1794, Madame Élisabeth, soeur de Louis XVI, fut à son tour guillotinée et le jeune Dauphin décéda à l'âge de 10 ans, des suites de mauvais traitements et de tuberculose, le 8 juin 1795.

De tout cela Marie-Thérèse dite Madame Royale, coupée du monde, ne savait rien.

Après la mort de Robespierre en novembre 1794 et la fin de la Terreur, la princesse reçut la visite de Barras et les conditions de captivité s’améliorèrent. On lui apporta du linge et Laurent, gardien de Louis XVII  assura également la surveillance de Madame Royale qui lui reconnaissait beaucoup de gentillesse.

Le roi d’Espagne demanda à récupérer ses cousins,

les « enfants Capet » mais rien n’aboutit.

Dès la mort de son frère le 8 juin 1795, on songea plutôt à l'échanger contre des prisonniers républicains retenus en Autriche. En attendant que les pourparlers aboutissent, on donna à  la princesse une jeune femme pour lui tenir compagnie, Mme de Chanterenne que Marie-Thérèse surnommait affectueusement « Rénette ». Ce fut à elle que revint la lourde tâche d’annoncer à Madame Royale la mort de sa mère, de sa tante et de son frère. Courageuse, elle puisa dès lors un grand réconfort moral dans sa foi et dans la présence de sa chère « Rénette ».

La princesse royale Marie-Thérèse-Charlotte, couramment appelée par son troisième prénom, connut une enfance de fille de France dans une cour de Versailles unique en son genre. De nombreux écrits, notamment les mémoires de la baronne d’Oberkirch, témoignent du caractère orgueilleux de la jeune princesse, que Marie-Antoinette se souciait beaucoup de corriger.

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 16:08

Jeunes généraux de la Révolution

 

HOCHE, fils d'un palefrenier du roi à Versailles, toujours un livre sur lui, il profitait de ses heures de garde pour s'instruire. Caporal en 1789, à 25 ans, il fut nommé général. Il commanda l'armée de Moselle et pacifia la Vendée. Malade, il décéda à 29 ans.. Les Autrichiens rendirent les honneurs à son convoi funèbre.

 

MARCEAU, fils d'un homme de loi, a gravi tous les échelons en quelques années. Sergent à la prise de la bastille, il fut nommé général  quatre ans après. En 1796, à l'âge de 27 ans, il trouva la mort sur le champ de bataille, tué en Allemagne par un Autrichien embusqué derrière un arbre. Les généraux autrichiens vinrent  saluer  sa dépouille.

Des généraux de 25 ans commandaient les soldats de la République et les ont conduit à la victoire

Hoche et Marceau

Hoche et Marceau

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 14:17

Digne devant la mort

 

Le mercredi 16 octobre 1793, vers 10 heures du matin, les quatre juges et le greffier du Tribunal révolutionnaire entrèrent dans la pièce où se trouvait Marie-Antoinette.

Ils lui firent une seconde fois lecture de la sentence. À la fin de la lecture, l'exécuteur des hautes œuvres, Henri Sanson s'approcha de Marie-Antoinette et lui attacha les mains derrière le dos. Il lui ôta ensuite sa coiffe et lui raccourcit les cheveux, lesquels furent  ensuite brûlés pour ne pas servir de relique.

 

Marie-Antoinette franchit la grille de la Conciergerie emmenée par le bourreau, Henri Sanson et se dirigea vers la cour de Mai où l'attendait une charrette. Il s'agissait d'un plateau de bois, posé sur des essieux, et tiré par deux percherons. Les mains liées derrière le dos, Marie-Antoinette grimpa l'escabeau avec l'aide de Henri Sanson.

Sortie de la cour de Mai, la charrette roula lentement au travers d'une multitude de personnes qui se précipitaient sur son passage, sans cris, ni murmures. 30 000 hommes de troupe formaient une haie tout au long du parcours. À l'entrée de la rue Saint-Honoré, des clameurs de haine se firent entendre et la charrette s'immobilisa.

On prétend qu'elle a marché sur le pied du bourreau et que ses dernières paroles furent : 

« Monsieur, je vous demande pardon, je ne l'ai pas fait exprès ».

. Les aides l'attachèrent sur la planche. Elle bascula. La lunette de bois se referma. Le couperet tomba. À midi et quart, l'acte était consommé. Henri Sanson saisit la tête de Marie-Antoinette par les cheveux et la brandit au peuple en criant « Vive la République ! ». La foule resta silencieuse et se dispersa rapidement.

Marie-Antoinette fut inhumée au cimetière de la Madeleine auprès de son mari Louis XVI dans une fosse commune. On répandit de la chaux vive sur sa dépouille.

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 19:39

La mort de Louis XVI

 La Convention s'était fixé pour mission  de régler le sort de la monarchie. La mise à sac des Tuileries, le 10 août, a permis la découverte d'une armoire secrète renfermant des documents dans lesquels étaient mêlés les rapports de Louis XVI avec les puissances européennes.

Une procédure judiciaire s'engagea , les députés presque unanimement déclarèrent Louis Capet coupable de conspiration contre la sûreté générale de l'État. Chacun des représentants des départements allait maintenant exprimer le châtiment proposé, ce fût la mort qui l'emporta. 

Le 21 janvier 1793, Louis XVI fut guillotiné, cet acte irréversible entraîna l'indignation de toute l'Europe. La France se trouva encore plus isolée. L'Angleterre, sous l'impulsion de son Premier ministre William Pitt, rassembla contre elle une coalition ,la première d'une longue série, qui comprenait l'Autriche , la Prusse, L'Espagne, la Hollande, le Portugal et la Russie

 

Après la chute de la monarchie, Louis XVI portait le nom de Louis Capet, en référence à Hugues Capet fondateur de la dynastie des Capétiens (en 987) dont les Bourbons sont originaire.

Le 21 janvier 1793, Louis XVI monta sur l'échafaud, ses derniers mots furent : :

                                          « Je meurs innocent ! »,

 

sa tête fut montrée à la foule qui  hurlait :

 

                                      « Vive la Nation ! ».

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