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4 août 2021 3 04 /08 /août /2021 18:30

Louis Lafont lut le message, se frotta les yeux et relut avant de pousser un cri de victoire :

- Ça y est, on a leur identité ! Ils ont été verbalisés par une patrouille auto routière en Bavière. Je savais qu’ils finiraient par commettre une erreur !

- Lafont, ça ne veut pas dire que ce sont les coupables ! ne te réjouis pas trop ! lui fit remarquer son collègue.

- Oui, mais on a leur adresse et on va pouvoir les interroger, analyser leur voiture sous toutes les coutures  puis on verra !

- Vérifiez l’adresse et ne perdez pas de temps à aller les chercher ! En espérant que ce n’est pas une fausse adresse, rétorqua le capitaine André

D’après leurs pièces d’identité, ils habitent en Meuse, à Bar le Duc, qu’est ce que ces gens faisaient en Allemagne ? se demandait Lafont. Sans attendre, il appela Félix à Vaucouleurs. Les deux enquêteurs échangèrent toutes leurs dernières informations, l’un se concentrait sur l’accident d’Odette et l’autre sur l’enfant inconnu. Tous les deux étaient persuadés que les deux affaires étaient liées, ce qui n’était pas l’avis de tout le monde. Régulièrement, ils entendaient : « c’est une coïncidence ! », Lafont ne croyait pas aux coïncidences.

En Lorraine, la brigade de Bar le Duc fut rapidement alertée. Les gendarmes se retrouvèrent devant un ancien immeuble de la vieille ville et inhabité depuis des années.  L’enquête de voisinage ne donna rien, personne ne connaissait cette famille. Cependant, en observant les portes, l’adjudant Berton remarqua un nom gravé dans le bois, devant une ancienne sonnette. Il s’activa à enlevé les écailles de peinture et dessous, il lut : « Jacquot » Il le répéta plusieurs fois puis il s’exclama :

- Ils ont bien habité ici !

  ( à suivre )

               

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31 juillet 2021 6 31 /07 /juillet /2021 18:31

Nous sommes libres de faire tout ce qu'on veut, à condition de ne pas gêner les autres .

Notre liberté s'arrête où commence celle des autres !

J'entends crier que nous sommes en dictature ! Je vous invite à déménager dans un pays où règne une dictature et vous verrez si vous avez le droit de manifester contre le pass santé, ou contre les vaccins !

Et j'entends crier que tout cela est liberticide. Dans ce cas réfléchissez ! Le code de la route serait-il liberticide ? Il vous empêche de dépasser, de stationner n'importe où ! La vitesse est limitée, bientôt plus de voitures à essence et diesel en ville .. et j'en passe 

Sur la plage, drapeau rouge, baignade interdite,  tous les engins à moteurs ne doivent pas filer dans les espaces des baigneurs est-ce liberticide ?

Dans les magasins, on respecte les marchandises, pas de vols, pas de violence....est-ce liberticide ?

Tous ces codes sont là pour vous protéger, nous protéger. Chacun de nous a le devoir de respecter les autres, ne pas les mettre en danger ! donc les protéger !

Le pass santé n'est pas  liberticide, c'est une protection pour tous !

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29 juillet 2021 4 29 /07 /juillet /2021 19:22

A Strasbourg, Louis Lafont et son équipe recherchait activement l’identité des supposés parents de l’inconnu de Vaucouleurs. Son supérieur, le capitaine André avait fait de cette affaire une priorité.  Tous les moyens possibles furent activés, tout fut passé au crible, les visages et leur véhicule, filmé à la station service, malheureusement, une camionnette cachait les numéros d’immatriculation. La reconnaissance faciale ne donnait rien, ils n’étaient pas fichés. Lafont se démenait comme un diable, « ils sont peut-être connus en Allemagne » de dit-il. Sans perdre de temps, il téléphona à son ami Günther à Sarrelouis, c’était un ami de longue date et les deux services de recherches collaboraient régulièrement. Lafont envoya les photos des deux individus. Günther les reçut et assura son ami qu’il allait se mettre rapidement à la tâche en ajoutant :

- Louis, tu sais que ce type de recherche ne donne pas toujours des résultats positifs, cependant, je serais heureux de trouver un renseignement utile à ton enquête !

- Implorons notre bonne étoile ! murmura Louis

- Oui, croisons les doigts ! ajouta Günther

A Vaucouleurs, l’adjudant Félix continuait à traquer le SUV Audi sur tous les enregistrements. Il est persuadé qu’il les retrouvera et que l’immatriculation sera visible. De plus , il entra en relation avec les brigades routières. À son collègue qui s’étonnait de son acharnement, il répondit :

- Avec leur bagnole, ils ont pu être flashé !

Félix fit part de la direction de ses recherches à Lafont qui s’exclama :

- C’est bon ça Félix, c’est même une très bonne initiative

Louis Lafont informa Félix de sa collaboration avec la police allemande. Les deux hommes avaient le même but, « coincer les salopards qui ont jeté le jeune adolescent entre les poubelles, maintenant, ils sont persuadés que ce sont ces gens qui ont voulu tuer Odette »

- Bien sûr, ce n’est pas l’avis de tout le monde ! gémit Félix

- Que fais-tu de la présomption d’innocence ! hurla  son chef

- Ne te décourage pas Félix, on trouvera des éléments et des preuves qui les accuseront ! assura Lafont avant de raccrocher son téléphone.

Alors que Louis observait le tableau des déplacements connus du couple en Audi, il reçut un message sur sa messagerie.

- C’est Günther ! souffla –t-il

( à suivre )

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24 juillet 2021 6 24 /07 /juillet /2021 19:32

 Le fait d’avoir retrouvé les visages des gens qu’elle avait vus à Vaucouleurs avec un garçon malade excitait Odette, elle ne pouvait s’empêcher de penser que les enquêteurs allaient les retrouver. Elle se disait qu’elle était capable de servir au bar, que ce serait bon pour oublier tout ce qui envahissait son esprit mais Juju veillait. Il la laissa servir quelques clients, pendant ce temps, il installa un fauteuil entre le comptoir et la grande vitrine. Il n’eut pas à l’inviter à se reposer, elle s’y installa d’elle-même,  car ses jambes fatiguaient très vite. Les habitués venaient la saluer, certains lui posaient des questions sur son accident. Souriante, Odette disait :

- Un accident, c’est difficile de se souvenir des circonstances, il faisait nuit, je roulais sur une route  sinueuse, j’ai loupé un virage, c’est tout ! Je me suis réveillée à l’hôpital dans un triste état. Je crois que les médecins ont accompli un miracle !  

- Ton courage et ta volonté les a beaucoup aidés assura Juju

Tous ces curieux qui papotaient autour d’Odette, le contrariaient, Odette avait besoin de calme et de repos. Il aurait aimé les écarter mais il ne voulait pas être désagréable avec tous ces gens, il vint derrière elle et murmura :

- Quand tu sentiras la fatigue, tu m’appelleras et on repartira à la maison, Charlot fermera la boutique

Elle le regarda et répondit :

- Tu as raison, dès que tu le pourras, je ne demanderai pas mieux !

- Prépare-toi, on y va

Elle salua les clients et ils sortirent. Assise dans la voiture, elle posa sa main sur le bras de Juju en marmonnant

- Merci mon Juju !

Odette se rendait compte qu’elle n’avait pas encore récupéré. Elle se fatiguait très vite et ses jambes la faisaient souffrir, elle ne pouvait pas brûler les étapes, elle devait se rendre à l’évidence « il faudra du temps ». Elle se disait que la curiosité des gens était malsaine et que certains essayaient de lui tirer les vers du nez.

- C’est étrange dit-elle, la grande rousse a fait allusion à la découverte du jeune inconnu le jour de mon départ, je dois me faire des idées !

- Elle n’a fait qu’une constatation répondit Juju

En arrivant devant leur maison, Odette s’exclama :

- Nous voici devant notre forteresse !

Depuis que Juju avait fait installer une alarme, des portes renforcées et des serrures de sécurité, personne ne pouvait, normalement, pénétrer sans être vu. On sait que rien n’est insurmontable mais le maximum de protection avait été fait.

( à suivre )

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17 juillet 2021 6 17 /07 /juillet /2021 20:33

Félix  ramena Odette chez elle. Une idée l’obsédait, rendre visite au jeune adolescent retrouvé mourant à Vaucouleurs ! a qui pouvait-elle s’adresser ? L’adjudant Félix paraissait compréhensif, elle lui demanda :

- Pensez-vous que je puisse faire des visites au jeune inconnu ?

- Madame Odette, j’aimerais vous dire oui mais, il est dans un centre de rééducation tenu secret ! Il ne faudrait pas que les assassins terminent leur macabre tâche !

- Je comprends ! Cependant, ce jeune a besoin de rencontrer des personnes aimantes, je pourrais m’en occuper, ça l’aiderait sûrement !

- C’est vrai, admit Félix .

Odette lui demanda de la déposer devant le café «  Au pt’it bonheur » Alors qu’elle le remerciait, il lui dit :

- Votre idée est intéressante, je vais joindre les services de l’enfance pour leur faire part de votre volonté de visiter le jeune inconnu !

- Oh merci Félix, vous êtes une adorable personne ! s’exclama Odette

- Vous me faites rougir madame Odette ! dit-il en riant

Juju s’étonna de la voir aussi souriante et enjouée en ce milieu d’après-midi.

- Tu te fais transporter par les gendarmes maintenant, as-tu rencontré de nouveaux amis ?

- Ces jeunes gendarmes pourraient être mes enfants ! chantonna-t-elle

- Tu as raison, ce sont des personnes très compréhensives !

- Pas tous ! hurla un pilier de bistrot

- C’est plutôt toi qui ne les respectes pas lui fit remarquer Juju qui ajouta : ils sont drôlement patients avec toi et tes copains !

( à suivre )

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16 juillet 2021 5 16 /07 /juillet /2021 17:42

- Lieutenant, si vous êtes venu me voir, c’est que vous espérez  que de nouveaux souvenirs ont jailli de ma mémoire.

- Vous devinez dans mes pensées Odette mais, je vais vous demander de venir avec moi pour regarder quelques photos

Odette se leva, enfila une veste et ne se fit pas prier. Elle avait hâte d’arriver à la gendarmerie. L’adjudant Félix l’installa le plus confortablement possible. Elle le remercia et Félix commença par l’enregistrement à la caisse de l’Intermarché de Vaucouleurs. Sans hésiter, elle reconnut l’homme et la femme qui étaient avec le garçon malade, elle dit :

- Ce sont eux, j’en suis sûre !

- Maintenant, regardez bien, ce sont les enregistrements de la station et du self !

- J’étais là- bas, vers 16 heures précisa-t-elle

Lafont et Félix restèrent silencieux, observant les réactions d’Odette. Tout à coup, elle s’avança vers l’écran, pour mieux voir. Les deux hommes se concentrèrent sur le défilement des vues. Odette se frotta le front et murmura :

- Pouvez-vous reculer, s’il vous plaît ? j’ai l’impression d’avoir aperçu l’homme.

Félix reprit le passage où Odette s’était approchée de l’écran. Il avançait doucement, reculait puis reprenait quand, Odette et Lafont s’écrièrent ensemble :

- Stop, il est là !

- La femme est derrière ! s’exclama Félix

- On les a ! assura Lafont

- Et moi, je suis avant l’homme, ils ont pu me voir ! dit Odette

Elle se tut et réfléchit, elle ferma les yeux, immobile sur sa chaise, le visage torturé, elle semblait plongée dans le plus profond de sa mémoire. Elle murmura :

- J’ai l’impression qu’ils me regardaient et dire que je n’ai rien remarqué ! si, je me souviens qu’en repartant vers ma voiture, j’ai remarqué un véhicule qui ressemblait au leur, et j’ai même jeté un œil à l’intérieur, je ne sais pas pourquoi, j’ai fait le plein puis j’ai repris la route après m’être reposée presque deux heures.

- C’est très bien madame Odette, vous voyez que votre mémoire fonctionne bien

D’une voix triste, Odette susurra :

- Dans tout ce monde, je n’ai pas vu le garçon !

Lafont la rassura :

- Ne vous tracassez pas, on va continuer à chercher et maintenant qu’on a les visages des supposés parents on avance  

  ( à suivre )

 

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13 juillet 2021 2 13 /07 /juillet /2021 19:12

Dès le lendemain, il prit la route de Vaucouleurs où la brigade le secondait toujours efficacement.  A son arrivée, tout était prêt. Aussitôt, ils se mirent au travail .

- Par quoi commence-t-on ? demanda l’adjudant Félix

- Je voudrais comparer les enregistrements du magasin de Vaucouleurs avec ceux de la station alsacienne.

- Vous pensez y trouver les mêmes personnes ? interrogea Félix

- Oui !

- Ça voudrait dire que l’affaire du jeune adolescent martyr est liée à votre enquête sur l’accident de Madame Odette !

- Cette idée me trotte dans la tête depuis plusieurs jours, avoua Lafont

- Lieutenant, ce serait un grand pas dans la résolution de ces drames ! s’exclama Félix qui ajouta : Ne perdons pas de temps mon lieutenant !  

- J’ai l’intention d’aller saluer Odette, en parlant, il arrive que des souvenirs lui reviennent, cette femme fait énormément d’efforts assura Lafont

- Allez y lieutenant, je vais commencer à visionner, il y a de quoi faire

 

Lafont avait prévenu Odette de sa venue, elle l’attendait impatiemment, elle pensait qu’il allait lui dire que c’était bon pour l’hypnotiser. Elle fut un peu déçue quand il lui dit que ce n’était pas encore nécessaire. Elle s’exclama :

- Ça ne me fait pas peur, n’hésitez pas !

- Je sais que vous ne reculez devant rien dit –il en riant

Juju les écoutait en silence. Il prit la main de son épouse et la rassura

- Fais confiance au lieutenant Lafont !

- S’il faut en arriver là, croyez qu’on le fera Madame, avant, il y a encore des pistes à explorer

          ( à suivre )

 

 

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12 juillet 2021 1 12 /07 /juillet /2021 20:35

A Strasbourg, Louis Lafont  rassemblait les nouveaux éléments recueillis par l’enquête et les souvenirs d’Odette. Il s’efforçait  de reconstituer le puzzle de cette affaire à tentacules. Il venait de recevoir l’identité de l’homme qui avait demandé à voir Odette au centre de rééducation et attendait  son arrestation. Cet homme avait un casier bien fourni et circulait de la France à l’Allemagne, il était recherché dans les deux pays pour trafic de drogues, cigarettes et pour proxénétisme. Malgré les nombreuses traques, il avait  toujours réussi à passer entre les mailles du filet.

Enfin une nouvelle positive, la scientifique avait relevé de la peinture appartenant au véhicule qui avait poussé Odette sur ce qui restait de sa voiture . Ils ont déterminé sa provenance, « peinture utilisée chez Audi années 2009, 2010 et 2011 » L’enquêteur fronça les sourcils, Odette avait reconnu un véhicule de cette marque le jour où elle a vu le garçon malade « drôle de coïncidence » pensa Lafont, il en fit part à ses collègues meusiens qui suivaient l’évolution de la santé du jeune martyrisé, dont l’identité restait inconnue. De plus, le jeune adolescent restait muet et souvent prostré, il ne pouvait pas être interrogé. Lafont pensa à la station service où Odette s’était arrêtée, il avait demandé les enregistrements des caméras du self service et des pompes. Il alla retrouver son jeune adjoint pour les visionner.

- Lieutenant, on les a déjà regardées dans tous les sens, on avait retrouvé la camionnette et ses occupants mais maintenant qu’ils sont hors de cause, qui  faut-il chercher ?

- Tu as raison, c’est Odette qui doit les regarder !

- Qui voulez-vous qu’elle reconnaisse ? s’étonna le jeune adjoint   

 ( à suivre )

 

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6 juillet 2021 2 06 /07 /juillet /2021 15:59

Après un long silence, Odette leva les yeux vers Juju et, d’une voix éteinte dit :

- Si, comme vous voulez me le faire comprendre, si je suis en danger, c’est que j’ai vu quelque chose que je n’aurais pas du voir ! tu penses que c’est le jeune garçon malade ? J’ai beau faire fonctionner mes méninges, je ne vois rien d’autre ! Cependant, je pense que le fait d’avoir croisé ces gens deux fois à Vaucouleurs n’explique pas la voiture qui m’a poussée dans le ravin près de Strasbourg . Pour cela, il faudrait que je les aie croisés plus tard, mais là, c’est le noir ! C’est pour cette raison que j’ai demandé une séance d’hypnose, ça m’effraie un peu peur mais, si ça me permet de raviver mes souvenirs, je suis prête !

- Le lieutenant Lafont ne cherche pas à t’effrayer, au contraire, mais il nous invite à la prudence et, particulièrement, de ne parler à personne du jeune garçon malade et des gens qui l’accompagnaient et que ton accident avait été provoqué. De plus, ne pas ouvrir aux inconnus et que si tu remarques des personnes qui t’observent ou te suivent, tu dois téléphoner tout de suite au lieutenant Lafont ou au capitaine André.

- Que savent-ils qu’ils ne m’ont pas dit ? s’écria Odette

- Calme-toi, tu sais qu’ils ne peuvent pas parler d’une enquête en cours ! Tout ce que je peux te dire, c’est qu’un homme avait demandé de tes nouvelles au centre de rééducation !

- Oui, mais je sais que la jeune femme de l’accueil lui a répondu que cette personne n’était pas chez eux, donc je ne risquais rien !

- Bien sûr, mais avoue que cet inconnu qui demandait de tes nouvelles a pu alerter l’enquêteur. Je peux te dire qu’ils l’ont identifié grâce à la caméra de l’accueil et qu’il est recherché lui confia Juju

- Et tu ne me le dis seulement maintenant, tu aurais pu commencer par ça ! s’exclama Odette

- Ne  t’étonne pas si le lieutenant vient te chercher en voiture pour te montrer les enregistrements des caméras

- Des caméras ! celle du centre de rééducation et lesquelles ? s’étonna Odette

(à suivre)

   

 

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4 juillet 2021 7 04 /07 /juillet /2021 22:45

                                                                               «  Il ne faudrait pas qu’un journal ou une revue à sensation parle d’Odette pensa le jeune lieutenant »

   Il en fit part au capitaine   André qui lui dit d’aller au bistrot pour conseiller à Juju de rester très discret sur les évènements vécus par Odette. Là, le cafetier le reçut dans son petit bureau, à l’abri des regards et des oreilles indiscrètes.

- Vous savez lieutenant, je pense à ça depuis qu’Odette est rentrée, je lui répète chaque jour, «  ne fais pas de confidences, même pas à ta meilleure amie, sans méchanceté, elle pourrait raconter ton aventure à d’autres et ça ferait boule de neige, elle a très bien compris ! »

- Vous a-t-elle dit qu’un inconnu était venu au centre de rééducation demander si elle était encore dans l’établissement ?

- Non : répondit Juju, affolé

- Ne vous inquiétez pas, le personnel était prévenu, personne ne devait parler d’Odette ! De plus, la secrétaire de l’accueil a récupéré le CD de la caméra de surveillance et on a enfin réussi à l’identifier. Maintenant, on le recherche !

- C’est une bonne nouvelle ! soupira Juju, un peu plus détendu

- C’est encourageant ! N’oubliez pas, continuez à mettre votre épouse en garde

Le lieutenant Lafont reprit le chemin de la gendarmerie, l’esprit plus tranquille. Quant à Juju, il fila chez lui, s’assurer qu’Odette  allait bien. En réalité, il voulait voir si c’était possible de sécuriser toute la maison. Le portail de l’entrée sur la rue n’était pas fermé à clef, le muret surmonté de grille en fer mesurait environ deux mètres, Ce mur de protection entourait toute la propriété, elle était assez bien protégée, à condition de tourner la clef. Tout en se parlait à lui-même, Juju trouva Odette, allongée sur sa chaise longue, à l’ombre d’ un vieux noyer. Elle somnolait et ne m’avait pas entendu. Il s’assit et fit part à Odette des conseils de prudence du lieutenant Lafont

- Tout le monde sait que j’ai eu un accident de voiture et, c’est tout ! n’exagérez pas, on n’est pas dans un film ! s’exclama Odette

- Si le lieutenant s’est déplacé spécialement pour nous mettre en garde, ce n’est pas pour rien, alors, fais-moi plaisir, ferme toujours la grille à clef et n’ouvre à personne ! déclara Juju

- Hier, c’est un releveur de compteur EDF qui s’est pointé, je ne l’ai pas laissé entrer puisqu’on a le nouveau compteur.

- Tu feras la même chose avec tous ceux qui se présenteront !

Odette ne dit rien, mais elle avait compris qu’elle devait rester attentive à tous les inconnus qui sonnaient à la porte ou qui la suivaient ou l’observaient dans la rue. Elle écouta Juju qui se demandait si ce ne serait pas une bonne idée d’ajouter un fils électrifié au-dessus de la grille, elle se mit à rire et s’exclama :

- Tu ne vas tout de même pas transformer notre chez-nous en forteresse !

( à suivre )

   

 

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