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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 18:49

La principauté épiscopale de Liège était un État du Saint-Empire romain, compris dans le cercle de Westphalie, ayant pour capitale la ville de Liège.

C'est en l'an 985 que naquit la principauté épiscopale. Notger, déjà évêque de Liège depuis 972, devint prince-évêque en recevant le Comté de Huy. Cet État  exisa pendant plus de 800 ans, jusqu'à la Révolution liégeoise en 1789.

Liège devint au Xe siècle la capitale d'une puissante principauté épiscopale, grâce à l'action des évêques Éracle, Notger et Wazon. Ses écoles furent célèbres jusqu'au XIIe siècle.

Sept collégiales s'élèvaient alors dans la ville :

Saint-Pierre, Sainte-Croix, Saint-Paul, Saint-Jean, Saint-Denis, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, en plus de la cathédrale où est enterré Saint Lambert.

Deux abbayes bénédictines s'y ajoutaient :

Saint-Jacques et Saint-Laurent.

Plusieurs églises romanes et de nombreuses pièces d'orfèvrerie (art mosan) témoignent encore aujourd'hui de l'efflorescence de cette époque, en particulier les fonts baptismaux de la ville, conservés aujourd'hui à Saint-Barthélemy.

Entre 1297 et 1335, la chevalerie hesbignonne fut décimée par la guerre des Awans et des Waroux

Liège tentera également de résister à l'œuvre unificatrice des ducs de Bourgogne, mais échouera face à Charles le Téméraire le 30 octobre 1468 (échec des 600 Franchimontois). La Cité retrouvera tous ses privilèges en 1477, à la mort de Charles le Téméraire

Le 10 avril 1509, Érard de La Marck, l'un des plus remarquables prince-évêques de Liège, reçut les droits régaliens de l'empereur Maximilien Ier, qui confirmait les privilèges de la principauté octroyés par ses prédécesseurs. Il  a construit la cour actuelle du Palais des Princes-Évêques de Liège.

 

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 18:29

Les Pays-Bas bourguignons (1384-1482)

À l'issue de la guerre de Cent Ans, les territoires , à l'exception de la principauté de Liège et les Pays-Bas actuels (dont les limites remontent au XIXe siècle) étaient  aux mains des ducs de Bourgogne, vassaux des rois de France.

Sous ceux-ci, Philippe le Bon puis son fils Charles le Téméraire, le pays connut une expansion économique dont profitèrent les villes et, notamment, Bruxelles qui accueillait le pouvoir dans le palais des anciens ducs de Brabant.

Sur les cartes de l'époque, l'ensemble des grands Pays-Bas depuis les îles de la Frise jusqu'à la Picardie, comprenant les futurs Pays-Bas des XIXe et XXe siècles et la Belgique moderne, présentaient une forme générale évoquant un lion dressé dont le dessin était mis en valeur pour justifier l'appellation que lui confèrait l'ambition des Bourguignons Leo Belgicus.

Mais la politique ambitieuse de Charles le Téméraire qui voulait relier ses possessions de Bourgogne à celle des Pays-Bas entraîna un conflit avec la France de Louis XI.

À la mort du Téméraire au combat, en 1477,( à Nancy ) les Pays-Bas bourguignons échurent aux Habsbourg.

 

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 16:41

La principauté de Liège ( suite )

 

Cette bataille de Dommartin près de Huy. resta vivace dans les esprits au fil des siècles. Une pasquille wallonne la célèbrait encore au XVIIIe siècle.

Suivant la suggestion du Prince-Évêque, ils  mirent  en place une assemblée pour jouer le rôle de tribunal, composé de six sages de chacune des parties.Les négociations furent âpres.

Le traité de paix fut rédigé et la paix fut signée le 15 mai 1335 dans l'abbaye de Saint-Laurent, à Liège.

Un mariage cimenta la réconciliation :

Le fils de Thiry de Haneffe épousa la fille de Wathy de Warfusée le meurtrier de son père.

C'était la fin naturelle d'une guerre privée et le moyen classique de ramener la paix dans les familles.

Ce même tribunal régla les derniers litiges.

Cette guerre contribua à la montée en puissance de la bourgeoisie. Elle avait coûté la vie à plus de trente mille hommes.

Le peuple de Liège arracha de multiples libertés au Prince-Évêque qui avait perdu la noblesse comme alliée.

Les châteaux actuels d'Awans et de Waroux n'ont rien à voir avec ceux de l'époque qui furent totalement détruits.

 

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 22:16

La principauté de Liège ( suite )

Les belligérants  se donnèrent finalement rendez-vous le jour de la Saint-Barthélemy le 25 août 1325, dans la plaine de Dommartin près de Huy.

Il y avait 350 chevaliers au moins du côté Waroux, menés par Henri III de Hermalle, contre 270 chevaliers ou écuyers menés par Guillaume II de Jeneffe, châtelain de Waremme, côté Awans.

Ils se rangèrent en ligne, ils manquèrent de piétiner les envoyés du Prince qui hurlaient «Trêve ! Trêve de par Monseigneur de Liège » mais leurs cris restèrent sans effets, les chevaliers  se lancèrent dans le combat, suivant l'exemple du seigneur de Waremme.

Après de multiples péripéties, les Awans l’emportèrent. On compta au moins 65 chevaliers morts, dont Henri côté Waroux. Les seigneurs restants des deux parties se retirèrent dans leurs châteaux et, sous la pression  d'une quarantaine d'entre eux, ils se calmèrent.

 

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 10:10

La principauté de Liège ( suite )

Si Waroux dépendait du comté de Looz, Awans dépendait de l'abbé de Prüm qui lui-même dépendait de l'évêque de Trèves. Un abbé ne pouvant exercer la justice justice, il était représenté par un Avoué. Dans la pratique et vu la distance, le sire d'Awans avait usurpé ce titre. On comprend donc pourquoi, que le prince-évêque était plutôt favorable aux Waroux.

En aout 1310, le seigneur de Waremme, tenant des Awans, tendit une embuscade à Henri de Hermalle qui ne s'était pas encore engagé dans cette guerre mais que Waremme détestait. Henri, laissé pour mort sur le terrain, survécut cependant et de rage s'engagea dans le camp des Waroux dont il devint le chef.

De nombreuses attaques et des combats locaux ravivaient sans cesse l'inimitié. Le château de Waremme fut ainsi assiégé et pillé en 1313, le château de Hermalle détruit en 1315.

La rage animait les deux clans qui ne pensaient qu'à détruire l'autre. Quand je dis détruire, c'était mettre à feu et à cendre les demeures de l'autre et tuer hommes, femmes et enfants jusqu'à éliminer toute descendance !

 

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 17:46

La principauté de Liège ( suite ) La principauté était secouée par une lutte entre deux grandes familles, les Awans et Waroux.C'était une guerre privée.

À la suite d'une trêve rompue, un duel judiciaire fut organisé en avril 1298. Un champion de chacune des parties dut se rendre place Verte à Liège aujourd'hui,place Maréchal Foch, pour en découdre en un duel « à mort ».Ce fut le plus futé, Aynechon, dit le bâtard de Hognoul , du parti des Awans, qui gagna le combat. Il avait laissé mijoter son adversaire, Falloz, damoiseau de Waroux, dans son armure pendant une demi-journée et s’était présenté cinq minutes avant le temps limite.

Le duel n'empêcha pas les hostilités de reprendre et Humbert Corbeau fut tué le 25 mai 1298 lors des combats de Loncin qui se soldèrent par la défaite des Awans.

En théorie, le prince-évêque ne pouvait intervenir dans une guerre privée sauf en cas de plaintes.... Chacune de ses interventions entraînait un carrousel d’alliances entre les parties – le peuple de Liège, les métiers et corporations, le clergé, c’est-à-dire le chapitre de Saint-Lambert, les Awans, les Waroux,

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 17:59

La principauté de Liège ( suite )

Humbert d’Awans raconta l’histoire à tous ceux de son lignage. Ceux-ci se déclarèrent prêts à réparer l’injure reçue. Chacun d’eux se fit tirer quelques gouttes de sang que l’on versa dans une coupe et chacun y trempa les lèvres.

Toute atteinte à l'honneur d'un membre de la famille du seigneur était considérée comme une injure à celui-ci et entraînait des représailles immédiates, le tout régi par des règles d'honneur et de convenance. L'exemple qui suit est assez frappant.

Le parti des Awans avait bouté le feu, en février 1298, à la tour de Slins où s’étaient réfugiés quelques chevaliers du parti de Waroux, ce qui constituait un attentat énorme contre l'autorité du suzerain, le droit d'arsin n'appartenant qu'à l'évêque seul. L'évêque de Liège Hugues de Chalon imposa donc aux Awans un châtiment pire que la mort que raconte la chronique de Jacques de Hemricourt :

Guillaume d'Awans et vingt-deux chevaliers, pieds nus, en manches de chemise, portant sur la tête nue les selles de leurs chevaux, se rendirent dans cet état humiliant de l'église de Saint-Martin à la cathédrale de Saint-Lambert où, placés sous la couronne de lumière, ils demandèrent pardon au prince.

Peu de temps après, les hostilités recommencèrent de plus belle car les Awans ne digéraient pas la punition, ni les Waroux les dommages qui leur avaient été causés.

 

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 21:36

La principauté de Liège

Entre 1297 et 1335, la chevalerie hesbignonne est quasiment décimée par la guerre des Awans et des Waroux

La guerre entre les Awans et des Waroux débuta en 1297 et ravagea durant 38 ans la chevalerie hesbignonne qui ne s'en remit jamais. La Hesbaye dépendait alors de la principauté de Liège mais le prince-évêque de Liège fut incapable d'arrêter les hostilités.

Les deux lignages antagonistes (Awans-Waroux) descendaient l'un et l'autre de Raes de Dammartin et la belle Alix de Warfusée (début du XIIe siècle) et de leur fils Breton le vieux.

Tout commença lorsque le seigneur d'Awans,  Humbert Corbeau II voulut exercer le droit de cuissage sur une jeune serve :

Adoule, riche en meuble et héritage. En sa qualité de seigneur, il avait le droit de la marier et il la destinait à un sien cousin, Gérard Pélage. Elle fut cependant enlevée, avec son consentement probable,  par son amoureux, un jeune écuyer qui dépendait du seigneur voisin de Waroux.

Humbert ne pouvant prouver en 48 heures qu’elle était bien une serve, le seigneur de Waroux Guillaume le jeune refusa de renvoyer la jeune femme. Humbert appela au secours les gens de son lignage et se mit à ravager les terres du seigneur de Waroux.

 

 

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 17:21
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Published by marie-therese andre
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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 16:53

L'histoire particulière de la Principauté de Liège.

La principauté épiscopale de Liège était un État du Saint-Empire romain germanique, compris dans le cercle de Westphalie, ayant pour capitale la ville de Liège.

C'est en l'an 985 que naquit la principauté épiscopale et à cette date que Notger, déjà évêque de Liège depuis 972, devint prince-évêque en recevant le Comté de Huy. Cet État a existé pendant plus de 800 ans,soit jusqu'à la Révolution liégeoise en 1789.

Liège devint au Xe siècle la capitale d'une puissante principauté épiscopale, grâce à l'action des évêques Éracle, Notger et Wazon. Ses écoles furent célèbres jusqu'au XIIe siècle.

Sept collégiales s'élevaient alors dans la ville : Saint-Pierre, Sainte-Croix, Saint-Paul, Saint-Jean, Saint-Denis, Saint-Martin, Saint-Barthélemy. C'est aussi à Liège que s'élève la cathédrale où est enterré Saint Lambert. Deux abbayes bénédictines s'y ajoutent : Saint-Jacques et Saint-Laurent.

Entre 1297 et 1335, la chevalerie hesbignonne fut  décimée par la guerre des Awans et des Waroux

Liège tenta également de résister à l'œuvre unificatrice des ducs de Bourgogne, mais échoua face à Charles le Téméraire le

Le

 

 

 

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