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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 13:29


Un échange de bébé !....

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Published by Marie Andre
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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 13:21

Mon ami Charles resta silencieux, il mit ses coudes sur la table et prit sa tête entre ses mains, le chagrin l’envahissait et j’attendis. Il retrouva enfin son calme et se mit à parler comme s’il se parlait à lui-même :

  • - On se posait une question, lequel des deux avait été échangé ? L’ADN donna rapidement la réponse : «  Christophe n’est pas le fils de Germaine et Julien ! » Pauvres enfants ! Leur vie est ébranlée mais leurs sentiments fraternels sont toujours aussi forts !  Pour sauver son frère, il n’y avait qu’une solution, retrouver la famille qui a élevé son vrai jumeau et les convaincre de donner un rein à Christophe ! C’est un petit soldat volontaire et courageux, elle a remué ciel et terre  pour obtenir le nom des enfants mâles nés le même jour qu’eux dans cette maternité ! Avec l’aide de la directrice, elle sut qu’il y en avait trois, sans compter son jumeau !
  • - A-t-elle retrouvé les trois familles ? demandais-je timidement

- Amélie a pris contact avec deux familles. Au premier abord, ils ont été choqués puis, après réflexion, ils ont accepté l’ ADN qui se révéla négatif pour les deux jeunes gens ! Il restait la troisième famille qui n’habitait plus la région depuis vingt ans ! C’était un militaire américain, basé en Allemagne. Son épouse était française et  ils habitaient ici !

  • - Que sont-ils devenus ?
  • - Ils sont repartit aux USA, c’est un officier et il était en opération !
  • - Comment ont-ils pris la démarche d’Amélie ?
  • - L’épouse lui a raccroché le téléphone au nez ! Le lendemain, cette femme a rappelé en s’excusant et en blâmant la maternité qui avait commis cette erreur ! Puis, le fils a pris le combiné et a assuré à Amélie qu’il allait envoyer  un message à son père ! La malheureuse petite était désespérée ! Elle me demanda : « Oncle Charles, penses-tu qu’un militaire puisse donner un rein ? » J’ai dû lui répondre que ce serait difficile ! Il restait un espoir : «  Que l’hôpital trouve un donneur compatible ! »
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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 22:11

Une nouvelle née  de la lecture d'un fait divers ...

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Published by Marie Andre
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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 21:59

L’été dernier, alors que je parcourais les revues du kiosque à journaux, mon attention fut attirée par le quotidien régional dont un grand titre m’intrigua :

 

 

                « Des jumeaux qui ne sont pas frère et sœur ! »

 (Lire en région)

 

Cet article éveilla ma curiosité, j’achetai le journal et je m’empressai de rentrer à la maison. Bien installée à l’ombre du feuillage épais de la glycine, je me plongeai dans la lecture de ce fait qui tenait un quart de page de la gazette. Je commençais à entrer dans le récit quand arriva un ami qui s’écria en me voyant :

« Ah ! Je vois que tu veux savoir ! » « Oui ! Dis-je, c’est surprenant ! » De sa voix forte, il se mit à parler :

  • Pose ton torchon, moi, je sais tout, il s’agit de mes neveux, les enfants de ma sœur aînée ! Un garçon et une fille âgés de 25 ans, nés à la maternité régionale. Quand les jumeaux sont arrivés, on a fait la fête ! Ces deux enfants ont poussé comme des champignons, toujours à se protéger l’un l’autre ! On se disait souvent qu’ils n’étaient pas jumeaux pour rien ! Pendant leur scolarité, jusqu’au bac, ils n’ont jamais été séparés. Puis, ils ont fait des choix différents, la fille a choisi la fac de Lettres, elle est professeur des écoles et lui, est marin pompier. Ce sont deux jeunes, bien dans leur tête, dans leur famille et dans leur vie professionnelle. Il y a plus d’un an, Christophe a fait une chute, au cours d’un violent incendie où il intervenait avec ses collègues.  Il lutta bravement pour guérir, il s’en sortit mais, en mai, il présenta une grave insuffisance rénale .Le diagnostic du professeur fut clair : « Les deux reins sont touchés, seule, une greffe  peut le sauver ! » Amélie, sa sœur, n’hésita pas un instant et je l’entends encore : «  Moi, sa jumelle, je suis compatible et mon frère Christophe sera sauvé ! » Nous en étions tous convaincus !
  • Mon ami se tut, un voile de tristesse se posa sur son visage et il ferma les yeux. Puis, calmement, il reprit :

  • - Amélie entra à l’hôpital et tous les examens commencèrent, elle était confiante ainsi que Christophe et toute la famille ! La réponse tomba, nette et implacable : « Amélie ne peut pas donner de rein à Christophe, incompatible ! » C’était incompréhensible ! Amélie ne se laissa pas abattre, elle alla à la maternité où ils étaient nés et demanda à voir les archives. Elle put lire le nom du médecin accoucheur qui avait mis au monde deux bébés, un garçon et une fille  de Germaine Lhote ! A la mairie, elle compulsa les registres et trouva la déclaration de leur naissance par leur père, Julien Lhote ! Elle présenta les deux actes de naissance au chirurgien qui devait opérer son frère et lui posa une question : « Pourquoi ? » Elle était déterminée. Le chirurgien la comprit et la rassura : « Nous allons chercher à la maternité où vous êtes nés, il y a eu substitution de bébé, une erreur, sans aucun doute, mais une erreur qui a de lourdes conséquences ! »
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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 20:57
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Published by Marie Andre
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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 20:47

Fascination ( suite )

La bonne nouvelle, c’est que mes membres étaient endoloris mais que mes os n’étaient point brisés. Je sentis mon téléphone au fond de la poche de mon blouson, je le sortis et j’essayai d’appeler les secours, il fallait trouver  Alex, sa disparition était redevenue ma plus importante préoccupation,  mais je dus me soumettre aux fantaisies du réseau, elles ne m’étaient pas du tout favorables. Le soleil montait à l’horizon et j’entrepris d’escalader la paroi rocheuse, elle était abrupte et instable, les pierres étaient coupantes et se détachaient facilement. Je me blessais les mains à chaque prise. Après avoir bataillé et hurlé, je commençai à apercevoir la surface empierrée du chemin, je me mis à m’encourager à haute voix : «  Courage mon vieux, encore quelques efforts pour sortir de ce trou ! » D’un coup de rein, je me hissai au sommet et je restai couché sur le dos, à demi inconscient et je m’endormis. Je ne sais pas combien de temps je suis resté dans cette position mais, tout à coup, je sentis une étrange caresse sur mon visage, j’entrouvris  les yeux et je vis un petit chien blanc qui me léchait. Je me relevai avec difficultés, j’étais affreusement courbaturé. Je voulus caresser mon bienfaiteur mais  l’animal disparut dans les fourrés. « Ce n’est pas possible me dis-je, ce petit chien n’est certainement pas seul au milieu du monde des volcans ! Je vais appeler, faire du bruit, me faire entendre ! » Je me campai alors au milieu de cette voie empierrée et les mains en porte-voix, j’appelais,  je criais, je hurlais de tous mes poumons, en espérant qu’une oreille humaine m’entendrait. Epuisé, le visage tuméfié, les bras et les mains ensanglantés, je marchais sans savoir où j’allais quand j’entendis un ronflement de moteur qui se rapprochait. Je voulus courir vers ce nouvel arrivant mais, ébloui par le soleil, fatigué et inconscient, je m’effondrai sur le sol.  Je sombrais dans l’univers du sommeil, quand je sentis que mon corps, qui me donnait l’impression de flotter, était entouré de murmures. Bercé par de  doux tangages, emporté dans un rêve lumineux, je m’endormis profondément. Je me réveillai 48h plus tard, un homme inconnu était assis près de moi, j’appris que c’était celui qui m’avait découvert sur le chemin, il me dit : «  Alors mon gars, ça va mieux ? », aussitôt, je lui coupai la parole : « Pardon monsieur, savez-vous où est mon ami Alex ? » Il répondit : « Pour sûr ! C’est même lui qui a donné l’alerte ! Après avoir trouvé votre voiture consumée de l’intérieur, les pneus fondus, il était désespéré ! Il est encore en état de choc et je crois qu’il est dans la chambre voisine ! ». Je fermai les yeux en poussant un soupir de soulagement. Après être sorti de sa torpeur et s’être abrité comme il le pouvait pendant le cataclysme qui sema l’horreur au cœur des volcans, il avait retrouvé notre véhicule, complètement carbonisé, au milieu d’un fleuve de boue qui s’étalait sur le pré. De mon côté, je n’avais qu’une idée en tête, retrouver Alex, mais la furie du vent, de l’orage, de la pluie et la fascination du ciel embrasé de feu m’envoûtaient et m’attiraient comme un aimant. Happé par la colonne lumineuse qui avait emprisonné mon regard, je bravais tous les dangers !

La voix de mon sauveteur permit à mon esprit de retrouver sa lucidité. Je compris alors le sens des conversations feutrés que j’entendais dans le couloir : « Etre aussi imprudent, c’est un comble pour un prof de maths ! »

Ce courrier que je viens de recevoir vient d’Alex, il contient des coupures de journaux qui racontent ce qui est arrivé à un jeune randonneur qui vécut le même « syndrome de la fascination »  alors qu’une tornade suivie d’un orage magnétique, sans précédent, faisait rage sur les volcans. Il n’eut pas autant de chance que moi, il termina sa marche vers le monde de l’impossible, une jambe broyée sous un arbre ! A demi conscient, il ne cessait de répéter : « J’étais envoûté par une colonne lumineuse qui dominait ma volonté et m’emmenait toujours plus loin ! »

C’est ainsi, qu’un homme connu pour être doté de sagesse et de  logique, peut sombrer dans l’irrationnel et devenir, aux yeux de tous, «  Un voyageur imprudent ».

  

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 21:52

Fascination (suite )

 

Des éclairs géants embrasaient le ciel, les roulements du tonnerre s’intensifiaient jusqu’à l’explosion et  la foudre fusillait un géant qui se fendait sous mes yeux dans une gerbe de feu. Animé par la volonté de retrouver mon ami, je n’éprouvais aucune peur et je m’enfonçais dans cet univers apocalyptique, inconscient du danger que je côtoyais à chaque instant. La forêt pleurait et gémissait dans un vacarme assourdissant, des branches se brisaient et se fracassaient  dans les grands bras de leurs amis qui résistaient contre les démons sortis de l’enfer ! Malgré moi, je continuais à marcher dans ce qui s’était transformé en labyrinthe ! Je contournais les obstacles qui jonchaient le sol et j’évitais les projectiles qui tombaient du ciel, ma progression devenait titanesque ! J’étais animé par l’amitié qui me liait à Alex mais le temps passait et la nuit arrivait. Cependant, je ne pouvais pas reculer, la sagesse aurait voulu que j’appelle à l’aide mais je n’eus même pas l’idée de téléphoner, les décharges magnétiques qui explosaient comme des bombes faisaient monter en moi le désir inexplicable d’atteindre le sommet du volcan. Tout se mélangeait dans ma tête, mes yeux semblaient voir et confondre, le réel et l’imaginaire. Je me voyais comme entouré d’un halot lumineux qui m’attirait irrésistiblement. L’orage tournait en rond  et revenait sans cesse au-dessus de ma tête. Ma conscience me répétait que je devais trouver un abri, que je courais à ma perte en continuant à affronter les intempéries qui avaient pris des proportions incroyables et inhumaines. Il me sembla même entendre Alex me crier : « Tu n’es qu’un fou imprudent ! Arrête, je suis là ! » Ahuri, je stoppai net, je regardai autour de moi et j’écoutai. Je ne vis rien que des amas d’arbres entremêlés et je n’entendis que les hurlements de la tempête et les grondements du ciel. Je m’assis sur un tronc, le visage dans les mains afin de me calmer. Je me dis : « Paul, tu perds la tête, ton esprit est dérangé, tu as des hallucinations et tu entends des voix, tu frises la folie, tu ne peux plus continuer ! » Je voulais rassembler mes esprits et réfléchir mais, cet environnement tourmenté me plongeait dans un monde parallèle qui m’envoûtait et me happait  comme une ventouse, j’étais prisonnier de cette atmosphère électrique et mystérieuse. Je me répétais sans cesse : « Tu es là pour retrouver Alex ! » mais,  en réalité, je crois que je l’avais oublié et que je voulais avant tout, assouvir ma soif d’aventure en commettant toutes les imprudences possibles, comme risquer de prendre la foudre ou  terminer coincer ou tuer sous un arbre. Avec l’obscurité, le vent s’était légèrement apaisé mais le ciel n’avait pas retrouvé la paix. Des archers continuaient à décocher des flèches enflammées qui frappaient les cimes et s’engouffraient dans le sommet du volcan comme des coulées de laves tombées du ciel. Ce spectacle de feu et de flammes embrasait l’horizon, les ombres dansaient et se contorsionnaient comme des sorcières menaçantes et décharnées .Tout à coup, je me sentis déstabilisé, le halot lumineux avait disparu et subitement, le silence s’installa, le vent avait chassé les nuages et le firmament scintillait d’étoiles. La lune brillait  et répandait sa  lumière blafarde sur ce nouveau monde, jailli du déchaînement des éléments et des sauts d’humeur du climat.  Je m’apprêtais à reprendre mes recherches quand j’entendis un bruit d’eau, ce n’était pas un clapotis mais le grondement d’un flot tumultueux  et vrombissant qui approchait de moi, je n’eus que le temps de courir pour m’écarter de ce qui restait du chemin, quand je vis un torrent d’eau boueuse dévaler entre les cadavres de l’espèce végétal qui jonchaient le sol. J’essayais de me frayer un passage pour m’éloigner de ce nouveau danger engendrer par les pluies et la grêle, quand je glissai sur un tapis de boue, ma course folle s’arrêta sur un monticule de pierre. Je dus me cramponner à un petit  arbuste pour ne pas rouler au bas de la pente. Ma situation était critique et je retrouvai mes facultés mentales pour réfléchir et faire les bons gestes qui pourraient m’aider à sortir de cet endroit sans me rompre les os  et Alex,  pensai-je « Qu’est-il devenu au milieu de cette tourmente ? » Accroupi sur mon rocher, immobile, je pensais, j’imaginais le moyen de bouger sans rouler comme un misérable caillou, c’est à ce moment que mon arbuste à demi sec, céda sous la pression de mon poids. Je perdis l’équilibre et je me mis en boule pour finir ma course au bas du talus, dans un tapis de ronces et de pierrailles. Sous le choc, je restai  assommé, incapable de bouger,  paralysé par la douleur. Le ciel s’était assombri, je n’y voyais rien, j’étais  mort de fatigue mais je n’arrivais pas à fermer l’œil. Le jour se leva et je constatai que j’étais dans un fossé profond, le long d’un chemin et qu’il me faudrait  l’usage de toutes mes forces pour en sortir.  ( à suivre )

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 14:52


à lire, c'est une nouvelle inédite

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Published by Marie Andre
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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 14:41

Fascination ( suite )

 

On décida de faire une reconnaissance des routes et des chemins sur notre carte IGN, puis, nous  rentrâmes à l’hôtel. On se sentait vraiment frustré par le mauvais temps qui  avait contrarié notre projet. On prépara notre randonnée dans les monts du Cézallier et on se jura que le lendemain matin, rien ne pourrait nous arrêter. Au petit-déjeuner,  le patron nous dit : « Vous n’avez pas de chance, la météo sera encore plus désastreuse qu’hier ! » Alex répondit évasivement : «  C’est pour cela qu’on abandonne, on reviendra en juillet ! »

A peine dehors que le ciel s’assombrit mais notre décision était prise : « En route pour Le Cézallier ! » hurla Alex. On atteignit le petit village d'Anzat-le-Luguet , le ciel devint de plus en plus sombre mais aucune goutte de pluie ne frappa notre pare-brise .On consulta la météo, l’alerte pluie, vent et orage sur les monts d’Auvergne était maintenue mais ce danger  nous excitait et nous poussait  à continuer notre aventure. On s’engagea sur un chemin qui serpentait à travers champs, on se serait cru dans les steppes de Mongolie, plus on avançait et plus on avait l’impression de pénétrer dans l’infini, on s’enfermait dans un univers fascinant L’obscurité envahissait tout, je dus mettre les feux de croisement. En roulant vers le signal du Luguet,  qui est le point culminant du Cézallier, on se retrouva dans des vagues de collines qui ondulaient comme un océan de  verdure où frissonnaient des prairies et des forêts. De violentes rafales de vent secouaient notre véhicule, le chemin longeait un bois  de sapins qui nous abritait un peu, on n’avait pas l’intention d’arrêter, l’adrénaline nous envahissait et nous donnait des ailes. Dans ce cadre minéral, n’offrant comme aspérité que « le signal du Luguet » qui, malgré ses 1 551 mètres d’altitude, ne semblait qu’une colline de plus dans une suite sans fin de collines, on semblait égaré dans une immensité dont les contours fuyaient devant nous au rythme de notre voiture. Le dépaysement était à son comble quand une ligne brisée et lumineuse coupa le ciel en deux, un éclair gigantesque en jaillit et illumina notre paysage. C’était fantastique, un coup de tonnerre roula et s’éternisa sur le Cézallier. L’orage s’installa et tourna indéfiniment au-dessus de nos têtes.  Lentement, on continua notre progression dans une pénombre traversée de flèches fulgurantes qui flashaient  l’onde verte. Nos regards étaient rivés sur la ligne des sommets qui se découpaient sur l’horizon. La voiture roulait  lentement dans un monde fuyant et torturé par les éléments quand une lumière étincelante nous aveugla tandis qu’on était  secoué par un choc terrible. Le bruit nous avait assommés ! Quand on retrouva nos esprits, notre véhicule était immobilisé, prisonnier entre deux arbres. Nous étions sains et saufs, Alex entrouvrit sa portière et surexcité cria : «  Avec ton tracteur, quelques manœuvres suffiront et on sortira par le champ ! C’est miraculeux ! » La pluie mêlée de grêlons se remit à fouetter nos vitres. « Mais, qu’est-ce que tu attends mon vieux, démarre ! hurla-t-il » Il ne se rendait pas compte que je tournais la clef mais que le moteur restait silencieux : « Plus de batteries, mon vieux ! dis-je calmement » C’est alors qu’il entra dans une rage terrible , je ne le connaissais pas sous cet aspect et je fus très étonné de son comportement .d’autant  plus qu’il se mit à m’invectiver violemment, me traitant de tous les noms : « Espèce d’incapable avec une voiture de merde ! Pauvre mec ! Sale bouseux ! » . J’étais abasourdi, mais je repris rapidement conscience de la réalité de la situation, Alex avait subi un choc, il était complètement déstabilisé. De plus, après deux trimestres, fatigué par une classe difficile, ses nerfs avaient lâché, c’était la seule explication. Devant ce déchaînement de folie, je restai calme. La pluie de grêlons avait cessé, je sortis de la voiture et j’ouvris le capot. La foudre avait endommagé les cosses de batterie. Avec ma boîte à outils, je me mis au travail, j’aimais bricoler les moteurs mais cette fois, il s’agissait  de réussir mon bidouillage ! Enfin, tout semblait en ordre, je tournai la clef, le moteur tournait. Heureux, je m’exclamai : « Victoire ! ça tourne ! » Je donnai quelques tapes amicales sur le capot en murmurant : « Merci ma brave titine ! ». Appliqué et l’esprit entièrement mobilisé par le dépannage, j’avais complètement oublié Alex. Il n’était plus dans la voiture et je ne le voyais nulle part aux alentours. Après plusieurs manœuvres, je réussis enfin à dégager mon véhicule et je fis une centaine de mètres en scrutant la forêt qui s’étendait sur ma gauche. Je garai la voiture dans un pré, à une bonne distance des arbres, je ne voulais pas la retrouver aplatie sous un sapin, brisé par le déchaînement de la tempête.  Je partis à pied à la recherche d’Alex. Où pouvait-il s’être réfugié ? Je me sentais démuni d’imagination. Les rafales de vent redoublaient de violence, c’était maintenant un ouragan qui balayait  les travées de la forêt et fauchait des lignes d’arbres qui s’écroulaient comme des fétus de paille. Dans cet enfer grondant et meurtrier, je fouillais le sous-bois du regard, espérant découvrir mon copain, blotti contre un tronc ou terré dans une ornière. L’inquiétude me gagnait, je devais retrouver Alex au plus vite !  J’affrontais les éléments fous qui me guettaient à chaque pas.

( à suivre )

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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 15:45


Fascination est une nouvelle où le héros pris dans la tourmente d'une tempête et d'un orage terrible est plongé dans un monde indéfinissable, face à la folie des éléments déchaînés ...

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