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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 17:26

Les Juifs de la péninsule Ibérique s'y installèrent après la chute du Second Temple.

Après la conquête arabe au  VII siècle, ils devinrent une communauté soumise à la double influence de la culture latine influencée par le monde arabe et de la culture arabo-musulmane.

Le Second Temple de Jérusalem est le temple reconstruit sur les bases du Premier Temple, également connu sous le nom de Temple de Salomon, détruit lors du siège de Jérusalem en 586 av. J.-C.

La construction du Second Temple commença après la captivité des Judéens à Babylone, durant l'époque perse . Il fut  consacré après  vingt ans de travaux en 516 av. J.-C. puis restauré et agrandi sous Hérode Ier le Grand,  à partir de 20 av. J.C..

En raison de l'expansion massive du lieu de culte par Hérode, il est quelquefois appelé Temple d'Hérode. 

Le Second Temple devint le centre culturel et spirituel du judaïsme et le lieu des sacrifices rituels, les korbanot. Il fut détruit en l'an 70 par les Romains, au terme de la première guerre judéo-romaine. Selon la tradition juive, les deux temples ont été détruits à la même date.

Les énormes pierre du mur de soutènement du Temple sont encore debout.

Les nouveaux arrivants enrichirent la culture universelle.

Le rabbin et philosophe néo-platonicien Salomon ibn Gabirol (1020 - 1058) a produit le « Fons Vitae » qui  inspira la scolastique chrétienne jusqu'à Thomas d'Aquin.

Les Juifs pratiquaient l'astronomie, la médecine, la logique et les mathématiques, notamment parce que ces disciplines étaient considérées comme des fondements de la connaissance divine.

L'étude de la nature, vue comme l'étude directe de l'œuvre du Créateur, était (est toujours) un moyen idéal pour mieux comprendre et se rapprocher de Dieu

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 15:28

À la suite des aléas de leur histoire, les Juifs migrèrent ou furent déportés de la Judée et essaimèrent à travers le monde.

La diaspora juive résultait principalement de la conjonction de deux facteurs, une volonté d'essaimage et la nécessité de fuir des persécutions

Tentant de conserver leur mode de vie ancestral au sein des populations avoisinantes dans lesquelles ils s’intégraient, ils développèrent des traditions religieuses, culinaires et des langues propres ainsi que d’autres traits spécifiques.

Réciproquement, ils exerçaient un certain attrait sur les populations d’accueil et l’on enregistra dans l’Empire romain un nombre important de conversions au judaïsme.

L’impact et la proportion de ces conversions font débat au sein des historiens

Tous les exilés de Jérusalem en Espagne quittèrent cette contrée maudite le cinquième mois de l'année 5252, c'est-à-dire en 1492, et de là se dispersèrent aux quatre coins de la terre."

1492, fut une année du malheur pour les juifs, mais pour l'Espagne des Rois catholiques ce fut l'année du triomphe de la croix et d'une triple bénédiction :

- la chute de Grenade le 2 janvier, qui achève la Reconquista sur les Maures ;

- l'exil d'au moins 120 000 juifs après le décret du 31 mars ;

- la découverte de l'Amérique par Colomb.

Dès le début de leur règne, en 1474, les Rois catholiques n'avaient qu'une idée en tête,  extirper le mal.
Le décret royal du 31 mars 1492 fut signé :

- il donne trente jours à tous les juifs d'Espagne pour quitter  la terre de leurs ancêtres.

- Trente jours pour tenter de vendre leurs biens, faire    leurs adieux et vider les lieux.

<< Les caisses royales y perdirent, le sacrifice intellectuel aussi était considérable. Car s'il y avait de pauvres juifs, beaucoup étaient ingénieux, actifs, imaginatifs. "Ils sont médecins, courtiers, collecteurs d'impôts, commerçants, intendants de noblesse, joailliers, marchands de soieries", raconte Andres Bernaldez, le chroniqueur d'Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon, les Rois catholiques. Mais pour les souverains, si la perte était grande, l'Espagne y gagnait au change divin >>.

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 11:40

Une  répression violente

 

Un  plan, plutôt simple, fut arrêté :

- Les troupes austro-russes, venant à la fois de l’ouest et de l’est, devront  prendre leur ennemi dans une tenaille irrésistible. Elles disposaient d'une armée de 280.000 hommes et 12.000 canons , face à « seulement » 150.000 Hongrois appuyés par 450 pièces.

Très rapidement la disproportion de moyens fit changer le cours de la guerre et dès la mi-juin 1849 les succès s’accumulèrent pour les Autrichiens et les Russes. Leur ennemi, s’il ne connaît pas de déroute massive, dut céder peu à peu du terrain.

Début août, seul le sud-est de la Hongrie est encore au mains des Hongrois révoltés et le pays est exsangue, lassé des combats.

Le 13 août, les Hongrois préférèrent capituler. Honte suprême pour François-Joseph, c’est le commandement russe et non le sien qui reçut cette capitulation…

Nous verrons pour terminer le règlement de la paix et les conséquences de cette guerre.

L’histoire se répéta plusieurs fois dans l'histoire  L’intervention des forces armées russes dans les affaires intérieures de la Hongrie en 1956,  eut  un  profond retentissement dans l’opinion mondiale, on se souvient des chars russes à Budapest, ce n’était pas un fait nouveau .

  La Hongrue avait connu, en 1849,  un précédent dont le souvenir des Russes ne s’est jamais effacé parmi les populations de la plaine danubienne.

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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 15:06

 

Les troupes russes entrent en guerre: 

Le Tsar est prêt à faire intervenir ses armées en Hongrie pour aider François-Joseph à mater la révolte, d’autant plus qu’il craint des débordements sur la Pologne voisine, dont il occupe une grande partie. 

Dès l’hiver 1848, il massa donc des troupes à la frontière et entama des approches diplomatiques d’abord infructueuses. Finalement, en mai 1849, l’empereur d’Autriche accepta la proposition russe, non sans avoir hésité des mois avec son gouvernement (accepter des armées étrangères pour reconquérir son trône n’est jamais facile à accepter).

Nicolas Ier le rencontra aussitôt à Varsovie et lui promit l’entrée en campagne de 100.000 hommes pour la mi-juin… Une force conséquente.

Fin juin 1849 : Au fur et à mesure que les défaites se succèdaient, le gouvernement se replia à Szeged, puis à Arad. Görgey fut remplacé à la tête des armées par le Polonais Dembinski, ce qui engendra des dissensions dans l’armée, au sein de laquelle Görgey demeurait très populaire.

31 juillet 1849 : Bataille de Segesvar. Bem fut complètement battu. Mort de Pétöfi, les armes à la main. Il entra, statufié, dans la légende nationale.

 

13 août 1849 : Capitulation de Vilagos. Görgey rendit les armes devant les Russes qui se retirèrent et laissèrent l’armée autrichienne mener à bien la répression. Cette reddition fit naître la légende noire de Görgey, alimentée par Kossuth et par la vindicte des milieux indépendantistes émigrés, d’autant plus que l’ancien commandant en chef sauva sa tête.

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 22:55

11 juillet 1848 : Kossuth demande à l’Assemblée la constitution d’une armée de 200 000 hommes.

2e phase d'octobre 1848 à août 1849 : Guerre d’Indépendance qui oppose d'une part les troupes croates et les troupes autrichiennes de Ferdinand V puis, en décembre 1848, de François-Joseph, nouvel et jeune empereur qui déclare aussitôt vouloir unifier ses Etats, et, d’autre part, les Hongrois dont le gouvernement se replie à Debrecen après la perte de Buda.

Le conflit est favorable aux insurgés jusqu’en avril-mai 1849, mais l’intervention de la Russie du tsar Nicolas Ier leur est fatale. Elle aboutit à la capitulation de Világos en août 1849.

2 octobre 1848 : Démission de Batthyani. Le gouvernement est assuré par le comité de Défense nationale.

8 octobre 1848 : Kossuth fut nommé président du Comité de défense nationale. L’Assemblée nationale lui confèra des pouvoirs étendus.

Début avril 1849 : Victoires hongroises sur tous les fronts, face aux Croates de Jellacic et, à Isaszeg, face aux troupes de Windischgrätz.

14 avril 1849 : Proclamation d’indépendance de la Hongrie et annonça de la déchéance de la Maison d’Autriche. Pour autant, la République n’était pas proclamée, et le trône fut déclaré vacant. Kossuth fut, quant à lui, élu gouverneur de l’Etat.

23-24 avril 1849 : L’armée hongroise reprit Pest.

26 avril 1849 : François-Joseph sollicita l’intervention du tsar.

1er mai 1849 : Formation d’un nouveau cabinet hongrois, animé par Szemere, avec Görgey à la guerre.

4-21 mai 1849 : L’armée hongroise reprit Buda.

15-18 juin 1849 : Les armées russes franchirent les frontières nord de la Hongrie, tandis que les armées autrichiennes menées par le général Haynau attaquèrent par la Transdanubie.
 

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 16:12

1848-1849 : La révolution nationale.

1ere phase, de mars à octobre 1848 :

Le 15 mars 1848, à la nouvelle des événements survenus en France , chute de Louis-Philippe, proclamation de la République le 24 février, les radicaux hongrois, Kossuth en tête, réclamèrent et obtinrent de Ferdinand V 

à l’issue de manifestations organisées devant le Musée national autour de Sándor Petőfi qui déclamait :

« Debout, Magyar, la patrie t’appelle ! » 

* les libertés dites « fondamentales » et une transformation du régime.

Mais, après la victoire remportée sur les Piémontais à Custozza et la répression du soulèvement de Prague, Vienne entend revenir sur les concessions accordées quand l’Autriche se trouvait en position de faiblesse.

La contre-attaque fut  d’abord indirecte. Elle passa par le biais des Croates qui, vivant sous domination hongroise et fidèles à la Maison d’Autriche, se déclarèrent hostiles au mouvement révolutionnaire, se proclamèrent indépendants et se donnèrent pour chef  Josip Jelacic.

En outre, ils mirent leurs régiments à la disposition de Vienne. Kossuth leva, avec l’aval du nouveau Parlement installé à Pest en juillet, une armée, les Honvéds, chargée de repousser l’agression de Jelacic qui envahit la Hongrie en septembre.

Deux jours après le soulèvement de Vienne, une manifestation de radicaux fut  organisée autour de Sandor Petöfi, jeune poète de 25 ans qui venait de composer le Chant national, et de ses amis qui faisaient parvenir aux autorités un programme en douze points comportant l’ensemble des revendications nationales et libérales hongroises .

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 16:42

La répression russe

 

Alors que l'indépendance de la Hongrie était proclamée, l'Autriche faisait appel au tsar Nicolas Ier de Russie pour mater le gouvernement révolutionnaire.

Les Habsbourg organisèrent alors une répression implacable et imposèrent leur pouvoir par la force. En 1866, l'affaiblissement de l'empire sur le front italien et surtout la défaite contre la Prusse à la Bataille de Sadowa, les incita à apaiser les tensions internes. C'est ce long processus qui aboutit au Compromis austro-hongrois de 1867 et à la naissance de l'Autriche-Hongrie.

 

Beaucoup de ses dirigeants et participants, dont Lajos Kossuth, István Széchenyi, Sándor Petőfi, Josef Bem, Lajos Batthyány sont parmi les figures historiques nationales hongroise les plus respectées, et l'anniversaire du déclenchement de la révolution, le 15 mars 1848, est l'une des trois fêtes nationales de la Hongrie.

 

En Hongrie, les chercheurs sont unanimes pour considérer que les événements de 1848-1849 représentent un tournant décisif dans l'histoire du pays, comparable en cela à la fondation par saint Étienne du royaume chrétien de Hongrie autour de l'an mille.
 

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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 19:05

Naissance de la révolte

 

La Révolution française de 1789 créa une union sacrée de la noblesse hongroise autour de la maison impériale,

mais les idées libérales et nationales des révolutionnaires français se diffusèrent malgré tout en Hongrie et donnèrent naissance à un courant réformiste important, revendiquant l'égalité devant la loi et devant l'impôt et la fin des privilèges.

Ce courant fut incarné par Ferenc Kölcsey, Ferenc Deák et Lajos Kossuth, des révolutionnaires qui proclamèrent en 1848 l'unification de la Hongrie, comprenant la Hongrie royale, la Croatie et la Transylvanie, et revendiquant l'indépendance face à l'Empire d'Autriche.

Mais, en Croatie et Transylvanie, les révolutionnaires locaux réclamèrent leur propre indépendance, que Kossuth leur refusa

Les Autrichiens en profitèrent pour rallier à leur cause l'avocat transylvain Jankó Ávrám qui leva des troupes contre Kossuth, et le général croate Josip Jelačić, qui prit la tête d'une armée et envahit la Hongrie.

Pour y faire face, Kossuth constitua un Comité national de défense qui parvint à refouler les troupes croates et réprima le soulèvement transylvain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 22:38

L'Histoire de la Hongrie remonte au haut Moyen Âge, lorsque la plaine de Pannonie était colonisée par les Magyars, un peuple nomade venu du centre-nord de la Russie actuelle.

En 896 est fondée une principauté, puis en 1001 le royaume de Hongrie qui exista jusqu'en 1946 à l'exception d'un court intermède républicain entre 1918 et 1919.

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la République fut de nouveau proclamée (1946-1949). Elle devint une République populaire après la prise du pouvoir par les communistes.

En 1956, le régime fut fortement ébranlé par l'insurrection de Budapest, mais se maintint grâce à l'aide des Soviétiques.

En 1989, au moment de la chute des régimes communistes en Europe, la Hongrie mit fin au régime de parti unique et adopta la démocratie.

Le 1er janvier 2012, fut proclamée par l'Assemblée nationale. la Loi fondamentale de la Hongrie qui  fut adoptée comme nouveau texte constitutionnel de la Hongrie.

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 23:54
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Published by Marie Andre
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