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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 23:41

Seule, l'armée espagnole a subi une défaîte,

 

Il s'agissait  de la première défaite d'une puissance coloniale européenne, disposant d'une armée moderne et bien équipée, devant des résistants sans ressources, sans organisation, sans logistique ni intendance.

La guerre et la république du Rif donnent aux peuples colonisés le premier signe de faillibilité des armées occidentales.

L'usage de gaz pour éradiquer sans nuances civils comme militaires préfigure les difficultés que la France rencontrera en Algérie face à une guérilla rurale en terrain escarpé qui peut se mêler aisément à la population pour mener des opérations de harcèlement.

Le but de cette guerre pour les forces françaises était, à l'époque, bien sûr de conserver l'influence de la France sur son protectorat marocain, mais aussi d'unifier les différentes « tribus » sous l'autorité du « Sultan » Moulay Youssef, dont le troisième fils est devenu, à l'indépendance du Maroc, le roi Mohammed V premier souverain du pays indépendant et grand-père du roi actuel Mohammed VI.

De nombreuses opérations de l'armée française furent alors effectuées à la demande des « Affaires indigènes ».

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 21:56

En 1924 débutèrent les bombardements chimiques : d'après le général de l'aviation espagnole Hidalgo de Cisneros dans son autobiographie Cambio de rumbo, il fut le premier à larguer une bombe de 100 kilogrammes de gaz moutarde depuis son Farman F60 Goliath au cours de l'été 1924, arme chimique fabriquée avec l'aide du chimiste allemand de Hambourg Hugo Stoltzenberg.

Les descendants des Marocains qui ont souffert de cette guerre chimique (études épidémiologiques avec taux de cancers plus élevés) entre les années 1921 et 1927, regroupés en associations de Rifains, portèrent depuis, leur cause jusqu'au Cortes espagnol pour demander des indemnisations.

Abdelkrim s'est rendu à la France pour empêcher l’extension de la guerre chimique et le massacre de tout un peuple par les colons. Abd el-Krim fut envoyé en exil à l'île de la Réunion en 1926, d'où il s'évada 20 ans plus tard pour fuir en Égypte, où il mourut en 1963

Des opérations de police suffiront à briser les dernières dissidences des rudes montagnards rifains.

Abd el-Krim se plaignit à la Société des Nations de l'utilisation par les aviations espagnole et française de gaz moutarde sur les douars et les villages

La guerre du Rif symbolisa l'émergence de la première génération de pilotes militaires, formés dans les écoles de l'armée française. Celle-ci n'était d'ailleurs pas encore appelée armée de l'air, mais aviation militaire, dépendant du ministère de la guerre. Beaucoup de ces jeunes pilotes, découvrirent alors la réalité des manœuvres de l'aviation militaire, embarqués sur des appareils d'observation et de bombardements d'une grande vétusté.

À l'inverse de leur supérieurs, ils n'étaient pas des héros de la Première Guerre mondiale. Engagés dans des opérations de reconnaissance et d'appuis à l'armée de terre, ils apportèrent une nouvelle dynamique aux opérations.

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Published by fosseuchien
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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 16:41

En septembre 1925, la flotte française soutint le débarquement espagnol d'Al Hoceima, ce fut la première opération amphibie aéronavale de l'Histoire.

Le maréchal Lyautey, résident général au Maroc depuis 1912, a écrit en 1925 :

« En présence des éventualités créées par la soudaineté et la violence de l'irruption des Rifains […], il est impossible de rester dans cette situation, sous peine, je le dis nettement, de risquer de perdre le Maroc. »

Il remporta plusieurs  victoires, mais il fut remplacé par le général Pétain. L'aide de camp de Pétain, Charles de Gaulle, lui reprocha d'avoir accepté de lui succéder et a rompu avec lui. Le commandant Naulin réussit à vaincre les Rifains.

À l'automne 1925, des négociations échouèrent à cause des exigences des colons européens.

Depuis plusieurs mois, Franco et le général Dámaso Berenguer ont présenté un plan de débarquement dans la baie d'Alhucemas. Les troupes franco-espagnoles repoussèrent les Rifains. Le Tercio établit une tête de pont dans la nuit du 7 septembre 1925. Le  22 septembre les hauteurs du mont Djebel Amekran, nid d'aigle d'Abdelkrim. tomba. Le 8 septembre 1925, le débarquement franco-espagnol reçoit l'appui de l'artillerie d'une escadre franco-espagnole. La route d'Ajdir fut ouverte. Abdelkrim fut contraint à la reddition, à Targuist le 30 mai 1926.

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 14:39

L'alliance franco-espagnole

 

En décembre 1924, le Tercio a couvert la retraite de Xauen. L'Espagne chercha à négocier un accord avec Abdelkrim. Ceci déclencha une insurrection générale en Yebala et en Gomara.

Abdelkrim attaqua alors par surprise la zone française. Cela entraîna immédiatement une alliance de l'Espagne avec la France.

La France intervint pour secourir l'Espagne et éviter la contagion au reste du Maroc, alors sous domination française.

Des postes avancés furent installés par l'armée française, ce qui provoqua l'affrontement avec les troupes rifaines, écrasées lors de l'offensive française vers Fès pendant l'hiver et le printemps 1925.

La France envoya en particulier le 64e régiment d'artillerie d'Afrique, qui, jusqu’en 1934, prit part à des opérations au Maroc : le Rif, la Tache de Taza, le Tadla, le Djebel Sagho, l’Anti-Atlas et le Draa

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 14:55

Les institutions furent renforcées par l’application de la Charia islamique qui interdit les affrontements entre les différentes tribus au sein de la République. Cela était particulièrement important dans une région marquée par les solidarités claniques et où la logique de la vendetta se substituait souvent au droit. De plus, une intense action d’éducation fut menée par des cadis et des fouqaha chargés d’expliquer le sens de la lutte et de mesures telles que l’interdiction du thé ou du tabac.

L'organisation de l'armée était calquée sur le modèle de l'ancienne armée marocaine. Les formations militaires, fortes de vingt à trente mille hommes, âgés de 16 à 50 ans, étaient divisées en « centuries » et subdivisées en groupes de vingt cinq à cinquante hommes assez bien équipés en armes saisies à l’ennemi ou achetées à l’étranger.

Il réunit ainsi les chefs tribaux, qui organisèrent la résistance par la création de la République confédérée des tribus du Rif le 1er février 1922. Abd-el Krim devint président de la République

Néanmoins en ne se déclarant pas sultan, et en ordonnant aux imams du Rif de faire la Joumouaa (prière du Vendredi) au nom du sultan Moulay Youssef (successeur de Moulay Abd al-Hafid), Abdelkrim ne remit jamais en question l'autorité du roi, et ancra la révolution dans une future révolution nationale marocaine ayant pour objectif de sortir à terme le monde musulman de la colonisation occidentale. De nombreuses lettres de bonne foi restituant la beyaa (allégeance) due au sultan parviennent à Moulay Youssef. Mais le risque élevé du projet d'Abdelkrim dissuade le sultan qui craint les réactions des occupants.

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 17:03

A lire en urgence

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Published by Marie Andre
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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 15:55

La défaîte d'Anoual

 

Le 20 juillet 1921, l'armée espagnole fit face aux rebelles, mais elle fut battue.  Abd el-Krim. avait organisé  une armée de libération du monde musulman qui s'attaqua à l'Espagne et à la France. Le général Manuel Fernández Silvestre disposait  d'une puissante armée, forte de 60 000 soldats espagnols pour contrer la tribu des Aït Ouriaghel à laquelle s'allièrent les tribus Ait Touzine, les Aït Ghannou et Temsamane. Ce 21 juillet 1921, l’armée espagnole subit une écrasante défaite où périrent 12 000 de ses hommes au cours de la bataille d'Anoual À la suite de cette défaite humiliante, le général espagnol se suicida le 22 juillet 1921.
Les vainqueurs s'emparèrent des armes et traitèrent les prisonniers avec une extrême rudesse
Les espagnols abandonnèrent l'arrière pays à Abd el-Krim, lui permettant ainsi de fonder la République du Rif.

Après la victoire spectaculaire d’Anoual, Abd el-Krim renforça son pouvoir en créant un État, la République du Rif, avec un gouvernement et une administration centralisée. La République du Rif se dota d’une Présidence  avec Abd el-Krim el-Khattabi à sa tête, d’une Délégation générale attribuée au frère d’Abd el-Krim,  d’un Ministère de la Guerre dirigé par Ahmed Boudra, de l’Intérieur conduit par le caïd Lyazid, un ministère des Affaires Étrangères octroyé à Azerkane, un ministère des Finances confié à Abd es-Salam el Khattabi et un ministère de la Justice et de l’Instruction confié au faqih Zerhouni.

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 15:18

L e peu d'enthousiasme des européens ....

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Published by Marie Andre
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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 14:52

La défaite des Espagnols

 

Un seul homme, Mohamed Ben Abdelkrim Al Khattabi, qui était juge, se hissa au sommet de la lutte et devint le chef des Rifains. Après avoir créé un commandement et une structure permettant d'avoir un réel pouvoir, Adb el-Krim emmena ses troupes à la victoire. Les Espagnols furent battus  de nombreuses fois et furent  repoussés dans leurs avant-postes côtiers.

Abd el-Krim se donna le temps de créer un état stable ce qui permit de  donner aux combattants du Rif, un répit après de longues années de guerre.

Abd el-Krim envoya des représentants diplomatiques à Londres et à Paris pour essayer d’établir des liens diplomatiques avec l'Europe.

Cette négociation ne trouva pas d'échos favorables et ne fonctionna pas très bien à cause de l'anxiété des Français, face à la montée en puissance de la jeune république d'Abd el-Krim, qui pourrait  envahir les possessions françaises au Maroc.

Il suffisait pour cela que la jeune république ait  le temps de rassembler des hommes et des armes pour reprendre le combat.

De plus, le discours d'Abd el-Krim, qui prônait la liberté pour tous les peuples, n'était pas bien accueilli par les puissances coloniales européennes.

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 20:57

La guerre du Rif est une guerre coloniale

qui opposa les tribus du Rif aux armées espagnole et française  de 1921 à 1926, dans le Rif, chaîne de montagnes du nord du Maroc.

 

Les deux armées européennes agissaient en vertu des accords du protectorat passés en 1912 par le sultan du Maroc, Moulay Abd al-Hafid, avec la France et avec l'Espagne.

 

Le protectorat espagnol correspondait à la zone nord du Maroc, couverte en partie par la chaîne de montagnes du Rif qui est une des quatre chaînes qui forment le territoire marocain. La zone sous protectorat espagnol comprenait, de l'ouest vers l'est les territoires de quatre tribus :

  • la Jebala-Luxos entre Tanger au nord et Alcazarquivir (Ksar el Kebir) au sud,
  • la Gomara (ou Chaouen) entre Oued-Laou au nord et Chaouen au sud,
  • le Rif central entre la baie d'Al Hoceima (ex Villa Sanjurjo) au nord et Dar Drius au sud et enfin,

Les Rifains résistèrent violemment aux intrusions espagnoles et françaises au Maroc. Cependant, ils n'étaient pas en mesure de consolider leur pouvoir et ils retournaient continuellement à des guerres tribales.

La Grande Révolte de 1912 contre l'administration française fut un échec total à cause de la dislocation des alliances tribales après quelques mois.

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