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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 23:32

 

En route pour Chinon

 

 

 

Dans le chapitre précédent , j’ai écrit que la date du départ était le 23 février 1429

Une plaque commémorative, sur l‘église paroissiale de Vaucouleurs , dit que Jehanne d’Arc est partie à Chinon le 23 février 1429 .

D’après différentes sources, il semble que cette date soit celle de l’arrivée à Chinon  où le dauphin Charles ne l’a reçue que le 25 février 1429.
Le voyage à cheval de Vaucouleurs à Chinon, d’après les différentes étapes connues, a duré onze jours. Le dauphin l’ayant fait attendre deux jours, plus onze jours de voyage, dans ce cas, le départ serait aux environs du dix février 1429

 

Cependant, en observant les étapes connues, on peut penser que certaines ont été effectuées en deux jours au lieu d'un !

 

Première étape : Saint-Urbain (47 km),
deuxième Clervaux (45 km),
troisième Pothières (37 km),
quatrième Auxerre (84 km), ? (Cette étape semble trop longue et a pu être faite en deux jours )
cinquième Mézilles (34 km),
sixième Coullons (60 km) ( près de Gien), ( marche forcée)
septième La Ferté Imbault (56 km),
huitième Saint-Aignan (53 km),
neuvième Sainte Catherine de Fierbois (63 km ),( marche forcée)
dixième l'Ile Bouchard (25 km)
onzième Chinon (17 km)
On sait que quand l’armée utilisait encore des chevaux, la moyenne journalière était de 40 km par jour. La date du départ pourrait être début février 1429

 

 

                                                 Vaucouleurs, la cité qui arma Jehanne

 

Ce 10 février 1429, la brume recouvrit la campagne toute la journée. Sur son cheval blanc, Jehanne traversa une dernière fois Vaucouleurs envahie par la foule. Les uns la suppliaient de prendre soin d’elle ! D’autres criaient « Va fille de Dieu ! Sauve-nous ! » Belle et droite sur sa monture, elle se frayait habilement un passage, comme un cavalier aguerri ! Combien de fois avait-elle mené les chevaux de son père à l’abreuvoir ? Jehanne avait toujours aimé courir derrière les attelages avec ses frères ! Elle connaissait bien ces animaux à la fois paisibles et fougueux ! Combien de fois sa mère lui avait crié : « Jehannette, mon Dieu ! Fais attention ! Tu grimpes sur les chevaux comme les garçons ! »  Son père riait  et l’encourageait de sa grosse voix .
Devant cette belle fille brune, aux yeux de velours, on ne pouvait retenir son admiration ! Quelque chose de mystérieux émanait de sa personne, les plus rustres des soldats la saluaient respectueusement et croyaient en sa mission.

 

 

                                                       Abbaye de Pothières

 

La petite troupe avait disparu à l’horizon, la route était longue . Ils chevauchaient en pays occupé d’Anglo - Bourguignons. Au détour d’un chemin, Poulengy commanda :
-    Silence ! Pieds à terre ! Derrière les taillis !
Ils s’exécutèrent sur le champ. Une patrouille ennemie était en vue, il fallut attendre. Ils marchèrent en terrain couvert, forêts, taillis, futaies ; dès que le soleil illumina trop les cavaliers, ils s’arrêtèrent dans un coin éloigné de tous les chemins et se reposèrent. Ils marchaient déjà depuis trois jours et Colet de Vienne qui s’occupait des « repas » suggéra :
-    On aura besoin de victuailles ! les amis
Le serviteur de Bertrand de Poulengy proposa :
-    Dès l’aube, on pourra faire notre numéro !
Leur numéro , c’était une idée des serviteurs. Ils se transformaient en acrobate, jongleur , musicien et, ainsi accoutrés, ils pénétraient dans les villes et en profitaient pour échanger leur talent contre quelques provisions . Les braves serviteurs s’acquittaient honorablement de leur tâche, souvent au risque de leur vie. Les monastères étaient de bons refuges, mais ils n’ étaient pas toujours accessibles. Les cavaliers affrontèrent de nombreux dangers. Rien ne leur était épargné, le froid gelait leur visage et engourdissait leurs doigts, le vent et la pluie transperçaient leurs vêtements.

 

 

 

                                                Monastère cistercien de Clairvaux

 

Jehanne ne se plaignait jamais et tenait à assurer son tour de garde. En arrivant à Sainte Catherine de Fierbois, elle paraissait si fatiguée que ses compagnons lui dire :
-    Jehanne, repose-toi, derrière cette grange, nous montons la garde !
-    Non, mes amis ! Je ne dois pas vous causer d’ennuis !
Ils arrivèrent dans un refuge des Cordeliers où ils trouvèrent le gîte et le coucher. Cela ne les dispensait pas du tour de garde. Jehanne s’endormit dans une loge et Jean de Metz ne la réveilla pas, il assura les deux tours afin de la laisser reposer. A son réveil, Jehanne en fut très fâchée :
-    Mes amis, votre gentillesse me touche ! Mais n’oubliez pas que je dois être soldat en la guerre ! Et là, personne ne m’épargnera !
-    Mais, Jehanne ! dit Poulengy, la fatigue se lit sur ton visage, tu es épuisée !
-    Ma fatigue n’est qu’apparente ! Les saintes et l’archange saint Michel me soutiennent et me donnent la force de tenir !
A compté de ce jour, ils la considérèrent comme un soldat. 

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