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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 14:56

le 2 décembre 1804, Bonaparte se fait sacrer empereur des Français

 

sous le nom de Napoléon 1er à Notre-Dame de Paris, il ne rencontra aucune opposition. Le code civil, le Concordat avec le pape, le traité d’Amiens qui garantissait la paix avec l’Angleterre rassuraient les citoyens

 

 

 

18 mai 1804, Napoléon Bonaparte fut proclamé empereur par un sénatus – consulte suivi d'un plébiscite. Le 2 décembre 1804, Le pape Pie VII le sacra empereur en la Cathédrale Notre Dame de Paris

Paris profita de l’accalmie et de la renaissance des fastes aux Tuileries, notamment à l’occasion du mariage de l’Empereur avec Marie-Louise, fille de l’empereur d’Autriche . L’artisanat de luxe retrouva son dynamisme perdu sous la Révolution.

 Les réalisations grandioses de l’Empereur pour la capitale subsistent encore :

-         deux arcs de triomphe à la gloire de ses armées,

-          la colonne Vendôme,

-          la Madeleine

-          et la Bourse.

 La vie quotidienne des Parisiens fut améliorée par :

-         ouverture de marchés

-          et d’abattoirs,

-          meilleure distribution de l’eau,

-          circulation facilitée par le percement de nouvelles voies

-         et création de ponts sur la Seine.

 

 

                                     Sacre de Napoléon empereur des français

 

Napoléon tenta de mettre un terme à la série de guerres que menaient les monarchies européennes  contre la France depuis 1792. Il fonda « la Grande armée » et l’emmena à travers l’Europe,  obtenant de nombreuses victoires  face aux diverses coalitions montées et financées par le Royaume de Grande -Bretagne. L'historien britannique, Hobsbawn,  nota qu'aucune armée n'était allée aussi loin depuis les Vikings et les Mongls  et n'avait soumis autant de grandes puissances de son époque.

Napoléon Bonaparte réorganisa et réforma durablement l'État et la société. Il porta le territoire français à son extension maximale . Il comptait 134 départements en 1812. Il  transforma Rome, Barcelone, Amsterdam et Hambourg  en chefs-lieux de départements français. Il  devint président de la République italienne de 1802 à 1805, puis roi d’Italie du 17 mars 1805 au 11 avril 1814, il fut aussi médiateur de la Confédération suisse de 1803 à 1813 et protecteur de la Confédération du Rhin  de 1806 à 1813. Il gouverna la majeure partie de l’Europe continentale .

 Napoléon 1er  plaça les membres de sa famille sur les trônes de plusieurs royaumes européens :

-         Joseph à Naples puis en Espagne

-          Jérôme en Westphalie ,

-          Louis en Hollande  

-          et Murat , l’époux de sa sœur  à Naples

-          Il créa un Grand –duché de et soumit à son influence les puissances vaincues : La Prusse et l’Autriche 

En 1808, Napoléon créa la noblesse d’Empire  et récompensa ses maréchaux en leur donnant des titres de comte d’empire.

 

 

                                Napoléon sur le champ de bataille d\'Eylau, le 9 février 1807

 

 

Les grandes batailles :


  • Marengo ( 14 juin 1800 ) la victoire n'est pas encore vraiment à portée de sabres. La troupe du Consul a été fortement éprouvée, et il est difficile de reconstituer un semblant d'armée, et cela malgré les renforts. Mêlas, hier vainqueur, est maintenant dans une mauvaise passe. Il sait en plus que sa victoire de la veille n'aura aucune répercussion, si il perd celle-ci. Il envoie la colonne de Sachs contre les français. Le combat est d'une fureur absolue. Mais la charge de cavalerie de Kellermann (fils du futur maréchal) écrase les positions autrichiennes. Mêlas, à son tour, fait sonner la retraite, et repasse la Borda, avec 10 000 hommes en moins. Mais Bonaparte n'est pas fier de lui. Il a commis une série d'erreurs qui ont, dans un certains sens, coûté la vie au général Desaix, héros posthume d'une victoire miraculeuse. cette victoire a mis fin à la deuxième coalition.

 

  • Austerlitz ( 2 décembre 1805). Napoléon va laisser s'approcher les austro-russes pour mieux les combattre. Il renforce Davout pour contrer le grand colonel Buxtehude, et en contrepartie dégarnit le plateau. Les autrichiens, confiants, attaquent en masse. Vu l'expérience des soldats laissés par Napoléon, les ennemis, pourtant six fois plus nombreux, n'avance pas d'un centimètre, dans le courant de l'après-midi, le maréchal Soult referme l'étau, et entoure les austro- russes. L’empereur  pousse ensuite sa dernière pièce, personnifiée par Ney et Lannes, qui chargent les autrichiens avec violence. Les autrichiens sont écrasés, les russes se débandent vers les marais gelés. L'armée française, victorieuse, ne voit pas les positions ennemis, en raison d'un immense brouillard., Celui-ci se dissipe, et laisse la place à un miraculeux soleil qui illumine le champs de bataille. L'Empereur aperçoit la fuite des russes au loin, rendue difficile par la glace. Il donne l'ordre de monter son artillerie sur le plateau et de pilonner  les étangs gelés. La glace explose, et des dizaines de russes se noient dans l'eau glacée. On appela cet affrontement la "bataille des Trois Empereurs"

 

  • En Prusse et en Russie, quatrième coalition

    • Iéna ( 14 octobre 1806 )  les français se dirigent vers la Saale, et le maréchal Lannes met en déroute l'avant-garde allemande, dirigée par le prince de Prusse qui sera tué. Au nord, Davout détruit la moitié de l'armée prussienne.. La bataille d’Iéna débuta le 13 octobre à 7 heures du matin. Soult, sur la droite, avec sa puissante artillerie, pilonne les postions prussiennes les obligeant à se replier. Ney se poste en avant-garde et contient les contre-offensives allemandes.. Les prussiens se positionnent sur le plateau d'Iéna, qui est jugé imprenable. Mais le fantastique œil de Napoléon  change le reste de la bataille. Il observe des vignes, bordant tout le plateau. Il décide de faire passer ses hommes et le matériel à cet endroit ; les maréchaux approuvent, les français montent la colline. Mais les canons peinent dans leur ascension. L'Empereur décide de lancer l'assaut sans l'aide de l'artillerie. Celui-ci débute le14 à 6 heures du matin, sur des prussiens ébahis et mal réveillés. La victoire est totale, et les derniers régiments qui tentaient de s'enfuir sont pilonnés par l'artillerie ayant finalement réussie à gravir les derniers mètres pendant la bataille.

    • Eylau ( 8 février 1807 ) Napoléon se présente devant l'ennemi le 7 février. La ville est reconquise rue par rue, maison par maison. Les fantassins russes se sacrifient pour permettre à leurs artilleurs de se replier. Le lendemain, seul le cimetière d'Eylau est encore sous la main russo - prussienne. L'Empereur envoie la division du maréchal Augereau, qui encercle le périmètre. Soudain, une tempête de neige éclate, et les pauvres français, aveuglés par les bourrasques, se font décimer par la mitraille russe. L'étau se referme, et les soldats d'Augereau sont obligés de battre en retraite . Le brouillard se lève enfin, et Napoléon joue ses dernières cartes. Il crie à Murat : "Nous laisseras-tu dévorer par ces gens-là ?". Murat réunit tous les cavaliers disponibles. Pas moins de quatre-vingts escadrons font trembler le sol, plus de 8 000 cavaliers ébranlent la ville ! C'est d'ailleurs la plus puissante charge de cavalerie de l'Histoire. Les ennemis sont écrasés, et battent en retraite. Mais la situation n'est pas finie pour autant : Bennigsen fait donner la Garde Russe et attaque celle de Napoléon. Les cavaliers impériaux, déjà épuisés par la charge folle qu'ils viennent d'effectué, n'entendent pas les appels incessants de l'infanterie française. Au Nord le canon tonne. C'est le maréchal Ney qui  arrive sur le champs de bataille. Bennigsen donne l'ordre de la retraite. Il s'enfuit à l'aube du 9 février 1807, laissant derrière 20 000 morts et disparus. Napoléon, malgré tout vainqueur, a perdu 12 000 hommes, dont huit généraux. Augereau est blessé, et sans l'intervention spéciale du chirurgien Larrey, il serait probablement décédé, suite à ses blessures.


    • Friedland ( 14 juin 1807 )  Le 14 juin au matin, l'offensive française est lancée. Bennigsen, ignorant totalement le regroupement français, envisage de prendre Napoléon à revers La cavalerie de Grouchy s'élance avec fougue, brisant les lignes de fantassins russes, tandis que les canons français jettent des pluies d'éclairs et de feu sur les pauvres cosaques. Pendant ce temps, Mortier boucle le secteur de Königsberg. Le plan est en place, les russes sont cernés de toute part...

        A 17 heures, trois salves tirés par la Garde indique le renfermement du piège, le début de la fin pour les russes de Bennigsen. Ney prend le village de Sortlack et fond sur les soldats de Gortchakov. Toute la Grande Armée se met en marche. Les russes, détruits, se battent avec un courage qui forcent l'admiration, mais en vain. Leur retraite est impossible, Mortier est là. Reste un passage par Friedland. Bennigsen investit la ville, et entreprend la contre-offensive. Un regain d'optimisme se fait sentir : les troupes regagnent du terrain ; hélas pour les russes, une contre-attaque française anéantit tout espoir.

        A la tombée de la nuit, la bataille s'achève. La victoire est totale pour Napoléon. Sept ans, jour pour jour après Marengo, le génie de l'Empereur est toujours là......

    • Wagram ( 5-6 juillet 1809 ) A 8 heures, l'assaut français est lancé avec une puissance extraordinaire. A la nuit tombante, le combat ne baisse pas en intensité, et les autrichiens se défendent comme des lions. Grâce à ce courage désespéré, Napoléon a échoué dans sa tentative d'encerclement de l'armée de l'Archiduc. Les pertes ennemis sont terrifiantes (environ 10 000 morts et disparus). Le lendemain, à 2 heures du matin, les deux camps reprennent leur offensive respective. L'Archiduc concentre ses forces à Aspern, en tentant de faire tomber le village détenu par Masséna et Bernadotte. Les français, sous la fantastique pression autrichienne , les deux chefs français sont obligés de se replier sur Wagram. A ce moment précis, la situation commence à devenir critique, et Napoléon aurait pu perdre la bataille, sans le fameux "coup d'oeil" qui l'a sauvé dans maintes occasions. A 14 heures, l'Empereur rassemble ses forces sur Aspern pour, à première vue, reconquérir la ville. Mais les projets de Napoléon sont tout autres : il veut contourner des deux côtés l'armée autrichienne, et après anéantissement de celle-ci, fondre sur les derniers carrés encore debout de la ville. Pour cela, il ordonne à Drout d'exécuter la manoeuvre. Cet ancien général, habitué de longues dates des techniques de guerre de l'Empereur, surnommé le "Sage de la Grande Armée", va mettre en place la plus formidable batterie d'artillerie dans une bataille : pas moins de 100 pièces de canons sont rassemblés en un même point, anéantissant les charges autrichiennes. Il lance ensuite les puissantes charges françaises, menées par le célèbre général de Lasalle, qui malheureusement décèdera des suites de ses blessures. L'armée autrichienne de l'archiduc Charles est presque totalement anéantie, les maigres bataillons survivants de la tuerie s'enfuient déjà vers Vienne en laissant plus de 40 000 morts sur le plateau de Wagram, contre 20 000 pour les français.

        Cette fantastique victoire,  se soldera par la capitulation de l'Empereur d'Autriche , le neveu de Marie-Antoinette, qui donnera sa fille à marier à Napoléon, laquelle deviendra la nouvelle Impératrice de l'Empire après Joséphine...

     

     

     

                        L'Empereur Napoléon sur le champ de bataille de Friedland

     

 

 

 

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