Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Le Temple Souterrain du Nucléaire a trouvé sa place au coeur de la LORRAINE ! Notre Lorraine, si souvent meurtrie par des guerres fraticides, doit donc servir de Mausolée aux mânes radioactives et mortelles ! Le limon de notre Terre s'est déjà si souvent mêlé au sang des hommes courageux qui défendaient leur sol avec détermination qu'on ne peut accepter ce cimetière d'où, sournoisement :
la maladie et la mort s'échapperont pour frapper nos enfants, petits-enfants et toutes les générations futures !
La machine infernale est en route : CDR55 / Communiqué du 23 décembre 2009
4 villages meusiens ont été sélectionnés par l’Andra et « livrés » au gouvernement en cette fin d’année pour les travaux d’enfouissement des déchets nucléaires : Bure, Bonnet, Ribeaucourt, Mandres.
"BURE, sujet tabou chez les élus meusiens, loué par les ministères et... imposé aux habitants sans avoir jamais été débattu"
Et pourtant :
Les risques sont énormes ! Je me répète certainement mais on ne peut pas rester silencieux devant ce qui se prépare ! On nous dit : " On a déjà dépensé 500 millions d'euros, on ne peut pas arrêter ! " et nous on répond : " que faites-vous des dangers connus et inconnus de ces enfouissements ?"
Le sous-sol n'est pas sûr :
l’ANDRA s’interroge sur « l’existence éventuelle d’une structure majeure qui présenterait un jeu à composante uniquement décrochante sans jeu apparent vertical. Une faille de ce type présenterait une continuité kilométrique et s’accompagnerait d’une bréchification et d’une fracturation des formations affectées avec cristallisation de calcite. Elle devrait être observée en cartographie géologique ce qui n’a pas été le cas dans l’environnement de la zone retenue »Cependant, elle devrait apparaître sur cette zone...
Revenons à l’étude IRSN : Une autre conclusion importante est que de nombreuses failles témoignent de mouvements tectoniques décrochants pendant l’histoire géologique … Ceci peut avoir une influence sur les circulations hydrauliques dans la mesure où la compression (montrée par l’ovalisation des forages) peut contribuer à la (ré)ouverture de ces fractures.…
Dans le contexte géologique de Bure, l’eau est abondante. La station pluviométrique de Sailly, à quelques kilomètres du site de Bure, indique une hauteur de pluie annuelle de l’ordre de 1100 millimètres, c’est-à-dire environ deux fois plus que dans la région parisienne. Même la Règle Fondamentale de Sûreté prévoit un relâchement des radionucléides au bout d’un temps que personne ne peut prédire. Il est certain que toute cette eau dispose de très nombreux chemins (failles, fractures, diaclases etc…) pour arriver jusqu’aux colis de déchets, si jamais on s’aventure à en déposer dans le sous-sol. Et après, que se passe-t-il ? Il a été démontré que le Plutonium était soluble et se trouvait être un corps assez mobile dans le sous-sol. Rappelons que le Plutonium est à la fois un puissant chimiotoxique (à la dose du microgramme) et un puissant radiotoxique. Le site de Bure est placé tout en amont du bassin versant de la Marne, ce qui veut dire que les relâchements de radionucléides iront se répandre en aval de ce bassin, c’est-à-dire dans la région parisienne où les eaux de la Marne sont utilisées pour la distribution aux populations. Il a été démontré que les réseaux aquifères souterrains de la Marne et de la Meuse étaient en communication. Par conséquent si l’un est pollué l’autre l’est automatiquement.
Cela fait que si le bassin parisien est touché, l’Europe du Nord le sera aussi. Cette migration des radionucléides est également envisagée par l’Andra dans son rapport de synthèse Dossier 2001 Argile de décembre 2001, p.p. 79-82, 119,120. avec cette terrible précision : « Il est visible que la Meuse est un drain important pour cette nappe puisque les courbes isopièzes convergent vers sa vallée. En rive gauche de la Meuse, même si le pendage des couches est dirigé vers l’ouest, les courbes isopièzes montrent que l’écoulement se fait vers l’Est. » (voir le texte « Histoire d’eau » de A. Mourot septembre 2003)