Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Le chef de l’Etat etait attendu samedi au salon de l’Agriculture, lieu maudit du sarkozysme, au même titre que les cités de banlieue ou les ports de pêche bretons. Le «casse-toi pauvre con», lancé en février 2008 à un visiteur qui refusait la main tendue du Président est déjà gravé dans les annales comme un grand moment du quinquennat.
Dans ces endroits où Sarkozy n’est particulièrement pas bienvenu, les organisateurs savent faire le nécessaire pour prévenir tout dérapage. L’an dernier, ils avaient choisi de programmer la visite présidentielle le dernier jour du salon, à 08h30, avant l’ouverture au public. Cette année, ils ont choisi d’être plus audacieux: comme le veut la tradition, le président de la République inaugurera lui-même le salon et participera même à une «table ronde» avec des agriculteurs triés sur le volet. Pour que tout se passe bien, le ministère de l’Agriculture a été prié de garnir les bancs du public une heure avant le début du débat
Arrivé à 8h30 porte de Versailles (Paris XVe), Nicolas Sarkozy a inauguré samedi matin la 48e édition de la plus grande ferme de France. Un virage à 180° par rapport à l'an dernier : nombre d'agriculteurs lui avaient reproché son absence lors de l'ouverture du Salon. Dans les allées, le président prend son temps. «C'est une bonne visite, c'est une visite à la Chirac», commente le chef de file des députés UMP et ancien syndicaliste agricole, Christian Jacob.
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Dans le hall principal, le chef de l'Etat a immédiatement été sollicité par des éleveurs inquiets. «Il faut absolument revoir les prix à la production, sinon on va mourir», lui a notamment dit l'un d'eux, tandis que d'autres le pressaient de questions. Accompagné du ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, le président s'est voulu rassurant. «On est 6 milliards d'individus sur terre, on sera bientôt 9 milliards, on aura toujours besoin de vous. Vous ne disparaîtrez pas. Vous continuerez à exister, mais pas de la même manière.»
Une table ronde avec des agriculteurs issus des différents terroirs et filières du pays a débuté peu avant 11 heures. L'entourage avait précisé que l'excursion du président au Salon serait l’une de «ses plus longues». A moins d’un an et demi de la présidentielle, la précision n’est pas anodine.
Au cours de sa visite, le chef de l'Etat s'est attardé auprès des éleveurs dans le hall 1, prenant le temps de goûter les produits, de poser pour des photos ou de signer des autographes. «Il est resté une quinzaine de minutes avec nous, on l'a senti plus à l'écoute», a fait remarquer Ludovic Madec, qui exploite un troupeau de 90 bovins à viande dans le Finistère. Le temps aussi d'écouter les inquiétudes des agriculteurs, comme sur la question des suicides ou les relations avec les banques à propos des échéances de dettes. «On a pris la crise du siècle, on me critique mais enfin il fallait bien quelqu'un qui agisse», a dit Nicolas Sarkozy, reprenant un credo habituel.
«Je ne laisserai pas insulter les agriculteurs»
Le salon qu'inaugure aujourd'hui Nicolas Sarkozy prend place dans un contexte difficile pour nombre d'agriculteurs, éleveurs en tête, également cibles d'une campagne des écologistes. Sarkozy a qualifié samedi de «particulièrement déplacée» la campagne d'affichage de France Nature Environnement (FNE) comportant des visuels et slogans choc sur les OGM, les pesticides et les algues vertes. «On n'oppose pas les Français les uns contre les autres, on essaie de les rassembler. On ne combat pas l'intolérence en étant intolérants», a ajouté le président, en invitant le profession à ne pas répondre sur le même ton. «Répondez en étant sérieux, avec des arguments. Je ne laisserai pas insulter les agriculteurs.» Face à la polémique qu'elle a soulevée, l’association France Nature Environnement a décidé « par souci d’apaisement» de ne pas participer aux trois tables rondes auxquelles elle était conviée.
650 000 visiteurs sont attendus au Salon. L’occasion, pendant dix jours, d’aller à la rencontre des agriculteurs et de leurs produits.
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