Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
La sécurité alimentaire est aujourd'hui exigée par le consommateur. A la suite de crises comme celle dite de la vache folle, le besoin s'est exacerbé et des directives européennes sont venues renforcer les réglementations existantes. On parle désormais de traçabilité de la fourche à la fourchette.
Objectif: pouvoir remonter la chaîne pour réagir le plus vite possible, opérer les retraits ou prendre les mesures défensives qui s'imposent. La traçabilité l'autorise, et plus les entreprises mettent en place des solutions leur donnant une bonne visibilité des lots produits, plus l'impact d'un incident sera limité.
La filière agroalimentaire comporte beaucoup de petites entreprises. Un problème sanitaire peut leur être fatal.
La traçabilité des produits alimentaires, voire la sécurité alimentaire sont aujourd’hui devenues des préoccupations constantes pour tous les acteurs de la chaîne alimentaire. Les professionnels, producteurs, transformateurs, distributeurs doivent identifier et résoudre les points critiques, respecter la réglementation, effectuer des autocontrôles ; les services publics doivent établir et faire respecter les réglementations relatives à la maîtrise de l’hygiène ; les consommateurs doivent être informés de la nature des produits et savoir manipuler et conserver les produits qu’ils achètent grâce à un étiquetage bien identifiable. Et fait nouveau, les emballages agroalimenbtaire font eux aussi l’objet d’une traçabilité
Objectifs :
Déterminer l’origine des composants des produits alimentaires, connaître les conditions de production et de distribution des produits.
Faciliter le retrait du marché des produits susceptibles de présenter un risque.
Etre un outil d’amélioration de la qualité hygiénique (DLC...) et gustative (AOC, label, agriculture BIO...) du produit.
Apporter le maximum de garantie et d’assurance aux consommateurs.
S’imposer comme un véritable argument de vente et de marketing pour le
Le système d’identification et d’enregistrement des données est un outil de base essentiel utilisé notamment dans le cadre des contrôles de la santé animale pour la détection et l’éradication des maladies, mais aussi dans le cadre des contrôles des aides animales, pour bien identifier les animaux éligibles et vérifier leurs mouvements et devenir.
Chaque Etablissement départemental de l’élevage (EDE) gère l’identification des animaux de rente en France. Les EDE attribuent aux cheptels bovins, ovins, caprins et porcins un numéro de cheptel (dit n° EDE du cheptel) à 8 chiffres :
les 5 premiers désignent les numéros du code INSEE du département et de la commune,
les 3 suivants désignent un numéro propre à l’élevage dans la commune.
Les animaux des espèces bovine, ovine et caprine doivent être en outre identifiés individuellement.
L’exemple de l’identification des bovins
L’identification des bovins a été redéfinie en 1998 pour répondre aux exigences européennes en matière de traçabilité de la viande bovine et des produits à base de viande bovine.
Elle comporte :
l’apposition aux deux oreilles d’une boucle plastique agréée de couleur saumon comportant 10 chiffres précédés du code pays (FR pour la France) matérialisés également par un code barre :
les 2 premiers numéros correspondent au chiffre du département
les 4 derniers chiffres, imprimés en gros caractères pour être facilement lisibles par l’éleveur, forment le numéro de travail,
l’inscription des données de l’identification sur un registre des bovins tenu sur l’exploitation. L’éleveur y mentionne toutes les naissances, entrées et sorties (vente, abattoir, équarrissage),
l’enregistrement des informations relatives notamment aux détenteurs d’animaux, aux exploitations, aux animaux détenus, à leurs mouvements et à leur identification dans la base de données nationale d’identification (BDNI) et de traçage des bovins et de leurs produits.
L’éleveur identifie lui-même les animaux nés sur son exploitation avant l’âge de 7 jours. Il notifie à l’EDE, dans un délai de 7 jours toute naissance entrée et sortie ainsi que la perte d’une boucle par animal.
L’EDE édite pour chaque animal, un document appelé "passeport d’un bovin" comportant les références de l’élevage (numéro de cheptel) et de l’animal (date de naissance, origine, numéro...).
Des contrôles sont réalisés dans les élevages et tous les points de rassemblement de bovins par les agents des Directions départementales des services vétérinaires pour vérifier la bonne exécution de ces dispositions.
Pour en savoir plus : Contactez votre Direction départementale des services vétérinaires
Sources :
http://www.tracenews.info/-Agroalimentaire-.html
http://agriculture.gouv.fr/identification-et-tracabilite