Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Chez Robert Baudricourt
De bon matin, l’oncle Durand Laxart* attela le cheval à la charrette et il emmena Jehanne à Vaucouleurs. Il l‘accompagna au château du gouverneur Français, Robert de Baudricourt. Les soldats les annoncèrent et Baudricourt, toujours prêt à écouter les gens du peuple, les reçut rapidement.
- Braves gens, vous êtes les bienvenus ! Parlez, je vous écoute ! dit-il
Jehanne s’avança et parla :
- Sire, des voix du ciel me commandent d’aller en la guerre, d’enlever Orléans aux Anglais et de faire sacrer le Dauphin à Reims !
- Et qui te parle ?
- Sainte Catherine, sainte Marguerite et l’archange saint Michel !
Baudricourt éclata de rire en s’écriant :
- Les Saints te parlent ! A toi, une paysanne ! Pour qui te prends-tu ? Tu crois accomplir des miracles avec ta cote de paysanne ?
- Je mettrai habit d’homme, s’il le faut !
- Une femme en habit d’homme ! Serais-tu devenue folle ?
- Non, Sire ! C’est la meilleure tenue pour chevaucher ! Je dois aller à Chinon pour parler au gentil Dauphin !
- Pour lui dire que tu vas le faire sacrer roi ! Tes voix du ciel ont perdu la raison !
Puis, s’adressant à Durand Lassart :
- Et vous qui accompagnez cette fille , qui êtes-vous ?
- Son cousin, Sire !
D’une voix tonitruante Baudricourt hurla :
- Alors, ramenez cette fille chez son père pour qu’il la corrige ! S’il ne le fait pas sachez que je le ferai moi-même !
Vestiges du château de Vaucouleurs
Tandis que l’oncle Durand se dirigeait vers la sortie, Jehanne s’adressa de nouveau à Baudricourt :
- Sire, si vous voyez le Dauphin Charles, dites-lui de ne point livrer bataille, Dieu lui enverra du secours avant la mi-carême 1429
Courroucé, hors de lui, Baudricourt s’exclama :
- Qui es-tu donc pour oser donner des ordres au Dauphin ? Serais-tu encore plus folle que je ne le pensais ? Hors de ma vue ! Gardes ! Sortez- moi cette fille d’ici !
Bertrand de Poulengy était au fond de la salle et avait tout entendu. Il vit sortir la jeune fille entre les gardes et fut étrangement surpris par son calme et son regard doux. « Cette fille ne semble pas folle ! se dit-il » Il en fit part à son ami, Robert de Baudricourt qui s’écroula de rire . Mais, Bertrand de Poulengy fut hanté toute la journée par ce visage serein et ce regard déterminé.
Vestiges du château de Vaucouleurs
Durand Lassart et Jehanne reprirent le chemin de Burey en Vaux . Jehanne resta encore une semaine, Blanche avait retrouvé la santé et toutes ses forces , Durand ramena la jeune fille à Domremy,..où les voix revinrent inlassablement en la suppliant :
- Jehanne, Jehanne, il te faut changer de vie et aller en la guerre ! Va à Chinon, voir le Dauphin Charles !
Elle ne trouvait plus le sommeil, son visage fatigué et son regard triste intriguèrent ses parents. Son père se reprit à penser à son rêve insensé où il voyait Jehanne partir avec les soldats .Chaque fois qu’une troupe passait au village, il sermonnait Jehanne :
- Je ne veux pas te voir autour des soldats ! Reste à la maison et travaille avec ta mère !
Isabelle essayait de le modérer mais se trouvait désarmée devant la colère de Jacques. Jacquemin et Pierrelot venaient au secours de leur sœur comme ils le pouvaient .
- Père, Jehanne est fatiguée ! Elle travaille de plus en plus ! Elle soigne les bêtes, file et coud avec notre mère ! Elle ne prend pas une minute de repos !
- Père ! Jehanne croit en Dieu et prie beaucoup ! Ce n’est pas une « fille » qui court derrière les soldats !
Le père reprit avec force :
- Si cela était, je l’étranglerais de mes propres mains !
* Laxart ou Lassart