Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Mai 1428, second message….
Une joie illumina 1428, ce fut, en début d’année, le mariage de Catherine avec Jean Colin, le fils du maire de Domremy. Les jours passaient, amenant leur cortège de nouvelles plus ou moins rassurantes. Jean manquait et l’inquiétude habitait la maison. Le père, d’apparence si solide, ne s’était pas habitué à cette absence. Ses épaules s’étaient voûtées, son front s’était barré de rides profondes et son regard, avant si gai, ne reflétait plus que de la tristesse. Ses grands éclats de rire, qui faisaient vibrer la maison, avaient disparu ! Le refus de mariage de Jehanne le tourmentait toujours. Isabelle comprenait son cher époux mais, son cœur gros de chagrin renfermait ce fleuve de larmes sans jamais déborder. Elle l’apaisait tendrement :
- Jacques, quatre de nos enfants sont près de nous ! Ne gâchons pas leur vie avec notre chagrin ! Nous devons vivre pour eux ! Jean a choisi le métier des armes, que Dieu lui vienne en aide !
- Oui Isabelle ! C’est bien, tu as du courage pour nous deux ! Je t’admire !
Ce matin de mai 1428, Jehanne devait s’occuper du troupeau communal avec ses amis. Comme elle le faisait souvent, elle coupa par le potager. En regardant l’église, elle fut frappée en plein visage par une lueur qui la paralysa. Elle se souvint du premier message et tomba à genoux en appuyant fortement ses mains sur ses oreilles et en fermant les yeux. Malgré cela, elle entendit les Saints . Ses bras tombèrent, ses yeux s’ouvrirent et Jehanne vit une si grande tristesse sur les visages des voix, qu’elle se prosterna en implorant leur pardon ! Elle entendit :
- Jehanne, apprends à te gouverner, sois calme, prie et crois en Dieu ! Il t’a choisie pour sauver le royaume de France ! Tu dois aider le dauphin Charles !
- Comment ! Mais comment ! demanda Jehanne
- Dieu te viendra en aide ! Jehanne va voir le dauphin Charles à Chinon et tu le feras sacrer roi à Reims !
Le silence tomba sur le jardin et Jehanne sursauta en entendant les appels de sa mère. Elle courut vers la maison, Isabelle la réprimanda doucement :
- Jehannette, tes amis attendent avec le troupeau, dépêche-toi !
Elle les rejoignit en courant et se montra enjouée. Elle taquina Pierrelot qui rêvait toujours d’être soldat, pour rejoindre son frère Jean. Le temps était radieux et la journée passa vite . Le lendemain matin, un ami du cousin Durand Lassart , de Burey en Vaux, passa à Domremy. Il parla de la grande fatigue de cousine Blanche qui avait beaucoup de mal avec ses petits. Le cœur de Jehanne bondit, elle était toujours prête à rendre service ! Du regard, elle supplia son père puis, elle demanda :
- Père, peux-tu me donner la permission d’aller aider cousine Blanche à retrouver la santé !
Jacques interrogea Isabelle du regard qui acquiesça, puis il grommela :
- Oui ! Blanche a besoin d’aide et toi tu as besoin de changer d’air !
Jehanne ne perdit pas de temps, elle rassembla quelques vêtements et profita de la charrette du paysan pour rejoindre Burey en Vaux .
Quand elle arriva chez ses cousins, elle fut accueillie à bras ouverts. Blanche s’exclama :
- Ma Jehannette ! Quelle joie de te voir !
- Blanche, je viens t’offrir mon aide ! Tu es trop fatiguée pour t’occuper seule de tes enfants !
- Merci ma Jehannette ! Je n’osais pas te demander, mais tu es la bienvenue !
Jehanne était là depuis deux semaines , elle avait remis la maison en ordre, elle préparait les repas et soignait les petits. Cousine Blanche reprenait des forces et se remit à accomplir les tâches journalières avec Jehanne .
Jehanne avait une grande confiance en son cousin Durand Lassart qu’elle appelait « oncle Durand » Elle lui raconta ce qu’elle n’osait pas dire à ses parents, le message des voix ! Elle lui expliqua calmement :
- Oncle Durand, j’ai lutté pendant trois longues années et je n’ai pas pu les oublier ! Il y a un mois, elles sont revenues, encore plus insistantes que la première fois ! Cette fois, j’ai pris ma décision !
- Que veux-tu faire Jehannette ? soupira Durand Lassart
- Cher oncle, emmène-moi chez Baudricourt, le gouverneur de Vaucouleurs !
- Es-tu bien décidée ma fille ?
- Oui, oncle Durand !
- Bien, nous partirons demain matin ! J’en profiterai pour aller chez le charron !