Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Déchets nucléaires : Bure pour l'éternité
http://www.lest-eclair.fr/index.php/cms/13/article/449254/DOSSIER__Dechets_nucleaires___Bure_pour_l_eternite
Une échographie du sol jusqu'à 165 millions d'années
Si le site de Bure a été retenu, c'est en raison de la couche d'argilites qui correspond à une couche de roche âgée d'environ 160 millions d'années. Une roche caractérisée par une très faible perméabilité, souligne l'Andra. En effet, l'eau n'y parcourt qu'un centimètre en 30 000 ans. Sans parler de fortes capacités de rétention chimique des éléments. L'Andra indique par ailleurs dans sa communication que ces propriétés « permettent de retarder et de limiter la migration, dans le milieu géologique, des atomes radioactifs contenus dans les déchets le temps nécessaire à leur décroissance ».
Le site accueillera des déchets à haute ou à moyenne activité (soit 5 % du volume des déchets radioactifs mais 99 % de la radioactivité totale) durant 100 ans.
Les résidus hautement radioactifs non réutilisables, sous forme de poudre, seront incorporés à une pâte de verre puis coulés dans un colis en inox. Un colis de 490 kg ne comptera que 11 kg de produits radioactifs.
Quant aux déchets de moyenne activité, ils seront placés dans des conteneurs puis dans du béton avant d'être stockés dans l'argile.
S'agissant des déchets à haute activité, les zones
de stockage seront construites de manière progressive sous la forme d'alvéoles. Un dossier conçu en 2005 prévoit le creusement de 5 000 alvéoles dans lesquelles 6 à 22 conteneurs pourront être stockés. Ce qui n'exclura pas la poursuite des contrôles. « Des milliers de mesures et analyses continueront d'être effectuées sur et autour de l'installation », souligne encore l'Andra.
Son objectif : passer à terme d'une sûreté active à une sûreté totalement passive, où aucune action de l'homme ne sera plus nécessaire.
Sources : L’est-éclair du 26 mai 2010