Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Le grand enfouissements de déchets radioactifs hautement contaminés de Meuse du Sud ( Mandres, Bonnet, .....) a déjà enfoui des millions d'euros, combien de vies enfouira-t-ils ?
Expositions et risques :
Faibles doses
On appelle « faibles doses » les doses inférieures à 100 mSv,
et « très faibles doses » celles de quelques mSv ou moins.
Les personnes pouvant être exposées aux faibles doses de rayonnements ionisants d’origine artificielle sont notamment :
- les praticiens des examens radiologiques ou de médecine nucléaire ;
- les travailleurs de l'industrie nucléaire, lesquels subissent (sauf circonstances accidentelles) des expositions inférieures à 50 mSv. Il n’est pas observé, à ces niveaux de dose, d'augmentation de la fréquence des cancers et leucémies.
Il n’en a pas été de même dans le passé dans certains cas, tels que :
- les cancers des os chez les peintres de cadrans lumineux (radium) ;
- les cancers hépatiques chez les malades ayant reçu des injections d’oxyde de thorium ;
- les cancers du poumon chez les travailleurs ayant manipulé du plutonium.
Risques tardifs redoutés après une exposition aux rayonnements ionisants.
Après irradiation à forte dose et/ou débit de dose, un excès de cancer a été observé dans pratiquement tous les organes et tissus. Il n'y a pas de spécificité clinique apparente des cancers radio-induits.
Certains types de cancers sont considérés comme inductibles par les rayonnements ionisants. Par exemple, la leucémie myéloïde aiguë peut être radio-induite alors que la leucémie lymphoïde chronique ne l’est pas.
L'âge au moment de l’exposition influence le risque de cancer. Ex : le cancer de la thyroïde (cancer de type papillaire) dont le risque d’apparition est augmenté si l’irradiation a lieu pendant la période de croissance (du fœtus à l’adolescent), avec un risque relatif de 7,7 par Gray.
Le temps de latence est long entre l’irradiation et l’apparition des cancers. Il est variable selon le type de cancer (leucémie : 2 à 10 ans, cancers solides : 5 à 10 ans ou plus).
Parmi les cancers, on distingue :
- les leucémies dont la fréquence globale est faible (2,5 pour 100 000), variant peu en fonction de l’âge, mais ce sont les types de leucémies qui varient aux différents âges de la vie. Certains types sont radio-inductibles (en particulier les leucémies myéloïdes aiguës) ;
- les tumeurs solides avec :
- les sarcomes, tumeurs du tissu conjonctif (tissu de soutien). Ils sont peu fréquents, les types histologiques varient au cours de la vie : par exemple, l’ostéosarcome « spontané » (sarcome de l’os, plutôt situé au niveau du genou) apparaît chez l’enfant et l’adolescent. Les ostéosarcomes spontanés sont exceptionnels chez l’adulte après 40 ans. Des ostéosarcomes radio-induits ont été observés au niveau de l’orbite chez des personnes qui avaient été irradiées pendant l’enfance pour des tumeurs de la rétine, au niveau des mâchoires chez des femmes, peintres de cadrans lumineux, qui avaient été exposées de façon chronique à des sels de radium (radium 226
Sources : http://www.villesurterre.com