Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
( suite ) Le voyage
Après avoir chargé leurs bagages sur le navire, Samuel, Sarah et leurs trois enfants trouvèrent une place assez confortable. Le commandant compatissait au malheur de cette famille qu’il essaya d’installer dans un endroit discret, à l’abri des regards de l’ensemble de l’équipage, il craignait la haine et la violence des marins espagnols qui soutenaient souvent l’action de leurs souverains qui ne pensaient qu’à purifier l’Espagne ! Le navire avait quitté le port et atteignait la haute mer quand des cris et des hurlements arrivèrent jusqu’à eux. Soucieux, Samuel ordonna :
Chacun se recroquevilla sur lui-même, la tête dans les mains et les oreilles aux aguets. Le commandant arriva au pas de course et prit le père à part. David aurait voulu entendre ce qu’il disait et savoir ce qui se passait mais la seule réponse de Samuel fut :
La situation semblait grave, ils s’exécutèrent donc sans discussions. Après une bonne heure de bruits de lutte, le calme revint. Cependant, la famille resta confinée dans son réduit en communiquant à voix basse. La petite Eve souffla dans l’oreille de son frère :
David lui caressa doucement la joue en souriant.
Les enfants souffraient de ne pas pouvoir se dégourdir les jambes, ils pensaient à leur grande maison entourée d’oliviers où ils jouaient et couraient toute la journée. Ce qui les attristait le plus, c’était de savoir que leurs grands-parents étaient restés en Espagne, dans leur pays où tout était devenu si dangereux pour les Juifs.
Les nuits et les jours se succédaient, toujours aussi incertains. Ils dormaient sur le sol, emballés dans des couvertures et serrés les uns contre les autres. Un matin, fatiguée, Sarah fut incapable de se lever, son dos la faisait extrêmement souffrir.
Samuel n’était pas un expert du massage mais il fit ce qu’il put pour soulager sa pauvre épouse qui se sentit beaucoup mieux. Ils déjeunaient, loin de tous les regards quand le second, ami du commandant, arriva avec un sac et sans ménagement dit :
Samuel s’excusa et ordonna aux siens de faire ce que l’homme ordonnait
En voyant le désarroi des enfants, le marin donna une tape amicale à David et murmura :