Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
( Suite )
Il aidait volontiers sa mère et ses sœurs, il ne les fit pas attendre. Le travail ne manquait pas, la tête pleine de nostalgie, chacun fit son bagage. Minutieuse et organisée la mère les aida à ne prendre que tout ce qui était utile. Eve, la plus jeune demanda timidement :
Les trois enfants se trouvèrent devant un choix difficile.
La gorge serrée, Sarah regardait ses enfants affairés au rangement quand Samuel arriva et d’une voix enjouée annonça :
- Vous êtes formidables mes grands ! Vous avez déjà bien travaillé ! Venez goûter le bon gâteau de votre grand-mère.
Ce fut une envolée joyeuse qui se précipita à la cuisine, tous se régalaient mais le visage de David restait pensif et un voile de tristesse filait dans son regard sombre. Samuel s’assit avec eux et se mit à parler :
Toute la famille s’était groupée autour de Samuel et écoutait attentivement. Chacun semblait prêt à faire ce long voyage vers l’inconnu. Des questions se pressaient dans l’esprit de David, il ne put s’empêcher de demander :
Le jour se leva avec le soleil, Samuel, Sarah et les enfants s’installèrent dans la diligence, ne voyant pas ses grands-parents, David se précipita à la maison. Là, il vit son grand-père Isaac assis, tenant la main de sa grand-mère. Il aurait voulu hurler mais, la sérénité qui émanait de leur visage l’en empêcha. Il s’agenouilla, posa sa tête sur leurs genoux en murmurant :
Les yeux embués de larmes, David sauta dans la voiture. D’un claquement de fouet, le cocher fit décoller l’attelage, suivi du chariot de bagages. La route empierrée et blanche défilait, bercés par les cahots, les plus jeunes s’endormirent. Après plus d’une semaine, la Corogne se dressa devant eux, ils se dirigèrent directement vers le port. C’était très animé, des navires déchargeaient leur cargaison, d’autres chargeaient ! C’était une fourmilière humaine. Samuel partit à la recherche du navire. Le temps passait et David trouvait le temps long. Son père ne revenait pas et la nuit commençait à tomber. Des idées sombres envahirent ses pensées, « Je dois aller à sa recherche ! » pensait-il. A bout de nerfs, il s’écria :
Samuel avait du mal à se résigner, il était prêt à désobéir quand Samuel arriva en courant : « Notre navire marchand est là ! On y va ! »