Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
(suite) Après l’habillage, ils ressemblaient à une simple famille espagnole, sans signe distinctif, pouvant dévoiler leur appartenance au peuple juif, ce qui leur permit de revoir la lumière du jour et de prendre l’air sur le pont. Alors qu’ils s’extasiaient devant le coucher du soleil, des vagues géantes frappèrent violement les flancs du bateau, et le vent se mit à souffler en tempête. Samuel comprit immédiatement le danger de rester sur le pont et entraîna toute la famille dans son refuge. Les rafales soulevaient des montagnes d’eau qui secouaient le bâtiment. Tous les hommes d’équipage étaient à leur poste, prêts à agir dans toutes les situations. Le tangage devint insoutenable et les enfants étaient malades. De ses grands yeux sombres, David fixait ses parents d’un air interrogateur. Samuel le rassura :
Samuel acquiesça de la tête et leur conseilla de fermer les yeux pour trouver le sommeil. Bercés par le roulis et les hurlements du vent, les enfants finir par dormir,. Enfin, le jour se leva, ils avaient traversé la zone de tempête sans dégâts importants. Les parents n’avaient pas fermés les yeux de la nuit et le silence de la mer réveilla les jeunes. Eve, blottie contre sa sœur Myriam, bâilla, s’étira et d’une petite voix timide demanda :
Myriam, la cadette, qui parlait peu, tellement elle était stressée, implora :
Samuel était accablé, ce que sa fille venait de lui avouer, l’avait plongé dans une profonde torpeur, il cacha son désarroi et d’une voix calme répondit :
La jeune fille, tremblante, resta immobile et muette.
Le jeune garçon réfléchit et murmura :
Ils discutaient sérieusement et préparaient leur nouvelle installation dans un pays inconnu quand des coups et des cris stridents arrivèrent à leurs oreilles. Ils se turent et écoutèrent attentivement le déroulement de cette scène de violence. Sarah serrait ses deux filles contre elle, David trépignait et bredouilla :
Samuel n’eut pas le temps de réagir qu’il était déjà parti. Le jeune garçon se faufila à travers le navire et atteignit le pont. Il s’arrêta net et vit une bagarre de matelots. Les uns semblaient vouloir dévaliser une dizaine de personnes qui étaient entassées dans un coin alors que les autres les défendaient. Immobile et plaqué contre une paroi, David observait, attendant le dénouement de ce combat d’une extrême violence. La solution arriva avec le commandant qui hurla en tirant en l’air :