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Naquit à Vaucouleurs en 1743, fut guillotinée à Paris en 1793
Elle était la fille naturelle d’une couturière et d’un percepteur, qui ne la reconnut pas ,
Jeanne Bécu reçut une brève éducation dans un couvent puis, à quinze ans, devint employée chez une modiste, à Paris.
Jeanne Bécu, dite « de Cantigny », ou « Mlle de Vaubernier », était issue par sa mère d'une famille de domestiques, attachée à la cour de Lorraine à Lunéville. Une de ses grands-mères, Anne-Jeanne Husson, avait vécu à Versailles avec son mari Fabien Bécu, dit de Cantigny, maître rôtisseur, elle était au service de la « belle Ludres », une des maîtresses de Louis XIV.
A dix-sept ans, Jeanne Bécu devint vendeuse dans une luxueuse boutique de mode « les traits galants » rue Saint Honoré à Paris, qui appartenait à un notable parisien, Jean-Baptiste Buffault, échevin,. Ce personnage fut aussi administrateur de l'Opéra, puis devint l'homme d'affaires et le confident de la comtesse Du Barry.
Charles Henri Sanson, fils du bourreau de Paris, avant d'embrasser lui-même cette carrière, fit la connaissance de Jeanne qui résidait à cette époque rue du Bac à Paris.
L'abbé Gomard, aumônier des condamnés, était devenu un proche de la famille Sanson. Cet abbé, qui aurait eu une vie agitée avant de prendre l'habit, se prétendait être l'oncle et le protecteur de celle qui se faisait alors appeler Jeanne de Vaubernier
Soucieux de la vie désordonnée de galanterie que Jeanne semblait avoir adoptée si jeune, l'abbé s'était inquiété du devenir de sa protégée auprès de ses amis Sanson,. Le destin fit que Charles Henri Sanson, qui après avoir joué les bons offices auprès de Jeanne Bécu, par amitié pour l'abbé Gomard, fut ensuite son bourreau.
Jean-Baptiste du Barry, dit Le Roué, gentilhomme toulousain, connu dans les milieux de la galanterie parisienne, la remarqua alors qu’elle n'avait que 19 ans. Il en fit sa maîtresse et, pendant un temps, elle fit les honneurs de l'hôtel Du Barry à Paris où, selon Fabre de l'Aude, venaient beaucoup de personnages remarquables, appartenant au monde de la littérature et des arts. Du Barry était en effet un amateur de musique et surtout de peinture, doublé d'un mécène, et c'est à son contact que Jeanne, dite Mademoiselle de Vaubernier, dans le monde, se forma à la culture des beaux-arts.
Ce fut donc en 1764 qu’ elle devint la maîtresse du chevalier Jean du Barry et elle dirigea la maison de jeu qu’il possédait à Paris.
L’arrivée de Jeanne Bécu à Versailles fut orchestrée avec soin. Avec la complicité de " Le Bel", premier valet, confident du roi, pourvoyeur de maîtresses royales et de Jean du Barry son amant , Jeanne Bécu fut placée sur le chemin du roi.
Amateur de jolies femme, Louis XV fut tout de suite conquis et Jeanne se retrouva très vite dans les appartements privés du monarque. Mais , il lui fallait un nom et un titre. Jean du Barry était marié, on procéda donc à un mariage blanc avec son frère, le Comte Guillaume du Barry. En une signature, une comtesse était née, la comtesse du Barry !
Jeanne Bécu fit son entrée à la cour parmi une assistance exclusivement masculine. Les dames de la cour refusèrent de venir saluer cette courtisane de basse souche
La comtesse du Barry ne faisait pas l’unanimité à la cour. Les libertins mettaient en doute son titre de comtesse, les dévots, curieusement, la soutenaient par esprit de contradiction.
Jusqu’à la mort de Louis XV, elle eut la réputation de fille publique, vulgaire et débauchée. Mais, elle voulut toujours ignorer les propos désagréables qui circulaient à son sujet.
Quand le roi tomba malade, atteint de la variole , elle resta jusqu’au bout avec lui et l’entoura de chaleur et de gentillesse jusqu’à son dernier souffle.
A la mort du roi elle fut exilée dans son château de Louveciennes.
La commode de La du Barry
En 1793, La Comtesse du Barry fut arrêtée sous l’inculpation de conspiration contre la nouvelle République française.
Elle fut jugée par un tribunal révolutionnaire et fut guillotinée le 8 décembre 1793 par Charles Henri Sanson, son ancien ami de la rue du Bac !