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A la mort du Cardinal de Fleury,
le roi décida de gouverner sans Premier ministre.
A trente-trois ans, il était dans la force de l'âge et avait conservé la beauté de sa jeunesse. Les contemporains se plaisaient à décrire « la taille avantageuse, la jambe parfaitement bien faite, l'air noble, les yeux grands, le regard plus doux que fier » du monarque.
De tempérament délicat, il s'était fortifié au point de supporter à la chasse comme à la guerre les plus grandes fatigues. « Sa dignité tempérée par la grâce qui lui était naturelle faisait que l'on reconnaissait en lui l'homme né pour plaire aux Français et pour les gouverner » (comte de Saint-Priest).
La reine, fatiguée par ses grossesses successives, ne l’attirait plus. Louis XV qui avait été un homme aimant et fidèle se laissa séduire par beaucoup de femmes, la Pompadour fut très influente. Elle s'immisçait dans les affaires politiques ; elle aidait la carrière de qui la servait, elle faisait renvoyer qui lui déplaisait. En fait, derrière elle, c'était le monde de la finance dont elle tirait ses origines qui cherchait à contrôler un gouvernement de plus en plus discrédité.
Le roi fit des réformes mais elles n’allaient pas jusqu’au bout. Il laissait le pouvoir aux ministres qui gouvernaient chacun dans leur secteur, ils étaient les maîtres des affaires. . Il n’y avait pas de ligne directrice commune.
La Pompadour
Indolent, d’apparence peu motivé, Louis XV semblait faire son métier de roi à contrecœur. Il n'était cependant pas un roi indifférent aux intérêts de l'État comme certains historiens l’ont écrit.. Il savait prendre des décisions importantes pour le bien du peuple mais son manque de fermeté allait souvent à l’encontre de sa volonté. Facilement influençable, il intervenait souvent dans l’application des lois et ces interventions contrariaient souvent les politiques entreprises sans jamais leur donner l’ unité de direction nécessaire à la bonne marche de l'État.
La prospérité amorcée vers 1730 continua durant la dernière partie du règne. Cette richesse se vit sur les marchés, où le grain récolté en abondance se vendait bien auprès d'une population en augmentation. Elle se voyait dans le livre de comptes des marchands fabricants qui faisaient travailler les échoppes et les boutiques et, commençaient à s'intéresser au progrès technique et à la création des premières usines modernes. C’était sur les quais des ports atlantiques où la foule des portefaix, des marins, des commis d'armateurs ou de négociants s'affairaient que l'on pouvait juger de l'enrichissement de la France.
Console Louis XV
Mais cette prospérité était inégalement répartie. A la campagne, où les progrès restaient très lents, le paysan, à la fois propriétaire et fermier, s'enrichissait, car il avait un surplus de grain qu'il vendait un bon prix. Au contraire, le petit paysan, une fois payés au seigneur et au roi les impôts, n'avait qu'un mince profit et connaissait la disette comme en (1747-1748). Le journalier et l'artisan des villes avaient un salaire qui augmentait, mais avec la flambée des prix, le pouvoir d’achat diminuait. C’était en partie la conséquence des lourds impôts, d'où l’augmentation de la fraude et du banditisme illustré par le célèbre Louis Mandrin (1724-1755)
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La noblesse profitait moins que la bourgeoisie. Il en résultait un appauvrissement de la noblesse. Riches ou pauvres, les nobles s'accrochaient à leurs privilèges, qui leur assuraient de conserver dans un monde en mutation la prééminence sociale.
Les dernières années de son règne, Louis XV s’efforça de mettre en chantier des réformes fiscales, gérées par Maupeou qui eut le soutien de Voltaire, il s’agissait de taxer les revenus de la noblesse et du clergé et d’ instaurer la gratuité de la justice.
Par l'intermédiaire des nobles de robe, ils agissaient contre toute tentative de réforme royale qui tentaient de les mettre au rang de la bourgeoisie. Sous couvert de défendre la liberté de la nation tout entière, ils ne se battaient que pour leurs privilèges, qu'ils appelaient « libertés ».
Louis le Bien-Aimé pour qui la France entière pria lorsque la maladie manqua le terrasser , il devint Louis le Mal-Aimé. En 1751, on trouvait dans les rues de Paris de petites cartes où il y avait d’ écrit :
« Rasez le roi et pendez la Pompadour. »
La mort du Roi
Atteint par la petite vérole, c’est à dire la variole, détesté de tous, Louis XV s’éteignit en 1774 ,à Versailles, dans l’indifférence générale. Il fut enterré clandestinement à Saint-Denis.