Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Les onze wagons appelés " castors " qui vont sillonner la France d'Ouest en Est sont-ils d'une étanchéité parfaite ? Nous savons que la radioactivité s'emprisonne mal !....
D'autre part, Greenpeace estime que ce transport fait déjà scandale en Allemagne. « Le centre de Gorleben n’est pas adapté pour les recevoir », selon Yannick Rousselet, chargé de campagne énergie. Plus globalement, « c’est une nouvelle démonstration de l’impossibilité de gérer les déchets nucléaires ».
Les risques .... Que sont-ils ?
20 octobre 2010
Excès de cancers du poumon
autour du Centre de stockage de déchets radioactifs de l’ANDRA Soulaines.
L’ARS (Agence Régionale de Santé) vient de communiquer lors de l’Assemblée Générale de la CLI (Commission Locale d’Information) de Soulaines,
et lors de la réunion du Comité de Suivi, qui a eu lieu dans la foulée,
les résultats de l’enquête sanitaire menée depuis 2 années par l’INVS (Institut National de Veille Sanitaire).
Des cancers du poumon... bizarre non ?
Radon ? Plutonium ?
Est-ce qu’on fumerait plus de tabac ou de cannabis autour d’une poubelle nucléaire ?
Non. Il n’y a pas lieu de s’inquiéter, puisque très vite les épidémiologistes ont expliqué
que “ce type d’études présente des limites
qui font que les résultats doivent être interprétés avec prudence”.
Sans entrer dans les détails, pour l’instant, l’étude a consisté à comparer le risque de mortalité et de morbidité par cancer
pour la population vivant dans un rayon de 15 km autour du CSFMA de Soulaines
et pour la population des départements de l’Aube et de la Haute-Marne.
Selon qu’il s’agit de mortalité, de morbidité, d’adultes, d’enfants, de cancers ou de leucémie,
les périodes de références sont :
1993-2007
2005-2008
2000-2007
Après avoir tenté d’expliquer au public les notions de risque relatif, d’intervalle de confiance, de variabilité, de facteur de confusion,
après avoir expliqué les sources d’informations (CépiDc, PMSI, registres des cancers de l’enfant, données démographiques et socio-économiques,
un docteur projette enfin les tableaux de chiffres, selon les pathologies.
Pour l’ensemble des pathologies, si les RR (Risque Relatif) sont presque tous supérieurs à 1,
ce qui signifie qu’on a dénombré une proportion plus grande dans la zône des 15 Km que dans les deux départements,
l’IC95%, (l’intervalle de confiance) invalide les résultats.
Curieusement un seul cas peut être pris en compte, le cancer du poumon.
Mais immédiatement les épidémiologistes nous expliquent que si l’on retranche ou si l’on ajoute une année à la période de référence,
ou si on modifie de 2 km le rayon, l’écart significatif disparaît.
Bien fragile tout ça !
Nous développerons au fur et à mesure sur :
http://www.villesurterre.com/index.php?option=com_content&task=view&id=108
Il est à noter au niveau de la forme que le mode de communication de ces résultats a été” chamboulé” en dernière minute,
à la demande de Monsieur le Préfet de l’Aube.
C’est clair : la communication des résultats de cette étude “échappe à l’INVS... ça vient d’en haut !”
Espérons qu’il n’en est pas de même pour le contenu de l’étude,
qui ne peut être que professionnelle, sincère, véridique, non adaptée...
...aux enjeux nucléaires dans la région.
D’autant plus que les zones de références ont été modifiées.
On devait s’intéresser aux zones inondées de la Voire (qui reçoit les rejets du bassin d’orage du CSA)
Etonnant aussi : les cancers de la prostate, du larynx, du pharynx, et du pancréas ont été oubliés dans l’étude, alors qu’ils figurent dans celle du Tricastin ?
On est en droit de s’étonner de la présence exceptionnelle à cette réunion de la CLI, de 8 h à 10 h,
du Préfet de l’Aube, de la Sous-Préfète de Bar-sur-Aube, du Sous-Préfet de Saint-Dizier !
Et dans l’actualité que nous connaissons, ces trois représentants de l’Etat sont restés pour assister à la réunion du Comité de Pilotage qui a suivi, de 10 h à 12 h !!!
Bizarre, non ?
Rappelons que suite aux constatations et aux alertes de Michel GUERITTE, président de l’association La Q.V.
(La Qualité de Vie, située à 5 km de Soulaines),
le Collectif Les Citoyens du Coin, animé par Louise BERTHELOT,
avait décidé d’intervenir auprès des élus haut-marnais, au cours de l’été 2007, pour obtenir une enquête,
puisque les élus aubois ne faisaient rien.
Dés 2006, La Q.V. avait dénombré dans 11 communes sous les vents dominants
5 fois plus de cancers de la thyroïde,
par rapport aux chiffres de prévalence communiqués par Claire SCHWARTZ
responsable du Registre des cancers Thyroïdiens de la Marne et des Ardennes.
Par ailleurs l’étude des ventes de Lévothyrox dans les pharmacies locales
donnaient également des ratio bien supérieur à un échantillon de pharmacies de l’hexagone
et des pourcentages bien supérieurs aux 2,32% de la population française.
Enfin on constatait un nombre anormal de cancers colon – prostate – vessie – pancréas...
Dés 1995, le CEDRA avait dénoncé l’existence de rejets illégaux,
et avait diligenté en 2006 une étude financée par la Région et confiée à la CRIIRAD,
étude qui a aboutit à un rapport accablant !
Au moment même où l’Aube et la Champagne-Ardenne sont ciblés par l’ANDRA pour stocker en profondeur
des déchets FA-VL dans une des 11 communes auboises candidates,
des déchets MA-VL et HA-VL à BURE, (à 60 km)
et pour entreposer des déchets FA-VL et MA-VL à Morvilliers,
cette enquête pose le problème de la confiance que l’on peut accorder aux activités de l’ANDRA.
Il faut savoir que jusqu’à aujourd’hui l’ANDRA ne s’est intéressée qu’à l’impact théorique de ses rejets,
en faisant toujours référence à une virtuelle population
qui vivraient en autarcie dans une zone située sous les vents dominants
et en bordure du ruisseau, les Noues d’Amance...
Marie-Claude DUPUIS, directrice de l’ANDRA avait même déclaré le 3 avril 2007 devant la caméra de france3
“qu’on ne pouvait faire le lien entre les rejets de l’ANDRA et d’éventuels cancers !”
Nicolas DHUICQ, député-maire de Brienne-le-Château, où se trouve le terminal ferroviaire de l’ANDRA,
a toujours clamé qu’il ne faut pas voir le nucléaire avec des yeux négatifs,
et a déclaré le 17 octobre, à propos d’une éventuelle contamination nucléaire, “qu’il faut sortir des fantasmes”.
Les associations locales et tous ceux qui le souhaitent vont s’employer à trouver les moyens de démontrer le contraire.
En effet, comme beaucoup de scientifiques, on est en droit de considérer qu’il y a, dans le Soulainois
un cumul de faibles doses : celles des retombées de nuage de Tchernobyl, et celles des rejets quotidiens de l’ANDRA.
A noter enfin les récentes actions juridiques menées contre l’ANDRA par le CIVC (Comité Interprofessionnel du vin de Champagne)
qui refuse la présence de rejets radioactifs à 9 km du vignoble de champagne.
Tous les détails et l’évolution de cette affaire sur :
http://www.villesurterre.com/index.php?option=com_content&task=view&id=331
Contacts
- Michel GUERITTE – president@villesurterre.com – 06 71 06 81 17
- Michel MARIE - cedra.org@orange.fr - 06 66 959 777
Cordialement
Michel GUERITTE