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Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?

Transport de déchets nucléaires ! ça continue ....

La contamination à petites doses de radioactivité nous conduit vers les cancers ! Ce n'est pas une idée simple et fausse colportée par les anti-nucléaires ! Non, c'est une réalité qui est cachée mais qui, actuellement commence à être visible ! Les enquêtes sanitaires laissent passer des informations alarmantes ! Les populations qui habitent et travaillent près des installations nucléaires : dépôts de déchets radioactifs, centrales nucléaires ..... souffrent de cancers, de leucémies .....

 

 

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COMMUNIQUE

Mercredi 20 Octobre 2010

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Tchernobyl ne leur a pas suffi.

Camouflages, traficotages, mensonges,

la poubelle nucléaire de SOULAINES sous les années de plomb

 

 

Méga stress depuis quelque temps dans le landernau nucléaire, le monde étatique, les élus locaux . Le taux de cancers autour du site de stockage de déchets nucléaires de Soulaines (Aube, en Champagne-Ardenne) sont-ils supérieurs à la « normale » ? L’Institut de veille sanitaire (Invs) vient de livrer ce mercredi les résultats d’une étude très attendue, car accompagnée de pratiques des plus curieuses.

 

Circulez, y’a rien à voir ! C’est en substance la conclusion de l’étude qui traîne depuis… 22 mois . Les populations de la région de Soulaines, dans un rayon de 15 km (Aube, Haute-Marne, mais pas la Marne limitrophe) ne sont pas plus que d’autres victimes de morbidité et de mortalité cancéreuses. Faut-il vraiment s’en étonner ? Faut-il s’en étonner alors que les « responsables » s’acharnent depuis des années à affirmer à grands coups de communication que la gestion du site de l’Agence pour les déchets radioactifs (Andra) est irréprochable ?

 

Rien à voir, est-ce bien sûr ? Déjà, il semblerait que les hommes ont là une fâcheuse tendance à avoir plus de cancer du poumon qu’ailleurs. Dont acte. De plus, si les huiles locales (maires, conseillers généraux, parlementaires, représentants de l’Etat) ont poussé un gros soupir de soulagement à l’issue de la longue réunion, le Cedra a remis quelques pendules à l’heure. Curieux, tout de même, ce constat rassurant alors que dès son introduction l’Invs avait prévenu : si l’on a une idée exacte de la mortalité par cancer (en s’appuyant sur les certificats de décès) il n’en est pas du tout de même pour la morbidité cancéreuse, c’est-à-dire le nombre de malades atteints de cancer. Le seul « outil » qui permettrait un recensement exact se dénomme « registres des cancers ». Or, si une poignée de pays (notamment scandinaves) se sont dotés de cet incontournable instrument, la France reste sérieusement à la traîne (le coût, paraît-il) et seuls quelques départements en sont pourvus. Pas l’Aube ni la Haute-Marne ! Par défaut, et l’Invs l’a souligné, ce sont des pis-aller qui sont donc utilisés mais qui souffrent « de nombreuses et sérieuses limites ». Tout est dit. Alors, pas d’incidences sanitaires autour du site de l’Andra ?

 

Cette lancinante question s’accompagne d’autres. Comment le gestionnaire d’un tel site industriel, une poubelle nucléaire/radioactive, a-t-il pu ne jamais être inquiété malgré quantité d’alertes en 18 années de fonctionnement ? Dès 1995, le Cedra découvrait et révélait que l’Andra rejetait des effluents radioactifs, gazeux. Pourquoi un manque flagrant de réaction, à la hauteur des faits, ces rejets étant illégaux (car sans autorisation aucune) et à l’opposé de ce qui avait pourtant été promis aux populations et aux élus locaux ? Pourquoi aucune réaction, là encore, quand le Collectif prouva, contrairement aux affirmations de l’Andra, que l’Agence empilait là des catégories de déchets qui n’avaient rien à y faire ?

 

Nuage de Tchernobyl, sang contaminé, amiante… ces scandales sanitaires majeurs n’auraient-ils donc servi à rien ? A quoi bon des ‘Autorité de sûreté nucléaire’ (ASN) et autres organismes de surveillance (Dreal, ex Drire) qui ne voient rien ? Et les élus, eux qui ont sollicité les suffrages pour le bien commun, leur responsabilité est lourde, très lourde. Aveuglement, autisme, voire complicité ? Faut-il rappeler l’étude indépendante de 2006, réalisée par la Criirad, commanditée par le Cedra et financée par le Conseil régional alors que l’équipe précédente, dirigée par JC Etienne, s’était refusée à plusieurs reprises à financer une telle étude destinée « à savoir ». Pourquoi les élus-es n’ont-ils jamais voulu voir : « L’Andra se permet donc de gommer une composante de l’impact pourtant 6 fois supérieure au seuil du risque négligeable, ce qui lui permet de diviser son estimation des risques sanitaires d’un facteur 9. Dans les nombreux dossiers DARPE qu’elle a étudié, la Criirad n’a jamais constaté auparavant qu’un exploitant se permette de ne pas prendre en compte l‘exposition externe dans le calcul dosimétrique final. » (4)

 

Et la CLI, Commission locale d’information où l’on y retrouve une majorité d’élus, quel a été son rôle exact depuis l’implantation du site Andra ? Pourquoi toutes les alertes, argumentées, ont-elles émané d’associations et non de la Commission dont le rôle est d’aller chercher les informations, de questionner, de surveiller, et de rendre compte ? Pourquoi l’étude sanitaire aux résultats révélés ce jour a-t-elle été impulsée par le groupe des « Citoyens du coin »  et non par la Cli ? Pourquoi toutes ces défaillances, inadmissibles ? Pourquoi d’ailleurs les associations ont-elles été écartées de la composition de cette Cli, et La Q.V intégrée tout récemment alors que sa demande avait été balayée voici quelques mois ?  

 

Les élus et la Cli ont failli à leur mission, lourdement. Aujourd’hui la CLI et l’Etat (présence inexpliquée du ban et de l’arrière ban ce mercredi) ont tenté de reprendre la main sur les citoyens. Si ceux-ci n’ont rien lâché, on aura compris que pour les premiers les enjeux sont énormes : démontrer coûte que coûte que le nucléaire est propre. Quant à la santé des populations…..

 


 

Quand Jean Rostand disait : "l'obligation de subir nous donne le droit de savoir" 

nous répondons en écho : "ne plus subir, à présent agir !" 

 


Contacts :  

Michel MARIE > 06 66 959 777

Jacques LERAY > 06 81 31 17 36

 


 




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