Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
La vérité , l'exposition à de faibles doses de radioactivité est dangereuse ...
Rappelons que, depuis 2006, suite aux constatations et aux alertes répétées de Michel GUERITTE, le Collectif Les Citoyens du Coin, animé par Louise BERTHELOT, avait décidé d’intervenir auprès des élus haut-marnais, au cours de l’été 2007, pour obtenir une enquête.
Et grâce aux Citoyens du Coin, située en Haute-Marne, l'enquête jugée inutile par les élus aubois, l'enquête a pu avoir lieu, puisque les élus aubois ne faisaient rien.
Dés 2006, La Q.V. avait dénombré dans 11 communes sous les vents dominants du CSA de Soulaines, 5 fois plus de cancers de la thyroïde,
par rapport aux chiffres communiqués par Claire SCHWARTZ, responsable du Registre des cancers Thyroïdiens de la Marne et des Ardennes.
Par ailleurs l’étude des ventes de Lévothyrox, (hormone de synthèse pour les malades de la thyroïde), dans les pharmacies locales donnaient également des ratio bien supérieur à un échantillon de pharmacies de l’hexagone, et des pourcentages bien supérieurs aux 2,32% de la population française.
Enfin on constatait un nombre anormal de cancers du colon – prostate – vessie – pancréas, etc...
Dés 1995, le CEDRA avait dénoncé l’existence de rejets illégaux, et avait diligenté en 2006 une étude financée par la Région et confiée à la CRIIRAD,
étude qui a aboutit à un rapport accablant !
Au moment même où l’Aube et la Champagne-Ardenne sont ciblés par l’ANDRA pour stocker en profondeur
des déchets FA-VL dans une des 11 communes auboises candidates,
des déchets MA-VL et HA-VL à BURE,
et pour entreposer des déchets FA-VL et MA-VL à Morvilliers,
les résultats de cette enquête pose toujours le problème de la confiance que l’on peut accorder aux activités de l’ANDRA.
Il faut savoir que jusqu’à aujourd’hui l’ANDRA ne s’est intéressé qu’à l’impact théorique (lire page 3), de ses rejets, en faisant toujours référence à une population virtuelle, qui vivraient en autarcie dans une zone située sous les vents dominants
et en bordure du ruisseau, les Noues d’Amance...
Marie-Claude DUPUIS, directrice de l’ANDRA avait même déclaré le 3 avril 2007 devant la caméra de france3, “qu’on ne pouvait faire le lien entre les rejets de l’ANDRA et d’éventuels cancers !” ( depuis 2007, cette dame a-i-elle changé son jugement ? )
Nicolas DHUICQ, député-maire de Brienne-le-Château, où se trouve le terminal ferroviaire de l’ANDRA, a toujours clamé qu’il ne faut pas voir le nucléaire avec des yeux négatifs, et a déclaré le 17 octobre, à propos d’une éventuelle contamination nucléaire, “qu’il faut sortir des fantasmes”. ( Pour les malades, est-ce un fantasme ? )
Les associations locales et tous ceux qui le souhaitent vont s’employer à trouver les moyens de démontrer le contraire.
En effet, comme beaucoup de scientifiques, on est en droit de considérer qu’il y a, dans le Soulainois un cumul de faibles doses : celles des retombées de nuage de Tchernobyl, et celles des rejets quotidiens de l’ANDRA.
Les récentes actions juridiques menées contre l’ANDRA par le CIVC (Comité Interprofessionnel du vin de Champagne) qui refuse la présence de rejets radioactifs à 9 km du vignoble de champagne, prennent maintenant une nouvelle dimension.
http://www.villesurterre.com/index.php?option=com_content&task=view&id=108