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Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?

Meuse, ma terre...(1)

Depuis des siècles, notre Lorraine meurt et renaît ....

 

 

A l’heure où la brume jaillit de la Meuse, l’écho de l’angélus résonne d’un bout à l’autre de la vallée et se disperse à l’infini. Déjà, les paysans s’affairent dans les étables à la traite des vaches. Le lait tiède jaillit des mamelles, les seaux se remplissent et la tâche se termine. Les troupeaux regagnent les prairies, tandis que les chevaux sortent des écuries pour se laisser docilement atteler aux tombereaux. Ils transportent le fumier chaud jusqu’au tas qui grossit chaque jour jusqu’ à ce qu’il soit épandu sur les champs. Dans cette atmosphère âcre et matinale, chacun répète les gestes familiers d’une journée de labeur. D’Amanty à Vouthon, de longues traînées brumeuses s’élèvent en volutes blanches au-dessus de la forêt, comme de longues colonnes de fumée.

 

Le vent gémit, les branches murmurent et mes pensées se perdent sous la futaie. Les rumeurs du lointain gazouillent à mon oreille un langage que je ne comprends plus. Plantée au sommet d’un hêtre, la tourterelle gémit. La vie égrène son chapelet au rythme du clocher, la course infernale du temps m’éloigne de l’inconnu de ces pierres muettes à tout jamais.

 

Cette année 1849, le printemps est précoce. Avril baille au soleil, les violettes embaument et les pâquerettes sèment leurs corolles blanches le long des chemins. L’air doux sonne le réveil de la nature, le renouveau réjouit le cœur des villageois qui apprécient les plaisirs simples que leur offre la vie de tous les jours : le chant d’un oiseau, une fleur, le murmure de l’eau , illuminent leurs yeux d’un sourire  sorti du plus profond de leur être. Les joies sont des chocs heureux qui reviennent périodiquement avec les saisons : La fête patronale à la Saint Martin, les célébrations religieuses, la fin des moissons et des vendanges….

 

         Dans la Lorraine du XIXème siècle, notre civilisation

judéo-chrétienne colle à notre peau comme un second épiderme. Les couvents et les prieurés côtoient le quotidien, ils sont les bastions du pardon, de la soumission et de la résignation.

 

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