Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Le nuage radioactif qui, en réalité n'est pas un nuage mais une masse d'air chargée de particules radioactves va atteindre l'Europe occidentale dont la France. La tête de cette masse d'air radioactive inondera notre atmosphère , avancera vers l'Est ...mais continuera à être alimentée par de l'air radioactif, puisque la Centrale japonaise continue de cracher son venin ....
http://files.meteofrance.com/files/japon/BULLETIN_JAPON.pdf
http://www.meteolafleche.com/previsionsfrance.htm
A partir des rejets estimés par l’IRSN, Météo France a simulé la dispersion des rejets radioactifs à très grande
distance, projetée jusqu’au 26 mars.
Pour visualiser la modélisation : http://www.irsn.fr/FR/popup/Pages/irsn-meteo-france_19mars.aspx
Selon cette simulation, le panache radioactif devrait atteindre la France à partir du 23 ou du 24 mars. L’IRSN
précise que « Les concentrations attendues à terme, d’après cette modélisation, pourraient être de l’ordre de
0,001 Bq/m3 en France métropolitaine et dans les départements d’outre-mer de l’hémisphère nord. Comme
attendu, l’hémisphère sud n’est pas significativement affecté par cette dispersion à grande échelle. »
Pour accéder aux commentaires :
http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Pages/20110319_simulation_dispersion_panache_radioactif.aspx
Site d’accès aux données :
http://www.epa.gov/japan2011/rert/ra
dnet-data.html
césium 137, césium 134, iode 131, iode 132, iode 133 et tellure 132..... continueront à se déposer sur le sol. Pour les amateurs de champignons, c'est une mauvaise nouvelle !
ESTIMATION DES NIVEAUX DE RISQUE
Sur la base des éléments qu’elle a pu collecter, la CRIIRAD considère que :
· le risque d’irradiation 1 par les masses d’air contaminé sera négligeable (les personnes qui disposent
d’un radiamètre ne devraient pas mesurer d’augmentation du bruit de fond ambiant mais nous invitons
les personnes qui sont équipées à le vérifier : une mesure vaut mieux qu’une prévision) ;
· le risque associé à l’inhalation des aérosols et halogènes radioactifs présents dans l’air devrait être très
faible
. Les calculs de dose précisés ci-dessous indiquent que la mise en oeuvre de contremesures,
notamment la prise de comprimés d’iode stable3, n’est pas justifiée.
Nous avons essayé d’estimer les niveaux de dose résultant de l’inhalation des radionucléides dont la
présence est documentée : césium 137, césium 134, iode 131, iode 132, iode 133 et tellure 132. Le
premier calcul a été conduit pour une activité de 1 mBq/m3 pour le césium 137 (estimation donnée par
l’IRSN) et de 125 mBq/m3 pour l’iode 131 (sur la base du rapport isotopique mesuré par TEPCO devant la
centrale de Fukushima Daiichi le 19 mars 2011 à 12h - heure locale). Le calcul a été effectué en supposant
que les panaches radioactifs restent présents sur la France pendant 1 semaine et sans que leur
activité diminue.
Conclusion : une personne (adulte ou enfant) qui respirerait l’air contaminé 7 jours durant, recevrait une
dose de rayonnement inférieure à 1 μSv, soit un niveau de dose négligeable ;
En prenant une marge de sécurité par rapport à l’évaluation de l’IRSN (soit 10 mBq/m3 en césium 137 au
lieu de 1 mBq/m3), les doses s’élèvent à 2 μSv pour l’adulte et à 8 μSv pour l’enfant.
· le risque d’irradiation des personnes par les produits radioactifs déposés sur les sols sera totalement
négligeable, n’induisant aucune augmentation mesurable du bruit de fond ambiant (là encore ceci
pourra être facilement vérifié par des mesures radiamétriques) ;
· le risque lié à l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par les retombées radioactives devrait rester
limité. Le laboratoire de la CRIIRAD évaluera le plus rapidement possible les quantités de radioactivité
déposées au sol (dépôts sec et dépôts liés aux précipitations) afin de vérifier les ordres de grandeurs
attendus dans les aliments et de donner, si nécessaire, des conseils adaptés.
En conclusion, le passage des masses d’air contaminé sur la France ne doit donc pas générer d’inquiétude.
Cependant, compte tenu du manque crucial de données, la CRIIRAD est contrainte de laisser certaines affirmations au conditionnel.
Ceci devrait pouvoir être corrigé très rapidement.
Son laboratoire a procédé, dès aujourd’hui, sur plusieurs de ses balises à des prélèvements de filtres à poussières
et de filtres à charbon actif afin de vérifier que l’air que nous respirons n’est pas contaminé
Les premiers résultats, qui concernent la balise implantée à Romans-sur-Isère, dans la Drôme,
confirment l’absence de contamination mesurable : pas de césium 137 dans le filtre aérosols, ni d’iode 131 dans la cartouche à charbon actif.
Ces contrôles seront intensifiés dans les jours à venir de façon à confirmer aussi rapidement que possible
(et le cas échéant à corriger) les informations rassurantes données ci-dessus.
1 Il s’agit de l’exposition des personnes aux rayonnements émis par les produits radioactifs présents dans les panaches et qui se désintègrent.
C'est un peu comme on peut être exposé aux rayonnements ultra-violets émis par le soleil.
2 Sous réserve cependant que les radionucléides significatifs sur le plan dosimétrique, mais qui n’ont pas fait l’objet de
mesures, restent dans les rapports attendus. Il s’agit notamment des isotopes du strontium et du plutonium.
3 En revanche, le contexte actuel peut amener chacun à réfléchir à l’équilibre de son régime alimentaire et à vérifier
Savoir s'il n’est pas carencé en iode (la thyroïde a besoin d’iode stable pour fabriquer les hormones nécessaires au bon
fonctionnement de l’organisme).
Rappelons également que lorsque la thyroïde est carencée en iode, elle fixe d’autant plus d'iode radioactif.
Si les conditions météorologiques le permettent, seront également effectuées des analyses d’eau de pluie qui
renseigneront sur l’ordre de grandeur des dépôts au sol. Dans tous les cas, il sera procédé à des mesures des
dépôts secs afin de vérifier le niveau de risque pour la chaîne alimentaire.
Rappelons que la contamination des aliments type lait, fromage, viande ne s’effectue qu’avec un certain délai.
la CRIIRAD disposera d’ici là de données chiffrées et tous les résultats seront rendus publics
(envoyés à ses adhérents et partenaires et mis en ligne sur son site Internet).
Les données analysées par la CRIIRAD
concernent les stations de mesure
suivantes :
Etat de l’Alaska :
o Anchorage
o Juneau
Etat de Washington :
o Seattle
Etat de Californie :
o San Francisco