Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
« Le panache radioactif devrait atteindre la France entre mercredi et jeudi, selon les conditions météorologiques », estime Emmanuel Bocrie, météorologue chez Météo-France (voir carte ci-dessus). « Ces particules radioactives n’auront clairement aucun impact sanitaire et environnemental », souligne Jean-Christophe Gariel, directeur adjoint à l’environnement à l’Institut de recherche et de sûreté nucléaire (IRSN). Même dans le pire des cas, la radioactivité resterait à « des niveaux extrêmement bas, 1.000 à 10.000 fois moins que les retombées de Tchernobyl en 1986 », a déclaré le président de l’ASN, André-Claude Lacoste.
Autre sujet d’inquiétudes, les produits manufacturés importés du japon. « Rien ne prouve pour l’instant que de la nourriture contaminée en provenance de la préfecture de Fukushima a été exportée vers d’autres pays que le japon », a indiqué lundi Peter Cordingley, porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé (OMS)
Dans une totale transparence, l'IRSN met à la disposition du public une modélisation de cette dispersion, réalisée en collaboration avec Météo France, qui lui permet de suivre et d'anticiper ce déplacement.
Les concentrations attendues à terme, d'après cette modélisation, pourraient être de l'ordre de 0,001 becquerels (Bq) de césium 137 par m3 en France métropolitaine et dans les DOM de l'hémisphère nord, ce qui est quasiment insignifiant.
Les concentrations attendues à terme, d'après cette modélisation, pourraient être de l'ordre de 0,001 becquerels (Bq) de césium 137 par m3 en France métropolitaine et dans les DOM de l'hémisphère nord, ce qui est quasiment insignifiant.
A titre de comparaison, les valeurs mesurées au cours des jours suivant l'accident de Tchernobyl étaient de l'ordre de 1 à 10 Bq/m3 en France le 1er mai 1986. Aujourd'hui, une très faible activité de césium 137 subsiste dans l'air, de l'ordre de 0,000001 Bq/m3.
Sous la barre des 10 mSv (le millisievert permet d'évaluer quantitativement l'impact biologique d'une exposition à des rayonnements ionisants), le risque pour la santé est jugé suffisamment faible pour ne pas rendre nécessaires des actions de protection.