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Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?

Les poubelles radioactives ! Particules de Césium ! Danger ...

 

Observatoire du nucléaire - Communiqué du mercredi 11 août 2010

 

 

Incendies de zones radioactives


en Russie : de réels risques de


contamination par inhalation

 
Même si la radioactivité est faible, l'inhalation de
particules de césium peut conduire au cancer

 
 
 
L'Observatoire du nucléaire attire l'attention sur les réels risques de contamination qui existent dès lors que, ainsi que le reconnaissent les autorités russes (cf http://bit.ly/blbQid ), de forts incendies ont touché les zones contaminées par les catastrophes nucléaires de Tchernobyl (1986) et de Mayak (1957).
 
Il est très important de distinguer irradiation et contamination :
 
- une personne est victime d'irradiation lorsqu'elle est touchée par des rayonnements provenant d'une source située à l'extérieur de l'organisme de la personne concernée.
 
- une personne est victime de contamination lorsque des particules radioactives ont pénétré dans son organisme, par exemple par ingestion ou par inhalation. Si une ou plusieurs particules se fixent dans l'organisme, par exemple dans les poumons, c'est la quasi assurance de développer un cancer dans un délais qui est extrêmement variable d'une personne à l'autre (cela peut aller de quelques mois à 15 ou 20 ans).
 
Une contamination peut donc avoir de graves conséquences même si le niveau de radioactivité est faible. Il convient donc de se méfier des déclarations des autorités russes et françaises qui prétendent que, 25 ans après Tchernobyl, le danger est infime.
 
Il est évident que ce sont d'abord les populations situées en Russie qui sont menacées de contamination en respirant ou en ingérant des produits touchés par les retombées des incendies.
 
Il n'est cependant pas impossible que, comme ce fut le cas en 1986, un nuage contenant des poussières radioactives survole l'Europe et donc la France. Bien sûr, personne ne mourra sur l'instant, mais il est possible, voire probable, qu'un nombre indéfini de personnes soient contaminées par inhalation ou ingestion.
 
Une fois de plus, il est démontré que l'industrie nucléaire occasionne des dangers sur de très longues durées, qu'il s'agisse de la production de déchets radioactifs ou des conséquences d'accidents nucléaires.

 

 


 

Observatoire du nucléaire - Communiqué du mardi 10 août 2010

 

L'Observatoire du nucléaire appelle

 

Georges Charpak à aller plus loin

 

 

Le projet de réacteur "de 4ème génération" est aussi absurde que celui d'Iter

 

 

 

L'Observatoire du nucléaire prend bonne note de la position du prix Nobel de physique (1992) Georges Charpak qui, avec certains de ses collègues, se prononce (cf http://bit.ly/9xANdh ) contre la construction du réacteur ITER (fusion nucléaire). M Charpak rejoint enfin sur cette position le regretté Pierre-Gilles de Gennes, lui-même prix Nobel de Physique un an plus tôt (1991).

 

Pour autant, M Charpak fait une lourde erreur en promouvant, à la place d'ITER, la mise au point d'un réacteur nucléaire dit "de 4ème génération". Cette appellation est d'ailleurs une pure invention publicitaire de l'industrie nucléaire : il s'agit en réalité d'une nouvelle tentative de mettre au point un surgénérateur.

 

Divers modèles de réacteurs sont mis en avant dans le projet international dit "Forum génération 4", pour donner une impression de diversité des recherches mais, finalement, c'est toujours le modèle "surgénérateur à caloporteur sodium" qui reste en course, c'est-à-dire une réédition des projets qui déjà ont échoué comme celui de Superphénix en France.

 

Il faut en effet se souvenir de l'échec cuisant du surgénérateur Superphénix, arrêté définitivement en 1998, ainsi que des expériences similaires menées dans d'autres pays (USA, Russie, Japon, Inde) qui n'ont jamais rien donné. Le surgénérateur japonais de Monju (lui-même à caloporteur sodium) a d'ailleurs été l'objet d'un très grave accident en décembre 1995, un an seulement après sa mise en service, et est resté arrêté pendant… près de 15 ans. Il vivote depuis, sans réaliser aucun des "miracles" annoncés.

 

Les industriels du nucléaire prétendent en effet que les surgénérateurs pourraient "produire plus de matières fissiles qu'ils n'en consomment" mais aussi "incinérer les déchets radioactifs". Il ne s'agit là que de promesses qui n'ont aucune chance de se réaliser, ce qui est d'ailleurs reconnu involontairement par l'industrie nucléaire car, autrement :

- pourquoi les plus radioactifs de ces déchets sont-ils vitrifiés, ce qui empêche définitivement toute réutilisation ?

- pourquoi ne sont pas stoppés immédiatement les travaux du site de Bure (Meuse), consacrés à l'enfouissement définitif de ces déchets nucléaires ?

 

Et même si des surgénérateurs étaient finalement mis au point, il faut savoir que leur fonctionnement nécessiterait des usines comme celle de La Hague, qui est terriblement polluante, et une production massive de plutonium, lequel sert aussi à fabriquer des armes atomiques. Il est donc avéré que M Charpak et ses collègues commettent une grave erreur en prétendant que les surgénérateurs pourraient fournir "une énergie propre".

 

Tout comme Iter, le projet de réacteur dit "de 4ème génération" est une usine à gaz internationale, condamnée à l'échec, ruineuse, et porteuse de graves dangers pour l'environnement et les populations. Georges Charpak et ses amis devraient méditer cette déclaration de Pierre Gilles de Gennes : "Quoique grand défenseur des grosses machines communautaires il y a trente ans, et ancien ingénieur du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), je n'y crois malheureusement plus" (Les Echos, jeudi 12 janvier 2006).

 

La conclusion est simple : le projet de "réacteur de 4ème génération" doit être abandonné à l'instar du projet Iter.

 


 

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