Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Cette préoccupation forte s’explique, d’une part, par le fait que l’industrie nucléaire produit des quantités très importantes de ce produit radioactif et, d’autre part, parce qu’il est entièrement libéré dans l’environnement. L’ACRO continuera à suivre ce dossier de très près.
Contrairement à son rayonnement, la plupart des molécules de tritium (HTO ou OBT) peuvent être absorbées à travers la peau, membranes ou tissus biologiques de la plupart des êtres vivants tels que les humains, les animaux, les espèces fongiques, les végétaux et autres.
Du point de vue de sa radioactivité, le tritium n'est donc dangereux que lorsqu'il est inhalé ou ingéré ou lorsqu'il a pénétré une cellule vivante.
Christian Bataille, dans son rapport[ sur la gestion des déchets nucléaires affirme cependant que le tritium « présente pour la santé humaine des dangers incontestables qu’il convient de ne jamais oublier. »
N'ayant pas d'application économique envisageable, ce tritium est considéré comme déchet. On ne connait pas aujourd'hui de moyen, à coût raisonnable, de filtrer, isoler ou stocker correctement le tritium. Cet atome étant actif et parmi les plus petits (sous forme gazeuse), il se diffuse par les porosités les plus fines, passant par exemple au travers du caoutchouc et se diffusant dans la plupart des types d'aciers. Il peut s'évaporer, se diluer dans de l'eau et pénétrer le béton s'il n'est pas protégé par une couche spéciale ! Quelle couche spéciale ? Il est presque certain que ce matériau n'est pas encore "fonctionnel" !