Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Sur le territoire de la commune de Bure est implanté le Laboratoire de recherche souterrain de Meuse/Haute-Marne destiné aux recherches sur le stockage des déchets radioactifs en couche géologique profonde. Ce laboratoire souterrain est exploité par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs. La commune de Bure accueille également le bâtiment (ancienne ferme en cours de rénovation) de l'association Bure Zone Libre, opposée au laboratoire et aux projets de stockage géologique.
De plus A. Mourot rappelle que la zone est active avec 4 à 5 séismes (pas très importants, mais suffisant pour faire évoluer les failles) dans les 14 dernières années. Aussi pour J. MULLER et A. MOUROT, il faut stopper d’urgence la construction de ce laboratoire, qui n’apprendra rien sur la géologie du terrain. La nature du sous-sol ne se prête manifestement pas au stockage de déchets nucléaires à très longue toxicité qui se prépare à BURE. Aucun sous-sol au monde ne peut accueillir ni confiner, en totale sécurité, de tels éléments contaminants sur des centaines et milliers d’années.
Suite à ces révélations, les collectifs d’opposants à BURE exigent des contre-expertises réellement indépendantes sur le chantier afin qu’émerge enfin la vérité sur le projet d’enfouissement et que celui-ci soit définitivement stoppé.
La région de Bure est un énorme réservoir d’eau. Il y pleut en moyenne 1100 millimètres d’eau par an, la quantité d’eau emmagasinée dans les pores des roches se chiffre en milliards de mètres cubes et l’eau est restituée en surface vers l’aval du bassin versant. Cette eau, grâce aux failles va pouvoir circuler dans le centre de stockage et emporter avec elle des radio-nucléides. Où vont-ils aller ?
Le parcours des eaux quittant le plateau de l’Ornois par de nombreux cours d’eau (la Saulx, l’Orge, le Buro, l’Ornain, l’Ormançon, le Rongeant etc…). prendra un chemin vers la Marne puis la Seine et la mer. Si ces eaux sont polluées par les radionucléides - et elles le seront malheureusement - la pollution sera généreusement distribuée aux habitants de la région parisienne et de toute la partie aval. On pourrait leur demander leur avis.