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1792
Après Varennes, le Roi Louis XVI n’accepta pas la perte de ses pouvoirs absolus. Il pensait qu’il ne pourrait restaurer son autorité que par l’aide et la victoire des armées des princes étrangers contre la Révolution. En moins d’un an le roi, hésitant, indécis, mal conseillé, laissa aller les événements, ruina les dernières chances qui lui auraient permis de sauver son trône.
Le 20 avril 1792, la guerre fut déclarée contre les Autrichiens.
Bataille de Valmy
Le 20 juin 1792, la foule armée envahit le hall de l'Assemblée législative et les appartements royaux aux Tuileries, mais ne s'attaqua pas au roi.
Le 5 juillet 1792, l'Assemblée déclara la nation « en danger ». Tous les citoyens en mesure de prendre les armes furent déclarés en service actif. Des piques furent distribuées à ceux qui n’avaient pas d'armes, et des drapeaux furent placés dans les espaces publics, avec ces mots : « Citoyens ! La Patrie est en danger ! »
Le 25 juillet 1792, la déclaration du duc de Brunswick excita la fureur et les aspirations républicaines des révolutionnaires.
L’officier prussien annonçait « que les Alliés entreraient en France pour restaurer l'autorité royale, investiraient militairement l'Assemblée et la ville de Paris au moindre outrage envers le roi »
Tôt dans la matinée du 10 août, les insurgés ont assailli les Tuileries
La journée du 10 août 1792 fut décisive pour la Révolution La plupart des historiens la qualifient de seconde Révolution. La préparation de cette journée, lourde de conséquences pour l’avenir de la France et de la Révolution, fut organisée et menée par la Commune insurrectionnelle de Paris . Après plusieurs assauts, le peuple prit le palais des Tuileries, siège du pouvoir exécutif.
Les Gardes suisses restés dans le Palais furent pourchassés et tués, ainsi qu'un certain nombre de domestiques et courtisans .
Des 950 Gardes suisses présents aux Tuileries, environ 600 furent tués au combat, ou en tentant de se rendre aux attaquants, furieux à cause des coups de feu tirés sur la foule, qu'ils mirent sur le compte des Gardes. Une soixantaine furent faits prisonniers à l'Hôtel de Ville et y furent massacrés. D'autres décédèrent en prison des suites de leurs blessures, ou furent tués pendant les massacres de septembre.
Transfert de la famille royale à la prison du Temple
Louis XVI, fut assigné à résidence au Palais du Luxembourg et fut transféré en tant que prisonnier à la prison du Temple , par la commune, invoquant la sécurité du roi.
Ce fut la fin de la monarchie et le remplacement de l'Assemblée législative par la Convention Six semaines d'instabilité politique suivirent..
Prison du Temple
Durant cette période, la commune parisienne insurgée concentra tous les pouvoirs en supplantant l'Assemblée. La Commune exigea et reçut la garde de la famille royale et obtint un pouvoir illimité pour faire des arrestations. Aux cours des « massacres de septembre » 1200 à 1400 personnes furent arrêtées et tuées en prison.
Accolée à la façade de la Grande Tour, la Petite Tour, dont la construction étroite était flanquée de deux tourelles, ne communiquait pas avec la Grande Tour . Elle comportait un rez-de-chaussée et quatre étages.
C’est dans cette petite tour que fut emprisonnée la famille royale du 13 août 1792 jusqu’au 26 septembre 1792
Le 13 août 1792, les étages de la Petite Tour furent attribués comme suit :