Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
le Mausolée de BURE et les radionucléides ....
L'environnement et les parlementaires :
Pour une grande partie des parlementaires, l’environnement reste une priorité secondaire mais la gestion de l’eau est considérée par ces mêmes parlementaires comme la problématique environnementale la plus importante :
- 61% des sondés souhaitent qu’elle soit la priorité environnementale n° 1 du gouvernement.
-Viennent ensuite la gestion des déchets avec 39%,
- la lutte contre le changement climatique 23% et la maîtrise de l’énergie.
A bien y regarder, il apparaît que ces différents sujets sont plus ou moins liés entre eux, donc qu’une action sur l’un se fera sentir sur l’autre. Comme on l’a vu plus haut, une pollution irréversible sur l’eau est intolérable. C’est pourtant ce qui risque de se produire si nous n’y prenons garde dès aujourd’hui, quand il en est encore temps.
La région de Bure reçoit beaucoup d’eau de pluie et on la retrouve dans le puits que l’Andra a eu beaucoup de mal à creuser. Il est actuellement très difficile d’avoir des informations fiables de la part de l’Andra sur les quantités d’eau évacuées chaque jour.
RAPPEL :
Dans le contexte géologique de Bure, l’eau est abondante. La station pluviométrique de Sailly, à quelques kilomètres du site de Bure, indique une hauteur de pluie annuelle de l’ordre de 1100 millimètres, c’est-à-dire environ deux fois plus que dans la région parisienne. Même la Règle Fondamentale de Sûreté prévoit un relâchement des radionucléides au bout d’un temps que personne ne peut prédire. Il est certain que toute cette eau dispose de très nombreux chemins (failles, fractures, diaclases etc…) pour arriver jusqu’aux colis de déchets, si jamais on s’aventure à en déposer dans le sous-sol. Et après, que se passe-t-il ? Il a été démontré que le Plutonium était soluble et se trouvait être un corps assez mobile dans le sous-sol. Rappelons que le Plutonium est à la fois un puissant chimiotoxique (à la dose du microgramme) et un puissant radiotoxique.