Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
COMMUNIQUE
Ville-sur-Terre
5 mars 2012
A - le 13 mars à 18 h
à Ligny-en-Barrois (Meuse)
Le 13 mars à 18 h se déroule Salle Jean-Barbier à Ligny-en-Barrois une réunion publique
au cours de laquelle la CNE, Commission Nationale d’Evaluation des travaux de l’ANDRA concernant CIGéO,
Centre Industriel de stockage géologique, commentera son dernier rapport.
Le CLIS de BURE – Comité Local d’Information et de Suivi – vous invite à participer à cette Assemblée générale
en vous inscrivant avant le 9 mars à : s.jeanditpannel@clis-bure.com
Venez nombreux.
Vous pouvez et devez aussi vous questionner sur le Bure-lesque de ce projet,
et vous pouvez poser vos questions à la CNE !
Enfouir les pires déchets radioactifs à 500 m sous terre est en effet une pure folie.
Et parce que vous n’avez pas le temps de lire les milliers de pages des rapports de la CNE, ni le dernier, le n°5 :
http://www.cne2.fr
nous vous invitons à parcourir ce résumé :
http://www.villesurterre.com/index.php?option=com_content&task=view&id=291
Si vous n’avez pas le temps non plus, ces quelques lignes qui interpellent :
1 - le transport
Vous vous souvenez de ces fameux trains de CASTOR qui ont beaucoup fait parler notamment le La Hague – Gorleben,
ou celui qui est en train de quitter les Pays-Bas pour Valognes.
Au vu des volumes annoncés de déchets radioactifs HA et MA-VL,
il va arriver en gare de Bure : 10 000 trains de 10 wagons !
Oui pas moins de 100 000 wagons de 20 m, soit un convoi de 2 000 km !
2 – l’entreposage
En surface, dans de simples entrepôts pendant des dizaines d’années, le temps que les déchets refroidissent et que les travaux miniers avancent...
Et, pendant un siècle, tous ces conditionnements provoqueront une pollution due à la contamination surfacique et dégageront des gaz radioactifs dangereux pour les riverains.
3 – le remplissage
Pendant au moins 100 ans des robots vont descendre à 500 m sous terre environ 300 000 colis pesant de 2 tonnes pour les HA à 25 tonnes pour les MAVL, sans la moindre intervention humaine. S’agit-il d’une fiction hollywoodienne ou d’un scénario d’une comédie BURE-lesque ? Le personnel, lui, est confiné dans la salle de commande, à grande distance des colis mortifères. Alors, CIGéO c'est BURE-land, une histoire de Oui-Oui ou l’ultime épisode des Simpson ?
Pendant 100 ans, d’énormes ventilations rejetteront en surface des gaz radioactifs et de l’hydrogène, avec un risque d’incendie et d’explosion.
En effet le Dossier Argile de 2005 de l’ANDRA rappelait qu’en cas de dépassement de plus de 4% d’hydrogène dans tout espace
incorrectement ventilé (alvéole, galerie, hotte, colis), la moindre étincelle peut produire une explosion, suivie d’un incendie. Or, cette production de l’ordre d’un million de litres d’hydrogène attendue par an interdit tout arrêt de l’énorme ventilation (plusieurs centaines de m3 par seconde) durant une période de plus de 6 jours, et ce pendant un siècle.
Quel expert peut le garantir ?
Parmi ces déchets on dénombre 10 000 tonnes d’enrobés bitumineux auto-inflammables à 350°C. Quels pompiers iraient éteindre un incendie de bitume radioactif, à 500 m sous terre et sans eau ? Les conséquences d’un incendie seraient catastrophiques : fragilisation des structures en béton, suppression du confinement des substances, contamination des galeries d’accès… d’où la nécessaire fermeture du site.
Sans oublier le risque de criticité. Une réaction nucléaire en chaîne non contrôlée est possible. En effet les quantités présentes de Plutonium 239 sont très importantes. Et l’eau aggrave ce risque : en effet, "la présence d'eau, qui atténue l'énergie des neutrons et ralentit leur vitesse, les rend plus réactifs vis-à-vis des matières fissiles et a pour effet d'augmenter la réactivité du système".
Oublions tous les risques pour le personnel...
4 – la récupérabilité
La CNE déclare qu’il faudrait autant de temps pour récupérer les colis qu’il en aura fallu pour les enfouir : si un accident se produisait après 20 ans d’exploitation, il faudrait 20 ans pour remonter les colis ! Une telle récupérabilité au compte-goutte est donc contraire à la réversibilité imposée par la loi.
5 – enfin, à partir de 2125, le stockage “tranquille” !
Les géologues parient que, pendant un million d’années, aucun mouvement de terrain, aucune faille, aucune fissuration, aucun affaissement qui auraient pu être causés par les creusements ou les caprices de Dame Nature ne permettra à l’eau des aquifères de venir attaquer l’acier ou le béton des conditionnements, et de déloger les radionucléides. L’ANDRA est formel : ils ne migreront jamais en surface !
Bure ne sera jamais jumelé ni avec Tchernobyl ni avec Fukushima !
Ce projet de BURE est une pure folie.
Il ne concerne pas que les riverains.
Nous avons aussi la responsabilité d’assurer la "sécurité" des populations présentes et à venir.
Au nom du principe de précaution nous vous demandons d’adresser la pièce jointe QUESTIONS à :
s.jeanditpannel@clis-bure.com
Parce qu’il fallait poser ses questions avant le 24 février,
nous vous proposons également de mettre en copie le jeune directeur de la maîtrise des risques de l’ANDRA,
pour qu’il soit directement informé.
fabrice.boissier@andra.fr
Difficile d’accorder une confiance aveugle au CLIS de BURE
dont le rôle était à l’évidence de faciliter l’acceptation du projet par les élus et les riverains.
Mais, il semble que son président Jean-Louis CANOVA commence à douter :
“De quoi ébranler sérieusement une confiance qui n’est déjà pas très forte...”
peut-on lire en fin de cet article de l’Est-Républicain du 1° mars 2012, en pièce jointe.
Continuons donc à ébranler sa confiance...
Nous sommes tous sensibilisés aux problèmes des centrales nucléaires.
N’oublions pas aussi les dangers inqualifiables d’un enfouissement d’une telle quantité de déchets à BURE ou ailleurs.
Evitons que BURE ne soit un jour le nom d’une catastrophe de niveau 8 sur l’échelle INES...
Faites leur savoir maintenant.
Merci
B - le 11 mars
Célébration du 1° anniversaire de la catastrophe de Fukushima :
http://tempsreel.nouvelobs.com/tsunami-un-an-apres/20120228.OBS2481/videos-retour-sur-la-catastrophe-de-fukushima-en-10-videos.html
http://chainehumaine.org/
Message pour les internautes du secteur de BURE-SOULAINES
La Champagne-Ardenne-Lorraine des poubelles nucléaires.
Un second car au départ de Bar-le-Duc est en cours de remplissage.
Un co-voiturage est organisé au départ de Troyes pour rejoindre les cars à Chaumont.
Voir détails :
http://www.villesurterre.com/index.php?option=com_content&task=view&id=370
Il est encore possible de s’inscrire, mais vite et avant mercredi 7 mars. Voir modalités.
Ce voyage est aussi l’occasion de souder les militants concernés par BURE, SOULAINES, MORVILLIERS et le projet FA-VL qui revient en novembre prochain !!!
C - le 6 mars à 14 h 15
Philippe POUTOU, candidat NPA aux présidentielles répond à l’invitation de la Fédération Grand-Est STOP Déchets Nucléaires
faite à tous les candidats afin qu’ils intègrent dans leur programme le problème sociétal posé par les déchets du nucléaire et expliquer leur position.
Rendez-vous à BZL, la Maison de la résistance à BURE.
Contact : claude.kaiser@stopbure.com
Cordialement
Michel GUERITTE
Président de La Q.V.
http://www.villesurterre.com