Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Information du Comité pour la Sauvegarde de Fessenheim et de la Plaine du Rhin (CSFR) et du BUND Regionalverband Südlicher Oberrhein
A 30km au Sud-Est de Colmar et à 30km au Sud-Ouest de Freiburg se trouvent les deux réacteurs de la centrale nucléaire française de Fessenheim, d’une puissance de 900 Mégawatts électriques chacun. Ils sont entrés en fonction en 1977 et 1978. L’utilisation de l’énergie nucléaire, à Fessenheim comme ailleurs, représente un danger pour l’homme et l’environnement. Les mines d’Uranium, l’enrichissement de cet Uranium et la fabrication d’éléments combustibles sont sources de pollution, de maladie, parfois mortelle. En fonctionnement dit normal, une centrale nucléaire rejette dans l’environnement de la radioactivité susceptible de provoquer des cancers. Un accident grave, possible à tout moment, ou un attentat peut mettre en danger la santé et la vie de centaines de millions de personnes et rendre inhabitables pour très longtemps de vastes zones au coeur même de l’Europe. La centrale nucléaire de Fessenheim est construite sur une faille active, en plein milieu de la zone sismique du Rhin Supérieur. La France est un bel exemple pour nous faire toucher du doigt combien les centrales et les armes nucléaires sont jumelles. L’industrie nucléaire, dite « civile », conduit inévitablement à la prolifération des armes nucléaires. L’usine de retraitement de la Hague (France) est encore plus problématique et dangereuse que la centrale nucléaire. Le pouvoir et l’influence qu’exercent les firmes nucléaires, en liaison avec la centrale alsacienne, EDF (F), EnBW (D), INOS, EOS, et EWB(CH), sur la politique française, allemande et suisse, sont antidémocratiques. Les déchets nucléaires produits à Fessenheim doivent être stockés de façon sûre pendant un million d’années ... et mettent forcément en danger la vie des générations futures sur notre planète.
Publié le 16/02/2011 | 18:05
Le tribunal administratif de Strasbourg a examiné une plainte d'une association anti-nucléaire. Verdict le 9 mars.
La plainte a été déposée à l'automne 2009. Elle était examinée ce mercredi matin par le tribunal administratif de Strasbourg. L'association Trinationale de protection veut obtenir la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Le jugement a été mis en délibéré au 9 Mars.
Centrale de Fessenheim: le rapporteur public opposé à la fermeture
Le rapporteur public s'est prononcé contre la fermeture immédiate de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), demandée par l'Association trinationale de protection nucléaire (ATPN), mercredi lors d'une audience devant le tribunal administratif de Strasbourg.
L'association, qui représente des particuliers, des associations écologistes et des communes suisses, allemandes et françaises, a saisi en décembre 2008 la justice administrative après le rejet par le ministère de l'Ecologie de sa demande d'un arrêt immédiat et définitif de l'installation.
La centrale, doyenne du parc nucléaire français avec une mise en service en 1977, est exposée à des risques sismiques et d'inondation, subit plus fréquemment que la moyenne des incidents en raison de sa vétusté, et rejette des effluents radioactifs en violation de la loi sur l'eau de 1992, a soutenu devant le tribunal l'avocate de l'association Corinne Lepage, ancien ministre de l'Ecologie.
Le rapporteur public, tout en reconnaissant l'existence éventuelle de risques, a soutenu que l'association n'avait pas fait la démonstration qu'ils ne pouvaient être évités que par la mise à l'arrêt définitif de la centrale. Il a reproché au requérant d'avoir adopté une démarche manichéenne et de ne pas s'être efforcé de pointer précisément les failles de sécurité de la centrale et les moyens d'y remédier.
Mais pour Me Lepage, il est impossible, financièrement et techniquement, d'améliorer la situation de manière à ce que la centrale fonctionne en toute sécurité. "C'est l'installation la plus vieille de France, elle présente des failles qui ne peuvent être corrigées", a-t-elle dit. "Pour nous c'est de l'acharnement thérapeutique", a expliqué à la presse le vice-président d'ATPN, Claude Lederberger.
Le tribunal rendra sa décision le 9 mars. Cette procédure intervient alors que l'Autorité française de sûreté nucléaire(ASN) doit dire en avril si elle autorise ou non une prolongation de l'exploitation du réacteur N.1 de la centrale, en principe pour dix ans. AFP
Sources :
http://www.fessenheim.org/centrale-nucleaire-information-cnpe.html