Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
L'enfouissement à 500 mètres sous nos pieds, à BURE -SAUDRON, sera une source de Césium 137 et de ses cousins, tous aussi dangereux ! Nous ne pouvons pas accepter l'enfouissement des déchets nucléaires dans ces catacombes où personne ne pourra les surveiller attentivement ! Ces déchets très dangereux doivent être stocker en lieux sécurisés, à l'emplacement de leur production ! Il est important de ne pas déplacer ces ruines mortelles ! La santé et la vie de nos enfants, petits-enfants et de toutes les générations futures en dépendent !
Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas ! Tchernobyl et son nuage nous ont tout appris !
Vingt ans après l'accident de Tchernobyl, l'attention se concentre principalement sur un déchet radioactif, le césium-137. L'iode-131, redoutable dans les semaines qui ont suivi la catastrophe, a disparu du fait de sa période radioactive de 8 jours. Par contre, en raison de leurs périodes d'une trentaine d'années, les effets du césium-137, et à un moindre degré ceux d'un autre élément, le strontium-90 se font encore sentir.
L'IRSN estime que 80 000 terabecquerels de césium-137 ont été rejetés dans l'environnement, soit 30 à 40 % de la quantité présente dans le cœur du réacteur accidenté. Le césium a disparu depuis longtemps de l'atmosphère en se déposant au sol. La quasi-totalité des dépôts se retrouvent à faible profondeur, car la migration de cet élément chimique par des minéraux est faible. Il s'enfonce lentement dans le sol. Plus de douze ans après l'accident, le césium se concentre dans les 5 premiers centimètres de la litière végétale et favorise la contamination par les racines des jeunes bois et des champignons
Les territoires où la contamination au sol dépasse 37 kBq/m2 sont dits contaminés et sont proches de Tchernobyl. Les populations et surfaces concernées sont de 1 600 000 (46 400 km2), 400 000 (41 800 km2), et 2 680 000 (56 900 km2) respectivement pour la Biélorussie, l’Ukraine et la Russie. Avec des activité au sol de 1000 kBq/m2 atteintes dans les zones les plus contaminées, le supplément de dose est de l’ordre du mSv et des doses moyennes résultant des thérapies et diagnostics en médecine.
Des mesures effectuées en Europe occidentale avant et après l’accident montre que la quantité de césium-137 ingéré dans le corps, et donc l’exposition interne, y ont décru beaucoup plus vite que la décroissance radioactive et la contamination des sols. Divers facteurs peuvent expliquer cette évolution, comme le contrôle des aliments ou le fait que le césium s’enfonce dans le sol.