Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Nous devons dire NON aux enfouissemens de déchets radiactifs FAVL et HAVL dans les conditions actuellement proposées à plusieurs communes et à 500 m sous-terre, à BURE - SAUDRON !
Les dangers sont nombreux :
- La collecte des déchets radioactifs par démantèlement des centrales nucléaires
- Le transport de ces déchets par trains et camions avec toutes les incertitudes ( accidents, terrorisme..)
- L'enfouissement de ces déchets en activité avec tous les incidents....
- Le stockage des déchets radioactfs dans des containers qui ne résistent pas à la corrosion, stockage irréversible, les voûtes des galeries creusées dans l'argile, s'effondreront et personne ne pourra contrôler la contamination silencieuse et insidieuse des sols, de l'eau, des cultures et de toute la chaîne alimentaire
Le nuage de Tchernobyl qui ne s'est pas arrêté à nos frontières, a laissé du césium 137 sur notre sol !
Le césium-137 : le principal héritage de Tchernobyl 20 après
Le nuage radioactif de 1986 a été à l’origine d’une contamination des sols en Europe. Du fait que certains des radioéléments présents possèdent une durée de vie longue, cette contamination est durable. La principale est celle du césium-137 dont la période radioactive est de 30 ans. Sa présence est facile à identifier, en raison de l’émission d’un gamma caractéristique. Des cartes détaillées à l’échelle européenne de l’activité au sol du césium-137 ont pu être établies après l’accident. L’unité choisie est soit le curie par km2, soit le plus moderne kilobecquerel par m2 : 1 Ci/km2 vaut 37 kBq/m2.
Dans les zones les plus contaminées des restrictions quant à l’usage du sol, dureront encore longtemps.
C’est l’importance des dépôts de césium-137 qui détermine principalement le niveau d’exposition à long terme des populations. Ce radioélément est à la fois à l’origine d’une irradiation externe du fait des gamma qu’il émet et d’une irradiation interne quand il est ingéré car il émet également des rayons bêta.
La relation entre la contamination au sol et l’exposition dépend de facteurs multiples, comme les modes de vie et d’habitat, les habitudes alimentaires ainsi que les caractéristiques des sols et de la végétation. Des valeurs indicatives moyennes peuvent être fournies
En supposant que la nourriture est d’origine locale, le supplément de dose efficace annuelle est de 0,001 à 0.002 mSv par kBq/m2 au sol.
Pour un chercheur biélorusse, M. Bandajevski, la contamination par le césium-137 serait "la cause principale de l'augmentation de la fréquence de nombreuses maladies" en Biélorussie.
Dans les années 1990, le chercheur avait émis l'hypothèse qu'une contamination chronique au césium pouvait entraîner des maladies cardio-vasculaires, notamment chez les enfants. Son cas a soulevé l’émotion, car il a été arrêté puis expulsé par les autorités de son pays.
Nous savons que sur les sols, au-dessus des catacombes de déchets radioactifs, on ne pourra plus exploiter les terres et engraisser des bovins ... Les sous-sols et les sols et l'eau seront contaminés ! La radioactivité se propagera silencieusement et atteindra la faune, la flore et tous les êtres vivants...