Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
La vaste chaîne de solidarité partie de BURE le lundi de Pâques arrivera à CHOOZ ( Ardennes ) le 26 avril 2009, jour anniversaire d'une des plus grandes catastrophes nucléaires du XXème siècle ! TCHERNOBYL ....
L’iode et le césium sont les principaux isotopes radioactifs libérés dans l’atmosphère par le réacteur de Tchernobyl. L’iode 131 a une demi-vie ou période (temps nécessaire pour que la moitié des atomes d’un isotope radioactif se désintègre) de huit jours. Il a surtout été inhalé et ingéré dans des aliments. Quant au césium 137, il a une demi-vie d’environ 30 ans. Toujours présent dans les sols et la végétation, il continue à contaminer la population par le biais des produits alimentaires.
Le sort des liquidateurs :
Les liquidateurs sont tous les hommes : pompiers, soldats, ouvriers, volontaires ... qui allèrent nettoyer la Centrale après l'explosion ...
Selon le Russe Leonid Ilyin, ancien membre de la Commission internationale de protection radiologique, «aucun de ces hommes n’a été enregistré nominalement. Ils n’ont pas fait l’objet de contrôles réguliers et sont rentrés chez eux». Cette «négligence» constitue sans doute la première cause de divergence sur le bilan de la catastrophe. En avril 2000, Viacheslav Grishin, président de la Ligue de Tchernobyl, une organisation basée à Kiev qui dit représenter les «liquidateurs», déclarait que depuis 1986, 15 000 d’entre eux étaient morts et 50 000 devenus invalides
La migration des substances radioactives vers les nappes phréatiques :
Ces substances peuvent s’infiltrer de maintes façons en dehors de la zone contaminée. Début 2000, on redoutait par exemple que les incendies de tourbière qui faisaient rage dans les zones contaminées libèrent des nuages de fumée radioactifs. Mais l’équipe envoyée sur place par l’ambassade américaine n’a semble-t-il rien pu prouver. En revanche, l’eau s’est avérée la principale menace écologique de l’après-Tchernobyl, comme le note un rapport de la Commission européenne. Après les inondations de printemps, les concentrations de substances nocives dans les cours d’eau sont parfois multipliées par quatre.
La zone contaminée a été inondée six fois depuis la catastrophe. A chaque fois, des substances radioactives ont été emportées en aval, en particulier le long du Pripiat, un affluent du Dniepr qui termine sa course dans la mer Noire. Or, neuf millions d’Ukrainiens boivent de l’eau provenant de réservoirs artificiels construits sur le Dniepr; ils sont plus nombreux encore à consommer des produits agricoles cultivés grâce à ses eaux.
Une étude épidémiologique a été engagée.... mais nous attendons toujours les résultats, depuis 2002...