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Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?

Les poubelles radioactives ! Les conséquences ...

Une bonne nouvelle nous arrive de la Moselle :

<< Cette fois-ci c'est la bonne, ce soir (3 avril) le conseil municipal de

Baronville a voté à l'unanimité contre le projet FAVL sur la commune.>>

Une vieille Centrale Nucléaire, en fin de production, devient, après arrêt définitif, une vieille bâtisse intouchable parce que radioactive et dangereuse ! Elle sera démontée, dans le cas des Centrales nucléaires ,on appelle cela : démantèlement !

Pour démanteler ces Centrales nucléaires, appelle-t-on les ouvriers, liquidateurs, comme à Tchernobyl ?

La catastrophe de Tchernobyl : conséquences sur la santé humaine
Le Rapport Greenpeace 2006 présente les travaux de 60 scientifiques du Bélarus, d’Ukraine, de Russie et d’autres pays. Sur la base de plus de 500 études scientifiques référencées, ce rapport démontre que l’impact sanitaire de la catastrophe de Tchernobyl est largement sous-estimé par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA).

En contradiction avec les affirmations de l’AIEA et de l’OMS - reconnaissant en tout et pour tout 54 morts, 400 irradiés et 4 000 cancers de la thyroïde - les études épidémiologiques contenues dans ce rapport concluent que, au cours des quinze dernières années, la catastrophe a entraîné 200 000 décès supplémentaires et qu’il faut s’attendre à plus d’un quart de million de cancers à venir, dont environ 100 000 cancers mortels radio-induits, sur ces territoires.

 Ainsi, alors que l’ambassade d’Ukraine annonçait 25 000 morts en 2004 parmi les liquidateurs soviétiques, alors que 85% des enfants du Bélarus sont actuellement malades… l’AIEA persiste à minimiser le coût humain et l’étendue des souffrances dues à la catastrophe de Tchernobyl, de même qu’elle occulte les pathologies autres que cancéreuses, essayant d’expliquer celles-ci par une « radiophobie » généralisée.

Même si les incertitudes demeurent concernant l’ampleur exacte des conséquences de Tchernobyl, les estimations même les plus pessimistes se trouvent largement dépassées. Dores et déjà, des preuves irréfutables montrent que l’accident a eu un impact important sur la plus grande partie de la planète et sur la santé de millions de personnes, (deux milliards d’humains, au moins, touchés par les retombées radioactives).

 Ce rapport inédit décrit comment l’organisme humain est affecté dans chacune de ses fonctions physiologiques comme dans son essence même : dommages aux systèmes immunitaires et endocriniens, maladies respiratoires et gastro-intestinales, maladies cardio-vasculaires, sanguines et neuropsychologiques, vieillissement prématuré, anomalies génétiques et aberrations chromosomiques, malformations chez le foetus et l’enfant…

Kofi Annan, ancien secrétaire général de l’ONU, a estimé que plus de sept millions de personnes avaient été gravement affectées par la catastrophe.

 Pourtant, l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) avance encore le chiffre ridicule de 50 victimes pour protéger les intérêts de l’industrie atomique. Il y a 50 ans, en 1959, l’AIEA et l’OMS (Organisation mondiale de la santé) ont signé un accord qui est la preuve tangible d’une complicité et d’une soumission scandaleuse de l’OMS vis à vis de l’AIEA.


Le réacteur nucléaire n° 4 de Tchernobyl a explosé le 26 avril 1986, il y a 23 ans. A cette date commença la plus grande catastrophe technologique et industrielle de tous les temps. Tchernobyl n’a pas fini de faire des victimes : ses conséquences inouïes et irréversibles sur la santé (cancers, pathologies multiples, effets mutagènes et tératogènes) affecteront profondément les prochaines générations.

Interview de Jan van de Putte, spécialiste nucléaire à Greenpeace International
Dans quel état est la centrale de Tchernobyl aujourd’hui ?

JVP: Tout est à l’abandon. Le sarcophage qui recouvre le réacteur se fendille de partout. Résultat, les poussières radioactives encore présentes dans l’enceinte s’échappent vers l’extérieur. Les travaux de construction d’un nouveau sarcophage, financé par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, devraient démarrer en 2008. Celui-ci devrait rester hermétique pendant une centaine d’années.

Les centrales françaises sont-elles plus sûres ?

JVP: Pas vraiment. De toute façon, le risque zéro n’existe pas. Nos réacteurs à eau pressurisée présentent donc des risques importants. Toutes les installations nucléaires rejettent de la radioactivité dans l’environnement. Ces pollutions contaminent quotidiennement et durablement les fleuves, les nappes phréatiques, l’air, les océans…
Les seules usines de retraitement d’Areva à La Hague (Manche) et de Sellafield (sa cousine anglaise) constituent le rejet radioactif le plus important au monde résultant d'une activité humaine. Un rapport réalisé en 2001 pour le compte du Parlement Européen conclut que ce rejet est équivalent à un accident nucléaire à grande échelle chaque année.
Il ne faut pas non plus oublier que nos matières fissiles irradiées sont stockées dans des sortes de piscines. Le taux de radioactivité y est énorme, et ces lieux sont beaucoup moins protégés que les réacteurs.

Et que dire des risques pour la population ?

Je n’ose imaginer les conséquences d’un grave accident nucléaire. En France, comme dans beaucoup de pays européens,  les centrales nucléaires sont situées à proximité de grandes villes. Si l’on prend comme référence Tchernobyl, cet accident nucléaire a contaminé le cœur de l’Europe incluant quasiment toute la Biélorussie, une petite partie de l’Ukraine et de la Russie, couvrant au moins 130.000 kilomètres carrés, soit le tiers de la France. Il ne faut jamais oublier que Tchernobyl c’est l’équivalent de cent bombes d’Hiroshima…


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