Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Une bonne nouvelle nous arrive de la Moselle :
<< Cette fois-ci c'est la bonne, ce soir (3 avril) le conseil municipal de
Baronville a voté à l'unanimité contre le projet FAVL sur la commune.>>
Une vieille Centrale Nucléaire, en fin de production, devient, après arrêt définitif, une vieille bâtisse intouchable parce que radioactive et dangereuse ! Elle sera démontée, dans le cas des Centrales nucléaires ,on appelle cela : démantèlement !
Pour démanteler ces Centrales nucléaires, appelle-t-on les ouvriers, liquidateurs, comme à Tchernobyl ?
En contradiction avec les affirmations de l’AIEA et de l’OMS - reconnaissant en tout et pour tout 54 morts, 400 irradiés et 4 000 cancers de la thyroïde - les études épidémiologiques contenues dans ce rapport concluent que, au cours des quinze dernières années, la catastrophe a entraîné 200 000 décès supplémentaires et qu’il faut s’attendre à plus d’un quart de million de cancers à venir, dont environ 100 000 cancers mortels radio-induits, sur ces territoires.
Ainsi, alors que l’ambassade d’Ukraine annonçait 25 000 morts en 2004 parmi les liquidateurs soviétiques, alors que 85% des enfants du Bélarus sont actuellement malades… l’AIEA persiste à minimiser le coût humain et l’étendue des souffrances dues à la catastrophe de Tchernobyl, de même qu’elle occulte les pathologies autres que cancéreuses, essayant d’expliquer celles-ci par une « radiophobie » généralisée.
Même si les incertitudes demeurent concernant l’ampleur exacte des conséquences de Tchernobyl, les estimations même les plus pessimistes se trouvent largement dépassées. Dores et déjà, des preuves irréfutables montrent que l’accident a eu un impact important sur la plus grande partie de la planète et sur la santé de millions de personnes, (deux milliards d’humains, au moins, touchés par les retombées radioactives).
Ce rapport inédit décrit comment l’organisme humain est affecté dans chacune de ses fonctions physiologiques comme dans son essence même : dommages aux systèmes immunitaires et endocriniens, maladies respiratoires et gastro-intestinales, maladies cardio-vasculaires, sanguines et neuropsychologiques, vieillissement prématuré, anomalies génétiques et aberrations chromosomiques, malformations chez le foetus et l’enfant…
Kofi Annan, ancien secrétaire général de l’ONU, a estimé que plus de sept millions de personnes avaient été gravement affectées par la catastrophe.
Pourtant, l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) avance encore le chiffre ridicule de 50 victimes pour protéger les intérêts de l’industrie atomique. Il y a 50 ans, en 1959, l’AIEA et l’OMS (Organisation mondiale de la santé) ont signé un accord qui est la preuve tangible d’une complicité et d’une soumission scandaleuse de l’OMS vis à vis de l’AIEA.
Le réacteur nucléaire n° 4 de Tchernobyl a explosé le 26 avril 1986, il y a 23 ans. A cette date commença la plus grande catastrophe technologique et industrielle de tous les temps. Tchernobyl n’a pas fini de faire des victimes : ses conséquences inouïes et irréversibles sur la santé (cancers, pathologies multiples, effets mutagènes et tératogènes) affecteront profondément les prochaines générations.