Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Le démantèlement des centrales nucléaires et le stockage de leurs déchets sont-ils des legs empoisonnés ? Le point de vue d’un expert.
La Commission Nationale d'Evaluation des risques nucléaires ( CNE ) reste silencieuse au sujet " du verre nucléaire " qui a un taux d'altération qui doit relâcher tous ses éléments dans 100 000 ans ! Mais un rapport du professeur POUCHAN parle d'une surpression dans le Callovo Oxfordien par rapport aux couches qui l'entourent . L'altération peut alors se faire plus rapidement et Il y aura une circulation d'eau qui transportera les éléments relâchés !
Que se passera-t-il quand il y aura diffusion des éléments relâchés ?
* Il se passera ce qui est arrivé, à peine 30 ans après enfouissement, dans l' Idaho ( USA ) :
du plutonium a été retrouvé dans les aquifères ....
* Il se passera ce qui est arrivé à Asse, en Basse-Saxe, (Allemagne ) :
des fûts, contenant des déchets radioactifs, enfouis dans une ancienne mine de sel , une contamination a été découverte ( tardivement révélée )
Que devient une Centrale nucléaire quand elle cesse son activité ?
,La vieille usine pose problème, en raison de la forte radioactivité des infrastructures. Après sa fermeture définitive, une centrale nucléaire cesse d’être une précieuse installation produisant de l’électricité à l’usage des consommateurs et devient un amas d’acier et de ciment radioactifs en attente d’être démantelée.
La radioactivité des installations – notamment dans le cœur du réacteur, là où se produit la réaction nucléaire –n’en perdure pas moins pendant des centaines de milliers d’années. Le nickel 59 par exemple, une substance que l’on trouve dans le cœur des réacteurs, a une demi-vie radioactive (soit le temps pour la radioactivité de diminuer de moitié) de 80 000 ans; et il faut attendre un million d’années pour qu’il devienne inoffensif.
«Il serait irresponsable de notre part de profiter de l’électricité grâce à l’énergie nucléaire et de laisser les générations suivantes se débrouiller avec les déchets», mettait en garde François Chenevier, directeur de l’Agence française pour la gestion des déchets radioactifs, en 1990. Pourtant, c’est exactement ce que nous faisons aujourd’hui: les réacteurs nucléaires, qui peuvent fonctionner pendant 30 à 40 ans, nous lèguent un héritage radioactif dont la durée de vie est de plusieurs milliers d’années...
. Pourtant, aucun pays ne s’est encore risqué à arrêter définitivement son choix sur un site d’enfouissement.
Sauf, la France, notre pays, qui prend les devants de la scène avec le Laboratoire de BURE et le projet d'enfouissement des ruines des Centrales démantelées sous les villages autour de BURE ! .....
Nombreux sont ceux, parmi les peuples autochtones ou les scientifiques, qui soulignent le caractère extrêmement présomptueux de notre civilisation: nous n’hésitons pas à nous projeter très loin dans le temps, quitte à emprunter aux générations futures ce que nous ne pourrons jamais leur redonner, comme la santé et la vie !
Et les scientifiques sont partagés: certains affirment que l’enfouissement est une solution, d’autres pensent que le problème est sans solution. Techniquement, les déchets ne peuvent pas être détruits et les experts sont incapables de prouver qu’ils ne constituent pas, même enterrés, une menace pour l’environnement.
Toute hypothèse, pour être prouvée scientifiquement, doit être démontrée. Or, en matière de déchets radioactifs, il faudrait attendre plusieurs milliers d’années et prendre des risques considérables avant de prouver quoi que ce soit