Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Dans les nombreuses régions où ont fleuri des installations nucléaires, civiles ou militaires, nous ne sommes pas à l'abri de contamination des sols par l'eau et par les rejets liquides et gazeux , radioactifs, rejetés dans l'air ! J'ai l'impression de me répéter, mais c'est la réalité ! Nos beaux potagers sont alors pollués et les légumes que nous mangeons deviennent aussi des agents étrangers, qui n'apportent pas seulement des vitamines ! Nous voulons tous protéger la " planète " ! Nous entendons souvent ce slogan louable mais, il est important de mettre tout en oeuvre pour arrêter la source la plus dangereuse , la radioactivité artificielle !
Nous savons que la Centrale du Tricastin, avec ses incidents à répétition, a pollué la nappe phréatique ....
Cattenom et Fessenheim avec leurs rejets radioactfs sèment à tout vent des radio nucléides.....
Et Soulaines .....
Et La Hague .....
Et les anciennes mines d'uranium, souvenez-vous de l'émission édifiante et bien documentée d' Elise Lucet dans Pièces à Conviction, La France contaminée par l'uranium ...
On peut continuer à citer tous les lieux connus, d'installations nucléaires ... Il n' y a pas que les aliments produits chez nous, il existe aussi des légumeset des fruits provenant de pays de l'Union européenne, d'Afrique, de Chine.... contaminés par des produits radioactifs et autres, très dangereux !
Protégeons la Planète ! Protégeons l' Humanité ! Protégeons la faune, la flore !
Pour conserver nos aliments, on les irradie ......
L’irradiation modifie la structure moléculaire ...
Pour de nombreuses associations de consommateurs et de
scientifiques, l’amélioration des qualités hygiéniques des aliments
n’est pas une fin en soi. Ils pointent du doigt la potentielle toxicité
des aliments irradiés.
Pour sensibiliser le public, une dizaine
d’associations, dont Attac, Confédération paysanne, Biocoop, Action
Consommation et le réseau Sortir du nucléaire, ont organisé
une manifestation devant les grilles de Ionisos pour
protester contre cette banalisation.
“Au-delà du fait que Ionisos
manipule des matières radioactives, nous ne savons pas quel est
l’impact des aliments irradiés sur l’organisme humain...
Nous demandons l’arrêt définitif de l’irradiation volontaire
des aliments” explique Stéphane Lhomme, porte-parole de Sortir du
nucléaire. .....
Pas question de courir le moindre risque : huit mètres carrés de
Cobalt 60 sont entreposés dans l’enceinte de l’usine. De quoi
contaminer une région entière pendant des siècles....
La technique, bien
au point, impressionne : à peine une heure de rayonnement gamma et
toute la structure moléculaire d’un aliment est “cassée”, sans que ce
dernier change d’apparence.
Résultat : l’aliment n’abrite plus le
moindre organisme vivant. “L’aliment est mort sur la plan biologique,
les tissus sont pulvérisés, l’ADN détruit” explique Roland
Desbordes, scientifique à la Criirad , ajoute que les acides aminés et les vitamines sont également tuées
- “notamment A, B1, B6, B12, C, E, K, PP”. Bref, manger des ananas de
Guinée au mois de mars risque de ne vous apporter qu’un effet
psychologique.
Son irradiation permet d’allonger considérablement sa
durée de conservation. Comme l’explique Esmilaire, directeur industriel
de Ionisos France,“c’est l’idéal pour les distributeurs qui
peuvent vendre leurs produits plus longtemps, en repoussant la date
limite de consommation”.
Des expériences menées sur l'ionisation font réfléchir !
Les rats développent des cancers du colon
Malgré l’agrément de l’Organisation mondiale de la santé et de l’Union
européenne pour irradier certains aliments, des craintes subsistent.
Les aliments irradiés créent de nouvelles molécules, dont les effets
sont encore très peu connus.
On les appelle les cyclobutanones.
En 2002, une étude franco-allemande réalisée sur des rats a montré que ces
“composés peuvent être considérés comme des promoteurs dans le
processus de la cancérogenèse intestinale” **.
Les militants anti-irradiation ont donc pris cette étude comme base de leurs revendications.
Mais chose surprenante, Eric Marchioni, professeur à la
Faculté de pharmacie de Strasbourg et l’un des auteurs de l’étude, que
nous avons contacté rectifie le tir des associations : “les
cyclobutanones produits par les aliments ionisés ne sont pas dangereux
en soi. Ils sont un facteur aggravant.
En l’état actuelle de nos
connaissances, on peut dire qu’il n’y a aucune conséquence sur la
santé”. Et de conseiller : “entre un aliment ionisé et un autre,
choisissez l’ionisé, c’est plus sûr”.
Un argument que conteste
néanmoins Roland Desbordes, directeur de la Criirad, comme beaucoup
d’autres scientifiques. “Du moment où l’on observe des réactions chez
le rat, dont le patrimoine génétique est similaire à 99% à celui de
l’homme, on peut se poser des questions... même s’il y a un pas entre
le rat et l’homme.
On ne peut donc pas conclure à l’inoccuité de
l’irradiation des aliments pour les humains”. Même au sein de l’Union
européenne, les avis divergent. Un rapport de la commission de
l’environnement de l’Union européenne, publié après l’étude
franco-allemande, recommande en effet de soumettre à examen
scientifique “une recherche sur les effets à long terme”, les cancers
mettant en effet plusieurs années à se déclarer.
Qui a raison ? Qui a tort ?
Les aliments ionisés que nous mangeons tous les jours sans le
savoir sont-ils nocifs pour l’homme ? Dans le doute, le principe de
précaution vaudrait d’être appliqué sur le sujet. C’est en tous cas
l’idée de la charte de l’Environnement, votée au Parlement, à
Versailles. En attendant, l’obligation d’étiqueter les aliments
irradiés .....
Aliments “contaminés” et aliments “irradiés”
Les aliments “contaminés” contiennent des particules radioactives. Les produits radioactifs peuvent provenir de gaz et d’aérosols radioactifs, de fuites, du recyclage de matériaux contaminés, de retombées d’essais nucléaires, de stockage de déchets nucléaires, etc. L’ingestion d’aliments contaminés provoquent des lésions au sein des tissus qui peuvent être à l’origine de mutations cellulaires et ainsi favoriser l’apparition de cancers ou de maladies génétiques.
Les aliments “irradiés” sont soumis à des rayons ionisants afin de détruire la flore pathogène. Ils ne deviennent pas radioactifs mais leur structure est profondément bouleversée. Pour l’heure, leur toxicité n’est pas prouvée. leur innocuité non plus. Pourtant, on en mange tous les jours..
Sources:
* Criirad : commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité
** Etude toxicologique transfrontalière destinée à évaluer le risque encouru lors de la consommation d’aliments gras ionisés. Dominique Burnouf, Henry Delincée, Andrea Hartwig, Eric Marchioni, Michel Miesch, Francis Raul, Dalal Werner. Karlsruhe 2002.