Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Les irradiés ( suite )
Après avoir particulièrement porté votre attention sur les irradiés des hôpitaux, portons notre intérêt vers les diverses origines de l'irradiation . En lisant les colonnes des journaux, nous sommes stupéfaits de constater le nombre d'incidents survenus dans les Centrales nucléaires . Ces accidents appelés incidents sont toujours qualifiés de : " Sans risque pour la population ". Cependant, il y a des rejets liquides et gazeux, radioactifs !
En fonctionnement normal, la Centrale Nucléaire de Cattenom, rejette de la radioactivité cancérogène dans la nature .
Toute centrale nucléaire produit :
par année et par Mégawatt électrique, l’équivalent en radioactivité d’une bombe de type Hiroshima. Ce qui veut dire que les quatre réacteurs de Cattenom, d'une puissance de 1300 MWe chacun, produisent en une année la radioactivité d'environ 5200 bombes d'Hiroshima.
Heureusement, une partie de ces substances perdent leur radioactivité rapidement mais, malheureusement, d'autres restent radioactives pour de longues périodes, plus de 24 000 ans.
La Centrale Nucléaire de Fessenheim présente aussi des incidents, avec des rejets dangereux . Nous avons déjà souvent lu les incidents répétés de la Centrale du Tricastin et on peut continuer à citer toutes nos Centrales vieillissantes, dont le projet est de les démanteler ! C'est pour pour cette raison que l'ANDRA cherche des Communes volontaires pour enfouir tous les déchets contaminés de ces usines devenues des risques permanents d'accidents . Nous avons encore tous dans nos souvenirs l'accident de TCHERNOBYL ! Ne croyez pas que nos Centrales d'Europe de l'Ouest ( France, Allemagne, Belgique, Suisse,...) soient sans danger
Petite explication :
Pour pouvoir évacuer la chaleur résiduelle,
toutes les centrales nucléaires possèdent des systèmes de refroidissement de secours. Si ces systèmes ne fonctionnent plus, l’augmentation de la température peut entraîner le fusion du coeur.
Si plusieurs gaines de combustibles
( « crayons » ) entrent en fusion, la réaction en chaîne se renforce et on en vient à un réchauffement incontrôlé gigantesque. Si le bâtiment du réacteur ne résiste pas, ou bien encore si une grande quantité de substances radioactives s’échappe, on parle alors de super catastrophe.
Des réacteurs vieillissants, construits sur une faille active et des sols alluviaux amplifiant tout séisme, avec des cuves devenues fragiles, augmentent le risque d'accident grave. C'est le cas de Fessenheim, de Cattenom ....
Les nombreuses négligences relevées dans la surveillance et l'entretien des Centrales nucléaires donnent naissance à de nombreux incidents, qualifiés " sans risques ou ordinaires " . Ces différents incidents s'accumulent et endommagent différents endroits vitaux de la Centrale .
Lisons ci-après l'avis d'un expert nucléaire :
Klaus Traube, expert nucléaire
et ancien directeur du service des réacteurs nucléaires de l’IACE chez General Dynamics à San Diego et, en dernier, Directeur gérant d’Interatome, filiale de Kraftwerk-Union, constate:
« L'analyse de nombreux évènements nucléaires graves montre que ceux-ci comme à Harrisburg, comme d'ailleurs aussi à Tchernobyl, sont provoqués par une accumulation inattendue d’incidents techniques et d’erreurs d'exploitation qui, considérés séparément, apparaissent comme ordinaires. C’est aussi ce qui ressort des coûteuses études de risque analysant les possibilités et les probabilités de défaillance des réacteurs nucléaires. Ces études confirment que chaque réacteur peut être le siège d’accidents conduisant à la fusion du coeur et à des rejets catastrophiques de radioactivité. Ce n'est pas ce point qui est contesté par les spécialistes. Il y a seulement discussion sur le taux de probabilité de ces accidents. Il n'est pas non plus contesté qu'un acte terroriste, tel que celui, par exemple et parmi bien d’autres, de la chute dirigée d’un gros avion de ligne puisse déclencher une catastrophe dans un réacteur. Ici encore, on ne peut que polémiquer sur le taux de probabilité. »
Réseau sortir du nucléaire - Pourquoi sortir du nucléaire?
Ni nucléaire, ni effet de serre !
Encore des évènemens tristes , nous ne pouvons pas oublier les irradiés de nos essais nucléaires : ci-après: extrait du livre : Les irradiés de la république
Ils étaient 150000, pour la plupart de très jeunes hommes. Ils étaient peu - ou même pas du tout - informés sur les risques de la radioactivité. Désinformés même. Telles ces recommandations remises au personnel des essais par les autorités de la marine : Une minute et demi après l'explosion, les débris sont tous retombés et il n'y a aucun danger provenant du rayonnement. Les radiations retardées ? Elles sont si faibles qu'elles ne constituent pas un danger. Ne vous en occupez pas . Naïfs ? Respectueux de la parole d'autorité ? Ils étaient fiers de participer à cette grande aventure qui, leur disait-on, allait hisser la France au niveau des plus grands. Et que de souvenirs allaient-ils rapporter de cet immense désert saharien ou des îles paradisiaques du Pacifique. ... On a beau savoir que la bombe est un objet de mort, lorsqu'elle explosa, je fus fasciné par ce lever de soleil artificiel. Et on leur disait alors, comme on le répète encore officiellement aujourd'hui, que ces bombes étaient propres ... Quel mal pouvait donc les frapper ? Ils ne l'apprendront - pour les plus chanceux - que dix, vingt, trente ans plus tard quand les cancers et autres maladies les atteindront. Enfin, ils parlent, sortant du mutisme qui, sous prétexte de secret militaire, les avait enfermés dans l'oubli. Enfin, ils se battent pour que vérité et justice soient rendues aux victimes des essais nucléaires.
Je vous invite à lire les documents écrits par Bruno BARILLOTet son livre :
Les irradiés de la république .
. Auteur de plusieurs livres sur les expériences françaises au Sahara et en Polynésie, animateur de colloques et conférences destinées à alerter l'opinion, les élus, les pouvoirs publics, proche des victimes, il présente des témoignages bouleversants - et inédits pour la plupart - en les situant dans un contexte dont il est l'un des grands spécialistes.