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Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?

Les poubelles radioactives ! Pièces à conviction.....

Mercredi, 11 février à 20h35 sur FR3
Magazine présenté par Elise Lucet
Uranium : Le scandale de la France contaminée


Nous ne pouvons pas laisser passer cette enquête sans la suivre attentivement. Nous attendons beaucoup de cette émission qui met en évidence l'inconscience .... Des millions de tonnes de déchets radioactifs sous nos pieds ! Mais , que dis-je,  au contact de nos pieds ! Des poussières radioactives et du gaz radon que nous respirons depuis des années en quantité supérieure à ce qui est tolérable par notre organisme ! 

Nous avons demandé à la CRII-RAD de mesurer le taux de radon à proximité d'une bouche d'aération de la mine désaffectée des Vieilles Sagnes, sur la commune de Saint-Sylvestre. Une précédente mesure effectuée dans cet orifice, en février 92, à un mètre de profondeur, avait révélé des taux de radon dans l'air faramineux : plus d'un million de becquerels par m3 d'air ! A un mètre du sol et à une distance de 10 m de la bouche d'aération, on trouve encore 8 308 Bq/ m3 ; à 15 m : 1420 Bq/m3 et à 30 m : 721 Bq/m3. Voilà ce que respirent les enfants qui viennent jouer dans ces lieux, dont la plupart n'étaient pas même clôturés il y a trois mois de cela.( quand a-t-on mis une clôture ? )

La France a exploité de nombreuses mines d'uranium dès 1945, à des fins militaires puis pour les Centrales nucléaires. On a cessé d'exploiter nos mines en 2001 et on a laissé toutes ces  mines à l'abandon, sans surveillance, sans traitements particuliers .... Des millions de tonnes de déchets radioactifs gisaient là, abandonnés sur les chemins de promenades ou les terrains de jeux des enfants ! Alors que l'Etat, sous les hospices du Ministère de l'écologie et de l'énergie, développe régulièrement de grandes " théories" sur la protection de l'environnement, le dossier brûlant de la contamination par les déchets radioactifs reste bien enterré !

Mercredi, 11 février à 20h35,  L'émission, Pièces à Conviction, exhume  le moribond pour l'autopsier !

 L'intervention de Monsieur Le Ministre est attendue avec impatience ! Trouvera-t-il les arguments et les solutions qui rassurent ?

Monsieur André Lacoste, directeur général de l'Autorité de Sûreté nucléaire et le porte-parole d'Aréva répondront-ils avec franchise aux multiples questions  que se posent les Français ?

Le constat alarmant des méfaits de la radioactivité, les populations en danger et les futures poubelles radioactives que l' on sème du Nord au Sud, d'Est en Ouest peuvent-ils faire prendre conscience à toutes ces autorités responsables qu'on ne peut plus continuer à ajouter des déchets radioactifs sans développer une recherche réelle, permettant de mettre au point des procédés efficaces susceptibles de rendre tous ces déchets inoffensifs ?

Ci-après, quelques lieux contaminés, connus :

Le rapport Desgraupes estime notamment que les stockages de Saint-Priest-la-Prugne, de l'Ecarpière, de Bessines, du Bosc, du Cellier et de Jouac (voir cartes 1 et 2) sont des INB. Ce n'est pas l'avis des compagnies minières et de l'administration. La section des travaux publics du Conseil d'Etat a d'ailleurs donné raison à ces dernières dans son avis du 11 décembre 1991.


 

 Bertholène (Aveyron): site minier en exploitation, où ont été stockées, début 1991, dans la vallée des Balaures, derrière une digue constituée de stériles et de déblais, 310 000 t de résidus représentant une activité de 5,72 TBq rien qu'en radium 226.


 Le Cellier (Lozère) : ancien site minier souterrain et à ciel ouvert, renfermant 1 112 000 t de résidus de traitement fins, dont 76 t d'uranium, et 4 532 000 t de résidus grossiers (dont 672 t d'uranium). L'activité totale dépasse 86 TBq, dont 43 TBq en radium 226. Ce site devrait être classé INB.


 L'Ecarpière (Loire-Atlantique) : sur cet ancien site minier, un bassin artificiel entouré de digues constituées de résidus grossiers de lixiviation, contient 7 500 000 t de boues, soit 510 t d'uranium. Avec les digues qui renferment, elles, 300 t d'uranium, le tonnage total est de 11 500 000 t l'un des plus importants de France. L'activité totale est de plus de 365,6 TBq, dont 182,8 TBq en radium 226. On projette d'y mettre des résidus radioactifs provenant du traitement de terres rares effectué par Rhône-Poulenc à La Rochelle, à raison de 7 800 t par an. Ce site devrait être classé INB.


 Le Bosc (Hérault) : excavations d'une mine à ciel ouvert renfermant, début 1991, 2 969 000 t de résidus, dont 818 t d'uranium, provenant de l'usine SIMO du Bosc, actuellement en exploitation. L'activité totale est de plus de 236,2 TBq, dont 118,1 TBq pour le radium 226, Ce site devrait être classé INB.

 Saint-Priest-la-Prugne (Loire): ancien site minier renfermant 1 100 000 t de résidus dans la mine souterraine et 1 300 000 t, dont 286 t d'uranium, dans un vaste bassin de 20 ha où ils s'étagent sur 19 m d'épaisseur. L'activité totale est de plus de 168 TBq, dont 84 TBq en radium 226. Après avoir essayé de reconvertir le site en centre de stockage de déchets radioactifs, le CEA donne la préférence, pour sa réhabilitation, à la transformation du bassin en... base nautique ! Ce site devrait être classé INB.


 Gueugnon (Saône-et-Loire): sur le terrain d'une ancienne usine de traitement, grand bassin de 6 ha renfermant 185 000 t de résidus contenant 42 t d'uranium. L'activité totale dépasse 20,8 TBq, dont 10,4 TBq en radium 226.


 Saint-Hippolyte (Haut-Rhin) : à deux pas d'un ravissant village de la route du vin, ancien site minier de Schaentzel et du Teufelsloch (le trou du diable) renfermant toujours 2 000 t de résidus de lixiviation. En fait, le minerai lixivié est resté dans les cuves et l'exploitation a cessé après une campagne d'essai en 1969. L'activité en radium 226 serait de 0,1 TBq. Il y a encore sur ce site, qui est le plus petit dépôt de résidus de traitement d'uranium en France, 2 000 t de minerai non traité.

http://atomicsarchives.chez.com/limou_radioac.html

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