Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Gilles le lundi 15 décembre 2008, 06:38 - Nucléaire - Lien permanent
L’exploitant de carrières Aubron-Méchineau, implanté à Gorges, en Loire-Atlantique, souhaite réutiliser des déchets faiblement radioactifs pour en faire des terrassements routiers.
De 1953 à 1991, l'uranium a été exploité par la Cogema dans le site du « Chardon ».
Les matériaux suffisamment chargés en uranium étaient utilisés, le reste était stocké sur place.
C'est ce stock (1,76 million de tonnes de « stériles faiblement radioactifs») que l'entreprise demande à pouvoir réutiliser pour la construction de routes, en sous-couche, avec une couverture de 30 cm..
Cette demande a fait l'objet d'une enquête publique qui s’est clos le 13 décembre.
Le président de la CRIIRAD a déposé son avis très clair et documenté :
Extrêmement dangereux
Si on laisse faire, c'est une brèche dans laquelle tous vont vouloir s'engouffrer. Des déchets de ce type, il y en a plus de 160 millions de tonnes en France ! Leur réutilisation est naturellement un enjeu national.
On ne lâchera pas. » Roland Desbordes, le président de la CRIIRAD, a donc déposé une douzaine de pages de réactions au dossier d'enquête publique. Des particuliers ont également réagi, noircissant plusieurs pages du registre, ainsi que l’association Moine et Sèvre et les Verts.
Nous sommes prêts à aller devant le tribunal administratif, affirme Roland Desbordes. Il est impensable de disperser ces déchets dans la nature. La réglementation impose de les mettre en fûts dans une décharge spécialisée.
Nous, nous demandons qu'ils soient conservés sur le site et surveillés.
Qui est contre la réutilisation de ces déchets ?
Pour plus d’information
Voir les articles de Ouest France :
http://www.ouest-france.fr/2008/12/05/loire-atlantique/Gorges-les-roches-steriles-sont-a-la-Racine--55022577.html
http://www.ouest-france.fr/actu/actu_PdlL_-Reutiliser-des-dechets-radioactifs-ca-coince-_8620-771278_actu.Htm
Les Verts, l'association Moine et Sèvre et la CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) sont notamment montés au créneau. L'association Moine et Sèvre connaît bien ce domaine pour s'être penchée, depuis 1991, sur le devenir du site de l'Ecarpière, grande carrière d'uranium à Gétigné. C'est elle qui a sollicité la CRIIRAD.
Pour Moine et Sèvre, les choses sont claires :
Il y a suffisamment de radioactivité naturelle dans le secteur, pas la peine d'en rajouter. Creuser dans cette colline de stériles va libérer des poussières et des particules qui pourront être ingérées par les populations qui vivent à proximité.
Cette information rejoint l'émission " Pièces à conviction " présentéé par Elise Ducet et diffusée mercredi 11 février 2009 à 20h35 sur FR3 SUJET : " La France contaminée "
Un dossier extrêmement important vu l'énorme quantité de déchets d'extraction de l'uranium qui pose des problèmes de gestion. Avec dans le même genre, la question de l'avenir des matériaux qui seront issus du démantèlement des centrales et installations nucléaires...Les enfouissements proposés aux 3115 communes , le Laboratoire de BURE ect.... ne sont pas la solution ! Nous demandons à que tout soit mis en oeuvre pour faire diminuer la contamination par la radioactivité que l'on transporte à travers la France, L'Europe, L'Afrique ..... Arrêtons de développer l'énergie nucléaire si nous ne sommes pas capable de gérer les déchets générer par cette énergie ...
On peut développer d'autres sources d'énergie :
La ville d'Amareleja au Portugal située dans le sud du pays, zone particulièrement ensoleillée, a inauguré récemment une immense centrale solaire qui s'étend sur 250 hectares. La centrale possède une capacité de 46 MW à pleine puissance. Le coût du projet a été estimé à 261 millions d'euros.
La centrale solaire est composée de 262 080 panneaux photovoltaïques, ce qui représente l'équivalent de la consommation énergétique moyenne de 30 000 foyers !
Ce projet n'est pas le premier à aboutir au Portugal. En effet, le pays a décidé de mettre l'accent sur cette énergie renouvelable pour respecter ses engagements européens sur les énergies propres. Plusieurs projets de centrales solaires ont ainsi vu le jour près d'Alentejo dans le sud du pays.
Cette centrale de 46 MW pourra fournir 93 millions de KWh par an, ce qui parait gigantesque au regard de la plus grande centrale solaire montée récemment près de Narbonne, qui elle, ne possède qu'une puissance de 7 MW...
Pour bénéficier au maximum de l'ensoleillement de cette région, les autorités portugaises ont choisi des panneaux solaires se déplaçant sur un axe de manière à suivre la course du soleil pour en retirer le maximum d'énergie.
Le retour sur investissement de l'Etat portugais sera donc nettement plus rapide que s'ils avaient eu recours à une installation normale (fixe). Cela permettra d'éviter le rejet dans l'atmosphère de plus de 89 tonnes de CO2.
http://www.bati-depot.fr/actualite/le-portugal-accelere-le-developpement-du-solairel
Source : Bati Depot ( 03/01/09 )
Nous constatons que la Centrale solaire portugaise est plus compétitive que celle de Narbonne ! Nous pouvons donc mieux faire ! La technique est connue et expérimentée ! Même si le Portugal est ensoleillé, nous savons que les panneaux voltaïques sont aussi efficaces en Allemagne, Pays nordiques donc ces panneaux voltaïques sont aussi compétitifs en FRANCE ....