Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
La gestion à long terme des déchets nucléaires de haute activité et à vie longue constitue la pierre d’achoppement de l’industrie électronucléaire.
De l’ensemble des déchets nucléaires produits, 90 % sont peu radioactifs et sont stockés en surface et surveillés jusqu’à ce que leur radioactivité devienne comparable à la radioactivité naturelle.
Les 10 % restant, provenant essentiellement du combustible nucléaire usé, contiennent des éléments radio toxiques de longue période, tels que des actinides, et posent des problèmes de gestion à très long terme puisqu’ils demeureront radioactifs pendant des milliers, voire des millions d’années.
La stratégie française est axée sur le retraitement des combustibles usés, leur vitrification, et leur stockage définitif en formation géologique profonde après une période d’entreposage provisoire.
Le retraitement vise à séparer, par un ensemble de procédés chimiques, d’une part les matières réutilisables (uranium et plutonium), et, d’autre part, les cendres de la fission nucléaire (produits de fission et trans-plutoniens).
Cependant d’autres alternatives sont à l’étude de part le monde.
La loi du 30 décembre 1991 fait obligation aux organismes de recherche publics d’étudier les modes de gestion des déchets.
Trois axes de recherches ont été définis par le législateur :