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Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?

Les poubelles radioactives de faible et moyenne activité...


(prise de position du Président du Conseil régional de Lorraine à propos des FAVL ) :

"Je pense que la faible activité radioactive de ces déchets ne signifie pas qu'ils soient inoffensifs. Cela pose de nombreuses questions en terme de responsabilité pour les générations futures "
              

Les poubelles radioactives de faible et moyenne activité sont des sources d'irradiation . Les responsables des communes qui veulent, pour quelques euros, accueillir des poubelles nucléaires sont des assassins en puissance ou des inconscients ... En 2006, a publié un article où il est bien précisé que les travailleurs , même exposés à faibles doses accumulées sur plusieurs années risquent de développer des cancers ... voir ci-après un extrait de l'article :

Le Monde (Economie), 31/01/2006 : 

Faut-il réviser les normes de l'irradiation nucléaire ?

PRÉVU les 7 et 8 février, le débat parlementaire sur le projet de loi relatif à la transparence et à la sécurité nucléaire est repoussé sine die. Dommage, car les résultats d'une étude coordonnée par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) et publiée dans le British Medical Journal, apportent des éléments nouveaux. Selon ce texte, le risque de cancer existe chez les travailleurs du nucléaire même lorsqu'ils sont exposés à de faibles doses de rayonnement ionisant. Ainsi, 1 % à 2 % des décès par cancer seraient attribuables à ces rayons chez les salariés ayant reçu une dose cumulée de 100 millisiverts (msv), soit la norme maximale ­ 20 msv par an, mais 50 msv jusqu'en 2003 ­ reçue pendant cinq ans. Certains experts plaident par conséquent pour une nouvelle révision à la baisse de cette norme.


Le nucléaire c'est de 1,1 à 61 millions de morts et de 2,3 à 123 millions de cancers

D'après le CERR (Comité européen sur le risque de l'irradiation) le nucléaire est responsable de 61,6 millions de morts par cancers depuis 1945, contre 1,1 million selon les sources officielles, le nombre de cancers est pour sa part évalué à 123,2 millions contre 2,3 et l'étude estime en outre que les radiations ont induit une importante mortalité infantile et fœtale (3,4 millions).



Le Soir, 12 février 2003:

Morbide bilan nucléaire

Soixante millions de morts depuis 1945

Un étude internationale révise à la hausse les effets du nucléaire et propose des normes plus drastiques.

C'est une solide dose de poil à gratter que quarante-six scientifiques viennent de glisser dans la boîte aux lettres de diverses institutions internationales, dont la Commission européenne. Le premier rapport (1) du Comité européen sur les risques de radiations (2) remet en cause les normes et méthodes d'évaluation qui ont prévalu jusqu'à présent en matière de radioprotection.

Sollicitée et financée par le groupe Verts européens, il y a cinq ans, l'élaboration de cette étude a été coordonnée par le chimiste anglais Chris Busby et a rassemblé une palette d'experts « indépendants » du monde entier. Nous avons développé une méthodologie qui remédie aux manquements bien connus de la commission internationale de protection contre les rayonnements (CIPR), expose Chris Busby, cheville ouvrière de l'étude. Le modèle du CIPR a une base physique datant d'avant la découverte de l'ADN. Comme tous les modèles, elle est de nature mathématique, réductrice et simpliste. Bref dépassée.

Historiques, ces modèles prennent pour base d'analyse la quantité de cancers et de leucémies constatés suite à l'explosion de Hiroshima en 1945. Une relation linéaire trop simple, estiment les experts, qui déplorent l'absence de prise en compte de facteurs liés à l'exposition interne (ingestion et inhalation de particules) à la base de nombreux cancers, notamment aux abords des usines de retraitement de plutonium, en Russie. Mais les cancers ne sont pas les seules affections visées, pointe l'étude, qui évoque les mutations de l'ADN induites par la catastrophe de Tchernobyl, en 1986.

Un facteur de risque multiplié par soixante

Afin de revoir l'évaluation des risques lors des expositions aux rayonnements ionisants (essais nucléaires, pollution historique, proximité de centrales), l'étude a créé de nouveaux facteurs de pondération dits de « danger biophysique » ou de « danger lié la biochimie de l'isotope ». En appliquant ces principes aux données officielles des Nations Unies, l'impact sur la santé humaine d'une faible irradiation chronique est multiplié par soixante ! Si bien que le total des morts par cancers est estimé à quelque 61,6 millions depuis 1945, contre 1,1 million selon les sources officielles. Le nombre de cancers est pour sa part évalué à 123,2 millions contre 2,3. L'étude estime en outre que les radiations ont induit une importante mortalité infantile et foetale (3,4 millions).

Conséquence « logique » pour ces experts : il importe de réduire la dose maximale de rayonnement admissible à 0,1 millisievert (contre 1 mSv actuellement) pour chaque être humain. Cela fait quinze ans que je collecte et j'analyse l'impact des radiations à faible dose, commente le biologiste russe Alexey Yablokov, coauteur de l'étude. Ces données m'ont convaincu que les standards internationaux ont jusqu'à présent reflété davantage les intérêts de l'industrie nucléaire que le souci réel de la santé humaine. Ce rapport est une bonne base pour créer un nouveau Comité mondial sur les risques des radiations !.....

Christophe Schoune


Continuons à refuser l'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuellement proposées. Personne n'a le droit de jouer avec la vie de nos enfants, petits-enfants et toutes les générations futures . Toutes les études faites par des groupes de scientifiques , venus de tous les coins de la planète Terre, tirent les mêmes conclusions de leurs travaux : L'exposition accumulée à des rayonnements de faible et moyenne activité ionisante est dangereuse ! Il faut y ajouter les risques d'inhalation et d'ingestion de particules radioactives !

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