Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Radioprotection
Ou comment se protéger de la radioactivité ?
L'objet de la radioprotection est de protéger les personnes de la radioactivité. Il s'agit de diminuer l'exposition aux rayonnements chaque fois qu’on le peut en dehors de l’exposition incontournable à la radioactivité naturelle et de celle, parfois nécessaire, due aux utilisations médicales et industrielles de la radioactivité.
Pour protéger, il faut connaître le risque, c'est-à-dire évaluer la dose de radioactivité reçue : activité en becquerels , dépôt d'énergie en grays et surtout dose biologique en millisieverts . La connaissance des effets des rayonnements en fonction de la dose contribue à réduire le risque encouru.
Les principes de protection relèvent du bon sens et dépendent du pouvoir de pénétration du rayonnement. Les moyens de protection sont très variés et souvent efficaces.
Dans le cas des expositions internes, il faut surtout éviter le contact et l'ingestion de substances radioactives. On se protège d'une irradiation externe par des écrans, notamment pour les rayons gamma , très pénétrants, les rayons alpha et bêta étant arrêtés par de très faibles épaisseurs de matière..
Les normes de protection sont fixées par une Commission internationale de protection radiologique (CIPR), fondée en 1928. Cette instance fixe une dose maximale admissible d'exposition en dehors de la radioactivité naturelle et des examens médicaux. Ces normes sont définies pour la population normale.
Les normes sont plus élevées pour ceux qui, en raison de leur activité, sont amenés à manipuler ou sont exposés à des sources de radioactivité.
Les organismes de radioprotection fixent des normes de plus en plus prudentes. La dose maximale admissible définie actuellement pour le public correspond à environ 40 % de l'exposition à la radioactivité naturelle.
Cas d'un accident majeur