Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Les scientifiques sont partagés:
certains affirment que l’enfouissement est une solution,
d’autres pensent que le problème est sans solution.
Techniquement, les déchets ne peuvent pas être détruits et les experts sont incapables de prouver qu’ils ne constituent pas, même enterrés, une menace pour l’environnement.
Plusieurs articles et émissions commémorent chacun à leur manière cet événement catastrophique. Outre le drame humain et le cataclysme environnemental qui perdurent, la menace persistante, une donnée frappe :
la sous-estimation -volontaire ou ignorante- des retombées radioactives effectives : les trois quarts de l'Europe contaminés, en France, les effets ont été jusqu'à mille fois sous évalués.
voir notamment les articles du Monde (L'effet de Tchernobyl en France a été jusqu'à mille fois sous-évalué - 24-04-06) et d'Agora Vox (Tchernobyl et l’opacité "officielle", vingt ans après...- 25-04-06).
Ce même jour, devant l'accroissement des coûts du pétrole, plusieurs hommes politiques de droite et de gauche, dont des candidats présidentiels, se disent favorables au développement de centrales nucléaires ! Chercher l'erreur ou la logique.
Rédigé par Marie-Claude MALHOMME le Mardi 25 Avril 2006
A la demande des Verts du Parlement européen, une autre étude réalisée par deux scientifiques britanniques, Ian Fairlie et David Sumner, fait état de 66.000 décès, soit 15 fois plus que celle du Forum Tchernobyl.
Les plus importantes concentrations de nucléides volatils et de particules de combustible ont été enregistrées en Biélorussie, en Russie et en Ukraine.
Mais plus de la moitié de la quantité totale des particules volatiles de Tchernobyl est tombée à l'extérieur de ces pays, indique le rapport. Selon les auteurs de cette étude, 3,9 millions de km2 ont été contaminés à travers toute l'Europe par les retombées de Tchernobyl.
Greenpeace, qui se base sur une étude de l'Académie russe des sciences évoque quant à elle 93 000 morts.
Aujourd'hui la radioactivité décroît en surface mais migre verticalement dans le sol pour atteindre les nappes phréatiques.
D'autre part, les arbres ayant stockés les composés radioactifs se révèlent une véritable « bombe à retardement » en cas d'incendies de forêt.
Les autorités françaises, on le sait, n'ont pas dit la vérité concernant le nuage de Tchernobyl.
ll aura fallu attendre 2003 pour que les autorités nucléaires françaises, en l'occurrence l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) reconnaissent une contamination nationale comparable à celle de nos voisins européens.
L'Institut de veille sanitaire, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, l'Autorité de sûreté nucléaire ont publié sur leur site un point d'information actualisé sur l'accident de Tchernobyl et ses conséquences en France.
Selon l'étude de l'Institut de veille sanitaire, si la France connaît une augmentation depuis les années 1970 des cancers de la thyroïde, celle-ci se situerait dans la même moyenne que le reste de l'Europe de l'Ouest et même les Etats-Unis. La répartition géographique de ces cancers ne fait donc officiellement pas apparaître de corrélation avec les retombées de Tchernobyl puisque les Etats-Unis n'ont a priori pas été directement concernés par les retombées de Tchernobyl.
Le Conseil Scientifique de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) estime quant à lui dans son rapport**, que la carte des retombées radioactives sur la France à la suite à la catastrophe de Tchernobyl en 1986 ne peut plus être améliorée. La faiblesse des données, la complexité et la variabilité des mécanismes qui concourent au dépôt, rendent injustifiée la poursuite d'efforts tournés vers la reconstitution du passé.
Le Conseil appuie les démarches mises en œuvre par l'IRSN pour déterminer les zones de retombées aux vues des connaissances disponibles à l'époque du lancement des différentes études, en regrettant toutefois que n'aient pas été soulignées autant que nécessaire les incertitudes sur les résultats obtenus. Le Conseil recommande donc pour l'avenir de renforcer la performance statistique des modèles d'interprétation et d'améliorer encore les réseaux de surveillance déployés sur le territoire français.
Se basant sur les chiffres publiés de l'époque variant du simple au mille, l'association Commission de Recherche et d'Information Indépendante sur la Radioactivité fondée en 1986 (CRIIRAD) a quant à elle adressé une lettre ouverte aux cinq ministres de tutelle de l'IRSN, Madame Michèle Alliot-Marie, Monsieur Thierry Breton, Madame Nelly Olin, Monsieur Xavier Bertrand et Monsieur Gilles de Robien leur demandant que soit levé l'interdit sur les bilans établis en mai 1986 par le Service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI) et que soit ainsi mis fin à la politique de désinformation et de censure qui perdure en France depuis près de 20 ans.
Les retombées radioactives sur l'Europe occidentale, donc la France, continuent à agir sur la faune, la flore, notre santé, les nappes phréatiques.....
L' Enfouissement des déchets radioactifs et son cortège de contaminations de tous genres est une menace réelle. Les avis de scientifiques sérieux et indépendants le confirment. Personne ne peut affirmer que l'enfouissement est une bonne solution ! De plus, chaque jour à de quoi nous remplir d'effroi : Personne ne semble savoir ou connaître les procédés susceptibles de décontaminer les déchets radioactifs ! Si c'est vraiment le cas, pourquoi continuer à manipuler la radioactivité dans des centrales nucléaires et autres procédés utilisant l'uranium....