Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
CANADA - L'enfouissement des déchets nucléaires
Le gouvernement canadien autorise l'enfouissement des déchets nucléaires. Il cherche désormais des sites adaptés.
Le gouvernement fédéral canadien cherchait depuis de nombreuses années des moyens de gérer à long terme les déchets nucléaires. Le fait même de n'avoir aucune solution d'action devenait un frein au développement de l'industrie nucléaire dans le pays.
Des procédures de consultations vont donc débuter afin de déterminer les sites susceptibles d'accueillir les déchets. La construction des installations devrait prendre un certain temps et coûter très cher. Selon le ministre canadien des Ressources naturelles, Gary Lunn, c'est l'industrie nucléaire qui paiera la note.
lundi 8 déc, 2008 16 h 48
Des environnementalistes et des experts en géoscience remettent en question la création d'un site d'enfouissement de déchets radioactifs en Ontario
Le producteur d'électricité de la province, l'Ontario Power Generation (OPG), demande un permis d'ici 2012 pour enfouir en profondeur des déchets à faible et moyen niveau de radioactivité au site de la centrale nucléaire Bruce, près de Kincardine.
La demande doit recevoir le feu vert de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN). Des environnementalistes mettent toutefois en doute la capacité de la CCSN de faire les évaluations nécessaires. L'organisme a admis qu'il ne disposait pas de recherches indépendantes récentes.
Cette méconnaissance rend certains observateurs sceptiques sur la capacité de la CCSN de faire une évaluation crédible des enjeux de la sécurité du projet de l'OPG.
Les lignes directrices visant à encadrer le projet d'enfouissement en profondeur n'ont de plus pas encore obtenu l'approbation fédérale.
Dans un document communiqué à un chercheur, la CCSN indique que la recherche canadienne sur l'enfouissement des déchets radioactifs dans le sous-sol rocheux accuse des dizaines d'années de retard par rapport aux pays européens.
L'OPG tentera vraisemblablement de convaincre la CCSN que ses propres études indiquent que le site est stable depuis des siècles. Mais les groupes de défense de l'environnement et les Premières Nations de la région craignent que des fuites ne contaminent le lac Huron, voisin de la centrale. Cette immense étendue d'eau est un des cinq grands lacs nord-américains et il contient 3538 km cubes d'eau douce.
Que doit-on penser ? Comment peut-on croire les conclusions de L'ANDRA ? La réalité est loin d'être la vérité !