Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
| Gestion des déchets radioactifs | 12 ème législature |
| Question écrite n° 16607 de M. Jean Louis Masson (Moselle - NI) · publiée dans le JO Sénat du 17/03/2005 - page 734 | ||
| M. Jean Louis Masson attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur le fait que de nombreuses communes du département de la Meuse se sont inquiétées des perspectives d'enfouissement irréversible de déchets radioactifs. Or, le laboratoire de Bure (Meuse) est le seul réalisé en France ; il est en couches sédimentaires, alors même qu'il était initialement prévu qu'au moins un second laboratoire expérimental serait créé dans un site granitique. La loi n° 91-1381 du 30 décembre 1991 relative aux recherches sur la gestion des déchets radioactifs prévoit pourtant trois voies de recherches sur la gestion de ces déchets à haute activité et à vie longue : la recherche de solutions permettant la séparation et la transmutation des éléments radioactifs à vie longue présents dans ces déchets ; l'étude des possibilités de stockage réversible ou irréversible dans les formations géologiques profondes, notamment grâce à la réalisation de laboratoires souterrains ; l'étude de procédés de conditionnement et d'entreposage de longue durée en surface de ces déchets. Cette même loi prévoit également que « à l'issue d'une période qui ne pourra excéder quinze ans à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement adressera au Parlement un rapport global d'évaluation de ces recherches accompagné d'un projet de loi autorisant, le cas échéant, la création d'un centre de stockage des déchets radioactifs à haute activité et à vie longue ». Ainsi, la loi impose trois axes de recherches, mais un seul est véritablement engagé, c'est l'enfouissement irréversible. Il souhaiterait donc qu'il lui indique si, avant toute décision définitive, il ne pense pas qu'il conviendrait de réaliser au moins un second laboratoire souterrain dans des couches géologiques différentes de celles de Bure, ce qui permettrait d'effectuer des choix en toute connaissance de cause.
|