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Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?

Les poubelles radioactives , les océans ne sont pas épargnés !

ENQUETE • La mer malmenée (1) en 2000 Par Anne BAUER

Trente années de lutte contre l'immersion des déchets

Les Echos n° 18140 du 25 Avril 2000 • page 75

L'interdiction de jeter en mer des déchets industriels et radioactifs au large des côtes européennes date seulement de 1993.

Spectaculaires, les images avaient rapidement fait le tour de la planète. Bravant la bise et la houle, quelques hurluberlus s'accrochaient avec des filins à une immense plate-forme pétrolière située à 240 kilomètres des côtes d'Ecosse. En pleine mer, les écologistes de Greenpeace affrontaient le géant Shell pour protester contre le sabordage de la plate-forme « Brent Spar ». Quelques semaines plus tard, après un appel au boycott très suivi en Allemagne et des prises de bec à peine feutrées entre le chancelier allemand Helmut Kohl et le Premier ministre britannique John Major, Shell renonçait à couler « Brent Spar ». C'était en 1995.

Trois ans plus tard, le 23 juillet 1998, les ministres de l'Environnement des Quinze signaient à Sintra, près de Lisbonne, la convention pour la protection du milieu marin de l'Atlantique du Nord-Est (la convention Ospar), dans laquelle ils s'engageaient à interdire l'immersion des plates-formes pétrolières, à faire tendre vers zéro les rejets radioactifs en mer et à éliminer autant que possible les produits toxiques chimiques dans l'environnement marin. « Une grande victoire pour l'environnement et pour les riverains de toute l'Europe », saluait Greenpeace, après trente ans de combats contre l'immersion en mer de déchets en tout genre.


Car pour obliger les uns et les autres, des îles Shetland au détroit de Gibraltar, à ne plus considérer l'océan comme un dépotoir indolore, le chemin a été long.

 En 1971, le « Stella Maris », un navire néerlandais, quitte le port d'Amsterdam pour immerger des déchets chlorés en mer du Nord. L'opinion publique se mobilise. Six mois plus tard, en 1972, les Etats européens riverains de l'Atlantique signent la convention d'Oslo, le premier traité international destiné à limiter l'immersion des déchets industriels, des boues des égouts, ainsi que l'incinération en mer des déchets industriels liquides. La même année, les Etats s'engagent dans la convention de Londres non pas à interdire mais à réglementer l'immersion en mer des déchets de haute radioactivité. Les textes d'Oslo et de Londres témoignent d'une première prise de conscience. Mais guère plus. Jusqu'aux années 80, la mer restera une vaste poubelle muette, invisible, pratique. De 1974 à 1982, près de 140.000 tonnes de fûts de déchets radioactifs ont été coulés dans l'Atlantique, dont 80 % par l'industrie nucléaire britannique ! Pour les ingénieurs du nucléaire, le fond des océans est le site de stockage le plus sûr : l'eau absorbe la chaleur et dilue la radioactivité...

Objectif : rejets quasi nuls en 2020

Heureusement, Greenpeace veille. A partir de 1978, l'association gagne sa renommée en narguant chaque été avec ses petits bateaux les navires chargés de déverser en mer les déchets radioactifs de Grande-Bretagne, de Belgique, des Pays-Bas et de Suisse. Pour sa part, la France a renoncé à l'immersion en 1969 ; en grande partie sous la pression du commandant Cousteau. « Dans les années 80, l'industrie nucléaire a dépensé des millions de dollars pour rechercher des sites d'enfouissement en mer de ses déchets radioactifs », se souvient Rémi Parmentier, directeur politique chez Greenpeace International, l'un des pionniers de ce combat pour les océans.

En 1983, un moratoire est prononcé sur l'immersion de matières radioactives en mer. Il ne sera confirmé qu'en 1993 ! Cette année-là, la convention de Londres, placée sous le contrôle de l'Organisation maritime internationale, interdit définitivement l'immersion et l'incinération en mer des déchets industriels et des déchets radioactifs. En dépit de l'opposition de la Grande-Bretagne !

Pendant toutes ces années de lutte, « l'industrie pétrolière s'était faite particulièrement discrète, échappant à tout contrôle, souligne Rémi Parmentier. C'est pourquoi, lorsque nous avions appris que Shell, avec l'appui du gouvernement britannique, souhaitait couler l'une de ses plates-formes pétrolières, nous nous sommes mobilisés, sachant qu'il existe quelque 600 installations offshore en mer du Nord et que plus d'une centaine ne sont plus utilisées. »

Ce combat gagné, la lutte contre la pollution de l'Atlantique est loin d'être close. La convention Ospar parie sur des rejets proches de zéro à l'horizon 2020. Sachant que la pollution en mer est provoquée à 80 % par les activités terrestres, le travail à accomplir reste immense. Des groupes de travail ont été constitués dans le cadre de cette convention internationale. En juin, ils présenteront un état des lieux de la qualité des eaux dans l'Atlantique, qui devrait permettre de mieux lutter contre les substances dangereuses.


Malheureusement, dans bien des endroits du monde, les immersions en mer font encore recette. Il y a moins de deux ans, les Japonais ont brandi haut et fort les menaces de sanctions économiques quand ils ont surpris des navires russes en train de déverser, dans la mer du Japon, des fûts de déchets radioactifs

  ( article   écrit   par  ANNE  BAUER dans Les Echos)

 

                                                   
En 2008, où en sommes- nous avec les rejets intempestifs des déchets radioactifs dans les océans ?

On sait que Greenpeace veille ! Mais où croyez-vous que les Russes déversent leurs très importantes poubelles radioactives ? Dans les mers et océans, c'est tellement simple !

Quel est l'état de l'Adriatique  et de la Méditerranée ? ( nous reparlerons des sables noirs et pollués de Camargue ! )

Greenpeace ne peut pas suivre tous les navires de la terre !

Pendant ce temps, les déchets contaminés polluent les océans et toute la faune et la flore aquatiques et les humains, mangeurs des produits de la mer ! 

En France, sous la pression du Commandant COUSTEAU, on n'enfuit plus nos déchets dans les mers
mais on se met à les enfouir sous terre ! Ce n'est pas mieux ! C'est tout aussi dangereux pour les hommes, la faune et la flore terrestres !

Qui pourrait, comme le Commandant COUSTEAU, user de sa notoriété pour faire suspendre tous les travaux menant à l'enfouissement des déchets contaminés dans les conditions actuellement proposées ?

Qui pourrait influencer le Ministère chargé de la protection de l'Environnement ?

Qui pourrait demander ,avec force et détermination , un financement efficace des recherches permettant la décontamination de tous ces déchets avant enfouissement ?

Il n'y a peut-être qu'une seule réponse,Monsieur Sarkozy, le Président de la République !

 

 

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