Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Des éclairs géants embrasaient le ciel, les roulements du tonnerre s’intensifiaient jusqu’à l’explosion et la foudre fusillait un géant qui se fendait sous mes yeux dans une gerbe de feu. Animé par la volonté de retrouver mon ami, je n’éprouvais aucune peur et je m’enfonçais dans cet univers apocalyptique, inconscient du danger que je côtoyais à chaque instant. La forêt pleurait et gémissait dans un vacarme assourdissant, des branches se brisaient et se fracassaient dans les grands bras de leurs amis qui résistaient contre les démons sortis de l’enfer ! Malgré moi, je continuais à marcher dans ce qui s’était transformé en labyrinthe ! Je contournais les obstacles qui jonchaient le sol et j’évitais les projectiles qui tombaient du ciel, ma progression devenait titanesque ! J’étais animé par l’amitié qui me liait à Alex mais le temps passait et la nuit arrivait. Cependant, je ne pouvais pas reculer, la sagesse aurait voulu que j’appelle à l’aide mais je n’eus même pas l’idée de téléphoner, les décharges magnétiques qui explosaient comme des bombes faisaient monter en moi le désir inexplicable d’atteindre le sommet du volcan. Tout se mélangeait dans ma tête, mes yeux semblaient voir et confondre, le réel et l’imaginaire. Je me voyais comme entouré d’un halot lumineux qui m’attirait irrésistiblement. L’orage tournait en rond et revenait sans cesse au-dessus de ma tête. Ma conscience me répétait que je devais trouver un abri, que je courais à ma perte en continuant à affronter les intempéries qui avaient pris des proportions incroyables et inhumaines. Il me sembla même entendre Alex me crier : « Tu n’es qu’un fou imprudent ! Arrête, je suis là ! » Ahuri, je stoppai net, je regardai autour de moi et j’écoutai. Je ne vis rien que des amas d’arbres entremêlés et je n’entendis que les hurlements de la tempête et les grondements du ciel. Je m’assis sur un tronc, le visage dans les mains afin de me calmer. Je me dis : « Paul, tu perds la tête, ton esprit est dérangé, tu as des hallucinations et tu entends des voix, tu frises la folie, tu ne peux plus continuer ! » Je voulais rassembler mes esprits et réfléchir mais, cet environnement tourmenté me plongeait dans un monde parallèle qui m’envoûtait et me happait comme une ventouse, j’étais prisonnier de cette atmosphère électrique et mystérieuse. Je me répétais sans cesse : « Tu es là pour retrouver Alex ! » mais, en réalité, je crois que je l’avais oublié et que je voulais avant tout, assouvir ma soif d’aventure en commettant toutes les imprudences possibles, comme risquer de prendre la foudre ou terminer coincer ou tuer sous un arbre. Avec l’obscurité, le vent s’était légèrement apaisé mais le ciel n’avait pas retrouvé la paix. ( à suivre )