Enterrer ? Enfouir ? Ne serait-ce pas oublier ? Comment traiter les déchets radioactifs ? L'enfouissement des déchets radioactifs dans les conditions actuelles est-il acceptable ? A-t-on préparé le démantèlement des centrales nucléaires ? Les recherches scientifiques permettent-elles, actuellement, le traitement de tous ces déchets pour les rendre inoffensifs ? Sommes-nous assez informés des dangers de toutes ces poubelles nucléaires ?
Le tombeau des souvenirs ( suite )
Colmater les brèches ...
<<..Nous étions à peine sortis par un bout de la ville que les Allemands arrivaient par l'autre bout ! Ils avaient traversé le canal pour contourner la ville. La bagarre éclata entre nos 47 antichars, nos automitrailleuses qui étaient en arrière-garde et les Allemands ! Pendant ce temps, on emballa les mitrailleuses et on fila sur nos vélos, c’était puéril, mais j’étais content d’avoir récupéré un vélo ! En temps de paix, le règlement pour les cyclistes était le suivant :
Transporter 48 kilos en cinquante minutes et dix minutes de repos ! Mais ce jour-là, malgré nos ventres creux et une grande fatigue, la vitesse horaire n'avait pas été respectée, le record était pulvérisé ! Au bout d'une dizaine de kilomètres, à un carrefour, un officier supérieur réglait la circulation ! En nous voyant arriver, il commanda :
- Les Chasseurs Ardennais, par ici ! Les autres cyclistes, continuez !
Encore une fois, nous allions jouer aux boucliers pour permettre aux autres de se replier ! Alors que nous roulions vers notre future position, le commandant nous arrêta et nous rassembla rapidement pendant que des soldats belges à la débandade traversaient la route en rouspétant ! Je voulais savoir ce qu'ils avaient, je me suis approché d'eux en demandant :
- Hé les gars, de quel régiment êtes-vous ?
- Troisième régiment de Chasseurs Ardennais !
-Comment ! M'exclamais-je, des Chasseurs Ardennais qui se sauvent, c'est plutôt rare !
Ils me répondirent d'une seule voix :
- Oui, mais on en a marre ! On est bombardé par les Belges !
Une grande discussion s'engagea entre les officiers des Chasseurs et les officiers observateurs. Un capitaine s’avança vers nous et nous parla sans détour :
- C’est le bordel ! Il faut rétablir la situation !
Mais notre état physique n'était pas brillant, les officiers en étaient conscients. Seules, la volonté et notre jeunesse nous maintenaient et nous donnaient la force de continuer, pourtant, rien n'allait ! Sans cesse, il fallait changer de position ! Se déplacer le plus rapidement possible, en silence ! Aller à la rescousse ! On était toujours le renfort des autres ! Personne ne se plaignait mais, on sentait la fatigue s'accumuler ! On ne savait plus ce que c'était qu'un vrai repos ! Finalement, si on avait besoin de nous pour rétablir la situation, il fallait y aller ! ..>> ( à suivre )